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24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 15:36
Êtes vous Maître? -2-

Voici la deuxième partie du travail de notre R.F. et B.A.F. Jean Paul A.

Symboliquement :

La bibliographie sur le thème peut paraître abondante mais c’est en réalité une illusion d’optique car très peu d’ouvrages traitent du Maître au Rite Français. C’est peut-être tant mieux, pour deux raisons : d’abord parce qu’il est contraire au bon sens de limiter ses lectures à son seul Rite et cela d’autant plus que les fondamentaux de la réflexion maçonnique se trouvent dans tous les Rites, ensuite parce qu’il faut qu’un Maître Maçon trouve en lui-même sa vision du grade, qu’il construise en toute liberté sa pensée.

Ce point de vue nous conduit à examiner le sens et les significations du grade au travers de ses éléments caractéristiques tels qu’ils apparaissent dans le rituel lors de la réception d’un nouveau Maître. Ensuite seulement nous pourrons nous risquer à faire quelques réflexions sur la portée de la Maîtrise ; mais l’objectif fixé est bien d’ouvrir des pistes et de contribuer à la recherche de chacun.

Le premier élément qui interpelle est la marche à reculons que suit immédiatement l’exigence d’un examen de conscience. Le Compagnon est invité à se tourner vers son passé car l’oubli ne génère que l’ignorance et la méconnaissance de soi-même ; accepter de se regarder tel qu’on a été doit nécessairement précéder ce qu’on veut devenir. Le fait que le terme de cette marche soit un examen “public“ de conscience évite que le retour vers le passé soit un refus de s’engager vers l’avenir, un refus de rompre avec soi-même. Le Compagnon atteste qu’il n’a rien à se reprocher, que ses intentions sont pures et il s’engage sur son honneur et sa foi de Maçon : les termes esquissent le passage entre une action concrète, “matérielle“, la taille de la pierre brute, le travail sur le chantier, comme une approche intellectuelle et morale.

A ce moment là, et parce qu’il est en harmonie avec lui-même, le Compagnon est prêt à quitter l’horizontale qu’il a parcourue dans tous les sens possible et à aborder la verticale. Mais ce passage d’une dimension à l’autre n’est pas chose facile.

D’abord parce que la verticale a plusieurs sens, on peut aussi bien la descendre que la monter, sachant que l’objectif est d’aller vers le haut, vers le ciel.

Il est en premier lieu clairement montré au récipiendaire qu’il ne doit pas espérer, dans sa condition humaine présente, parvenir réellement au monde Divin. Il est entre l’équerre qui permet de vérifier la pierre (qui même cubique demeure matière) et le compas qui trace le cercle (symbole du ciel et au-delà du Divin). Le Maître restera entre l’équerre et le compas et sa grandeur réside sans doute dans ce rôle d’intermédiaire entre la matière et l‘esprit, dans un équilibre qui demeurera précaire sauf aide du Créateur.

Dans sa quête de la verticalité le Compagnon va devoir descendre avant de monter ! C’est la légende d’Hiram qui est bien évidemment le centre et le cœur du grade.

Le drame qui est ici mis en scène appartient au fond commun de l’humanité et se retrouve dans toutes les pensées religieuses ou simplement philosophiques. Plutarque dans son “De anima“ écrivait “Mourir c’est être initié“. Pour nous en tenir à la pensée judéo-chrétienne qui fonde principalement notre culture, rappelons que Paul dans plusieurs de ses épitres (aux Romains, aux Colossiens) rappelait que le baptême est une mort symbolique, suivie d’une résurrection spirituelle ; aujourd’hui encore, lors de la “profession“ (prononciation des vœux) dans certains Ordres religieux, le novice est étendu sur le sol, recouvert d’un drap mortuaire pendant qu’est récité l’office des morts, puis il est relevé et prononce ses vœux entre les mains de l’Abbé et reçoit alors un nouveau nom., il est mort et un être neuf est né.

La mort d’Hiram n’est donc pas le récit d’une mort physique mais bien une mort “mystique“, le corps assassiné n’a qu’un rôle de figuration pour signifier que la mort à la matérialité permet seule une vie véritable, libre et riche d’une potentialité infinie. Cette mort est aussi le rappel qu’on porte en soi les liens qui nous retiennent à notre matérialité et que nous pouvons, sinon choisir, du moins ne rien faire pour nous en débarrasser ; la mort devient alors définitive, non celle du corps, inéluctable et secondaire, mais bien celle qui est privation d’une renaissance spirituelle.

C’est bien cette mort à l’esprit que représentent les trois mauvais Compagnons et leur crime.

Nous connaissons les armes du crime. La règle, symbole de la Loi et de la Mesure est transformée ici en outil de folie et de déraison ! Le refus de respecter les règles est la preuve par excellence de l’orgueil et de la démesure. Hiram le crie à chacun de ses assassins : les secrets qu’on exige de lui “ce n’est pas ainsi que je les ai reçus ; efforce-toi de les mériter“. Le levier qui frappe le deuxième coup traduit bien avec quelle facilité vient la tentation de “passer en force“ plutôt que de faire effort sur soi-même ; c’est aussi la marque de notre propension à user de la force de l’autre pour s’en servir à notre profit, à exploiter l’autre plutôt que de pallier nos insuffisances et nos manques par notre travail. Lorsque le maillet donne le coup mortel, il synthétise l’action néfaste des outils précédents car il est l’instrument par lequel est maintenu l’ordre et il est ici utilisé pour provoquer le désordre irrémédiable qu’est la mort. Désordre sciemment recherché puisque les trois Compagnons ont, avec plus ou moins de réussite tenté de frapper le Maître à la tête qui symbolise l’esprit, la raison.

Mais tout fait sens dans ce récit : Hiram a l’habitude de vérifier l’état du chantier le soir après les travaux (le maître ne cesse jamais de travailler) lorsque l’obscurité domine, cette obscurité qui a d’ailleurs envahi l’esprit des trois mauvais Compagnons malgré la lumière reçue lors de l’initiation. Les portes sont aussi source de réflexion. D’abord parce qu’Hiram entre dans le Temple par une “porte secrète“, est-ce à dire que le Maître architecte dispose de connaissances qui ne sont pas partagées ou qui révèlent d’une dimension qui n’est pas accessible à tous ? Peut-il être présent dans le Temple sans que nous en ayons conscience et nous aider ou vérifier notre activité ? D’où vient et où mène cette porte secrète ? Quoiqu’il en soit les portes qui, elles, figurent bien sur le Tableau de Loge, sont également intéressantes : le périple d’Hiram débute à la porte d’occident par laquelle est un jour entré le candidat à l’initiation, puis se poursuit vers la porte du midi qui laisse passer la plus grande clarté, celle qui permet aux Compagnons et aux Maîtres d’acquérir de plus grandes connaissances et de saisir la réalité de l’univers pour se terminer enfin à la porte d’orient, celle qui mène à la source de la Lumière. A  l’instant de passer dans une autre dimension, il nous est ainsi rappelé le chemin qui est à parcourir et que les pires difficultés doivent être traversées pour que l’initiation virtuelle devienne réelle.

C’est un des sens de la marche étrange qui est imposée au récipiendaire, il fuit ses propres tares et risque à tout moment de tomber sous leur poids. Il avance, déséquilibré mais vérifié par l’équerre que dessine une de ses jambes, il est admis à poursuivre ; pourtant après un pas ultime, il sera terrassé : Ceci rappelle encore une fois que la seule bonne volonté ne peut le dispenser d’affronter l’épreuve finale de la mort.

à suivre

Êtes vous Maître? -2-

Le livre Trois Pas en Loge Bleue est disponible chez son auteur au prix de 20 € + frais de port.  Lire l'article de Yonnel G. sur le site national de la GLNF,

cliquer sur le lien http://www.regius-glnf.fr/article.php?id=1530

Pour tout renseignement ou commande, merci de contacter l'auteur à l'adresse ci-dessous

Êtes vous Maître? -2-
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RF BB Blog-notes des Meuniers de la Tiretaine - dans Rite Français
15 mai 2016 7 15 /05 /mai /2016 17:20

Lors d'une récente Tenue d'instruction au grade de Maître, le R.F. Jean-Paul A. nous a présenté un morceau d'architecture intitulé Êtes vous Maître ?.

Voici la première partie du travail de notre bien aimé Frère.

Êtes vous Maître ?  -1-

Êtes vous Maître ?

Éprouvez-moi, l’acacia m’est connu“.

Cet échange figure dès l’ouverture des travaux au troisième grade avant d’être repris dans l’instruction et marque clairement une évolution dans le statut de l’initié : l’Apprenti n’est pas interrogé sur son état puisqu’il est incapable de répondre (c’est le Surveillant qui s’affirme Maçon parce que reconnu par ses Frères) ; le Compagnon questionné donne pour justification de son état sa vision de l’Étoile Flamboyante, c’est-à-dire qu’il se pose en bénéficiaire d’une révélation, d’une connaissance reçue.

Le Maître, quant à lui, demande à être éprouvé : sa position résulte d’épreuves surmontées qui lui ont permis d’accéder à une dimension hors du temps puisqu’il connaît l’acacia, symbole de l’incorruptibilité, “connaître“ devant ici se lire “naître avec …“.

Grade ultime de la Maçonnerie symbolique, la maîtrise est d’une autre nature que celle des grades précédents (on dit parfois que la maîtrise est d’ailleurs le premier des Hauts Grades), ce qui explique peut-être son apparition tardive et relativement obscure.

C’est ce premier point qu’il faut essayer d’éclaircir avant d’examiner les significations de la maîtrise.

Historiquement et brièvement:

Dans le monde du travail, le terme de Maître est très ancien et n’a évidemment aucune signification par rapport à la Franc-Maçonnerie qui apparaît bien plus tard. Dans un métier, de quelque nature qu’il soit, le Maître est d’abord celui qui démontre une aptitude et un talent remarquables : on est Maître dans son art (et l’expression demeure en usage aujourd’hui). On est aussi “meilleur“ que d’autres… Ensuite ou parallèlement, selon les métiers ou les cultures, le Maître est celui qui dirige le travail, soit parce qu’il est le plus compétent, soit parce que d’une manière ou d’une autre il est titulaire d’une fonction, d’une charge ou d’une entreprise ; ici pour faire court le Maître est le patron ! Pour s’en tenir aux métiers du bâtiment qui nous concernent, le Compagnon  ou homme de métier (fellow craft ou craftman) pouvait devenir Maître par succession familiale, mariage ou achat d’une “affaire“ : la position de Maître n’était qu’une qualification  dans la cité, un statut civil qui ne comportait aucune connotation rituelle.

Le grade de Maître, d’un point de vue maçonnique, a été manifestement mis en place dans la première partie du XVIIIème siècle par des frères érudits. Ceux-ci ont structuré la maîtrise sur le modèle des deux premiers grades, en prenant au grade de Compagnon des éléments nécessaires à densifier le grade de Maître (le mot, les cinq points parfaits, la chambre du milieu, etc…) et surtout ils ont déterminé une légende fondatrice du grade sans laquelle la maîtrise serait restée une coquille vide : La légende d’Hiram.

En 1723, dans les constitutions d’Anderson, Hiram devient Hiram Abif où il est qualifié de “prince des architectes“ ; ce nom n ‘est pas dû à l’esprit créateur des rédacteurs du texte mais figure dans la Bible au deuxième Livre des Chroniques, alors que notre Hiram est lui mentionné dans le Livre des Rois où ce fils de Tyrien et d’une veuve de Nephtali est bronzier ; ce qui fait, vous en conviendrez “moins chic“ que prince des architectes. Peut-être est-ce pour cela que les Anciens Devoirs postérieurs à 1723 et jusqu’en 1739 préfèreront Hiram Abif à Hiram !

Encore fallait-il construire la légende du personnage. Les érudits se sont sans doute souvenus d’un très ancien récit selon lequel les trois fils de Noé (qu’on retrouve dans divers grades ou degrés de la Franc-Maçonnerie) tentent de découvrir le secret de la puissance de leur père mort en le relevant de sa tombe ! Malheureusement, même s’il reste “de la moelle dans les os“ (marrow in the bones) M&B, il faut se contenter d’un secret substitué. Le manuscrit Graham de 1726 reprenant cette trame ne mentionne pas de meurtre car Noé est mort de vieillesse mais déjà apparaît la mort, le secret à trouver, le relèvement et un mot !

Restait à transposer ce récit dans le cadre maçonnique, celui de la construction du Temple de Salomon, en remplaçant Noé par Hiram et les fils par les trois mauvais Compagnons.

On trouve dès 1727 un lien entre Hiram, la mort et le Temple, dans le manuscrit Wilkinson puisque la forme du carré long de la Loge est expliquée par sa ressemblance avec “la forme de la tombe de Maître Hiram“.

L’idée du secret à trouver et de sa “récupération / transmission“ dans les formes requises est implicite dans la légende de Noé et de ses fils ; le lien a été établi avec les cinq points parfaits qu’il a paru plus judicieux de rattacher à la maîtrise puisque c’est là où il est question d’un secret fondamental mais aussi de la mort de son détenteur et de la nécessité de le relever. Pour autant les cinq points sont présents en maçonnerie et au deuxième grade depuis le XVIIème siècle et sans doute viennent-ils des Maçons opératifs pour qui les signes de reconnaissance et la transmission du mot avaient une importance pratique véritable.

Concernant le Mot de Maître les textes multiplient les versions et plus encore les sens, et cela en particulier à partir, mais non exclusivement, de la “moelle“ restée dans les os ; avec une constance quasi générale : les lettres M et B.

Deux brèves remarques : il est parfaitement reconnu que les cinq points ont bien été empruntés au grade de Compagnon. Par ailleurs la traduction du Mot de Maître qui est donnée n’est pas arbitraire : la Bible dite de Barker publiée en 1580 mentionne que :  “Machbenah“, ou “Machbanes“ (père de Shewa) est traduit par “pauvreté“ mais aussi “son fils a été frappé“ et enfin “le bâtisseur a été frappé“.

La mise en ordre presque définitive va être l’effet d’une divulgation qui nous est bien connue : celle de Samuel Prichard, “la Maçonnerie disséquée“ (Mansonry dissected) de 1730. Ce texte est en effet le premier à présenter l’intégralité des éléments qui caractérisent le grade de Maître : les mots et signes propres au grade, la légende d’Hiram assassiné, les cinq points parfaits désormais à ce grade ; et ces éléments font l’objet d’une cérémonie spécifique de transmission.

La Franc-Maçonnerie va s’installer en France dans les années 1725-1730 et il est clair que son développement rapide à dater de cette période va devoir beaucoup à la divulgation de Samuel Prichard.

Cependant de nombreuses pratiques existaient et c’est pour unifier celles-ci que le Grand Orient de France va, non sans peine, sous la conduite de Rothier de Montaleau et après un très long travail, déterminer un rituel pour chaque grade symbolique (comme pour les autres) ; celui de Maître est finalement adopté le 12 Août 1785 et il est parfaitement conforme aux usages de la Maçonnerie Française en s’inspirant de la divulgation de Samuel Prichard. Ce rituel de 1785, publié en 1801, a pour fondement de se rattacher à la Maçonnerie d’origine, celle des Modernes, c’est le Rite Français, attaché à l’instruction par questions réponses comme c’était le cas dans la Maçonnerie originelle.

Enfin au Rite Français la Parole n’est pas perdue, les Maîtres qui forment la Chaîne d’Union autour de la représentation la prononcent mais il faut lui en substituer une nouvelle par crainte que la première ait été arrachée à Hiram et ne soit divulguée !

Parvenu à ce point de notre développement, nous savons quand et comment s’est installé le grade de Maître. Il est désormais temps d’en pénétrer le contenu.

à suivre

Êtes vous Maître ?  -1-

Le livre Trois Pas en Loge Bleue est disponible chez son auteur au prix de 20 € + frais de port.  Lire l'article de Yonnel G. sur le site national de la GLNF, cliquer sur le lien http://www.regius-glnf.fr/article.php?id=1530

Pour tout renseignement ou commande, merci de contacter l'auteur à l'adresse ci-dessous

Êtes vous Maître ?  -1-
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RF BB Blog-notes des Meuniers de la Tiretaine - dans Rite Français
11 mai 2016 3 11 /05 /mai /2016 11:24

Félicitations à Notre BAF Triple Tau qui a identifié le texte et son auteur cf l'articledu 8 mai. Voici ce qu'il nous dit :

« Malgré les libertés de la traduction (anti-recherche google certainement) je pense avoir identifié le texte et son auteur :
Le Quidam est Laurence Dermott, le texte est extrait de Ahiman Rezon, que LD a publié en 1751.
Les Spountz désignent les "Moderns", sachant que LD était secrétaire de la Grande Loge des Anciens et qu'à ce titre il menait une lutte sans merci contre les Moderns.
Dans ce texte LD se moque des pas d'apprenti, de compagnon et de Maître de ces "Moderns" qui ne respectent pas la tradition.

C'est assez bien vu n'est-il pas ? A great sense of humour ! »

La meilleure façon de marcher et Laurence Dermott

Laurence Dermott, né en Irlande en 1720, après avoir rejoint une loge des Moderns à Londres en 1748, intégra une Loge dissidente et participa à la fondation de la "Grande Loge de la très ancienne et honorable fraternité des maçons francs et acceptés", plus connue sous le nom de "Grande Loge des Anciens". Il rédigea un ouvrage de référence Ahiman Rezon qu'il publia pour la première fois en 1751. Cet ouvrage présentait les constitutions  de la Grande Loge des Anciens, agrémentées de pamphlets à l'encontre des Moderns que Dermott accusait de ne pas respecter les anciennes traditions maçonniques. C'est ainsi qu'il brocardait, non sans humour comme le fait remarquer notre Frère Triple Tau, les pas des trois grades du rite des Moderns. Rappelons, s'il en est besoin, que ce rite est le précurseur du rite français que nous pratiquons.

tvf bb

Le livre Trois Pas en Loge Bleue est disponible chez son auteur au prix de 20 € + frais de port.  Lire l'article de Yonnel G. sur le site national de la GLNF, cliquer sur le lien http://www.regius-glnf.fr/article.php?id=1530

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La meilleure façon de marcher et Laurence Dermott
Fac similé de la couverture de Ahiman Rezon, édition de 1764

Fac similé de la couverture de Ahiman Rezon, édition de 1764

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RF BB Blog-notes des Meuniers de la Tiretaine - dans Rite Français
8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 13:18

La citation ci-dessous est la traduction libre d'un texte rédigé par un quidam britannique au XVIII° siècle.

« [...], une façon de marcher, vraiment grotesque, fut adoptée par les "Spountz". Je pense que la première fut conçue par un homme souffrant d'une irritation du nerf sciatique (1), la deuxième par un matelot habitué aux fortes houles (2) et la troisième par un amateur de whisky – ou de brandy – qui ignorait le sens du mot modération mais aimait à danser sur un pied (3) .»

(1) du coté gauche     (2) du Solent, du coté de Cowes     (3) le droit d'abord, le gauche ensuite

Qui est le quidam auteur de ces lignes ?

Quel est le titre de l'ouvrage d'où est tiré ce texte ? Année de parution ?

Qui sont les Spountz ?

Quel est l'objet de ce texte ?

 

 

La meilleure façon de marcher

Le livre Trois Pas en Loge Bleue fait l'objet d'un article de Yonnel G. sur le site national de la GLNF, cliquer sur le lien http://www.regius-glnf.fr/article.php?id=1530

Il est disponible chez l'auteur – tvf bb – au prix de 20 € plus port. Envoyer un email à l'adresse ci-dessous :

La meilleure façon de marcher
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RF BB Blog-notes des Meuniers de la Tiretaine
15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 13:34

Voici une gravure de la fin du XVIIIème (cérémonie d'admission) qui nous confirme que les anciens tabliers avaient une forme arrondie, ainsi que la bavette.

Le rite pratiqué est bien le rite précurseur du rite français :

– position des trois grands chandeliers,

– colonne J coté Nord,

– lune coté Nord, soleil coté Sud,

– position du fil à plomb et du niveau,...

Tablier de Vénérable au R. F., pourquoi ces coins arrondis ?

Trois Pas en Loge Bleue fait l'objet d'un article de Yonnel G. sur le site national de la GLNF, cliquer sur le lien http://www.regius-glnf.fr/article.php?id=1530

Tablier de Vénérable au R. F., pourquoi ces coins arrondis ?

763ème article

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RF BB Blog-notes des Meuniers de la Tiretaine - dans Symbolique
6 avril 2016 3 06 /04 /avril /2016 14:02
Tablier de Vénérable au Rite Français, pourquoi ces coins arrondis ?

Onze réponses (trois commentaires, huit mails) suite au dernier article :

 

Six réponses :

La déambulation ne marque pas les angles du pavé mosaïque.

On arrondit les angles au Rite français.

Quatre réponses :

Les premiers tabliers avaient un bord inférieur tout rond, avaient la forme d'un demi cercle.

Deux réponses :

Le tablier a la forme de l'écu français ; la forme d'un blason.

Une réponse :

A l'origine, tous les tabliers avaient la même forme.

 

Autres propositions ?

 

Luis (voir son commentaire) évoque la bavette du tablier qui est arrondie.

Certes, mais il me semble que le tablier de Véné au Rite Standard d'Ecosse a également une bavette arrondie. A vérifier.

 

Tablier de Vénérable au Rite Français, pourquoi ces coins arrondis ?

Trois Pas en Loge Bleue fait l'objet d'un article de Yonnel G. sur le site national de la GLNF, cliquer sur le lien :

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Tablier de Vénérable au Rite Français, pourquoi ces coins arrondis ?

732ème article

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2 avril 2016 6 02 /04 /avril /2016 16:02
Tablier de Vénérable au Rite Français, pourquoi ces coins arrondis...

Hier soir, vendredi , Tenue d'initiation.

La Loge est bondée. Le PMdC gère les dernières places libres sur les Colonnes et à l'Orient. De nombreuses Loges, de rites différents (REAA, RER, Français, Standard d'Ecosse, Emulation...) sont représentées ainsi que la Grande Loge provinciale.

Je balaie la Loge du regard, observant les décors propres à chaque rite et en particulier les tabliers des Vénérables. Ces derniers sont différents selon les rites, mais ont trois points communs : les trois Taus, le ruban lisse qui les borde et des coins inférieurs droits.

Tous ? Non ! les tabliers des Vénérables du Rite Français sont bordés d'un ruban plissé et les coins inférieurs sont arrondis (cf illustration ci-dessous).

D'où ma question :

Pourquoi ce ruban plissé et ces coins arrondis ?  

Tablier de Vénérable au Rite Français, pourquoi ces coins arrondis...

Trois Pas en Loge Bleue fait l'objet d'un article de Yonnel G. sur le site national de la GLNF, cliquer sur le lien :

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Tablier de Vénérable au Rite Français, pourquoi ces coins arrondis...

731ème article

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24 mars 2016 4 24 /03 /mars /2016 15:05
Entrer en Loge, la terreur des Apprentis et de quelques autres (suite et fin)

II.– Entrer dans la Loge au cours des travaux, deux cas possibles

2ème cas – Retour en Loge après avoir participé à l'ouverture des travaux. Par exemple, retour d'un Maître sorti pour accompagner les Apprentis et assurer leur instruction pendant que la Loge travaille au grade de Compagnon.

Les travaux reprenant au premier grade, le PMdC vient chercher le Maître et les Apprentis à la demande du Vénérable.

Les Apprentis entrent en premier, le Maître en dernier.

1.– Entrée des Apprentis :

Dès le seuil franchi, les Apprentis se mettent à l'ordre, les pieds formant une équerre simple, talons joints. Ils font ensuite les trois pas, les deux premiers pas se terminent par la double équerre. Au troisième et dernier pas les pieds forment une équerre simple, talons joints. Face à l'Orient, ils saluent le Vénérable en faisant le signe puis, restant à l'ordre, ils se mettent en ligne derrière le PMdC qui les attend du coté Nord.

2.– Entrée du Maître accompagnateur/formateur. Il fait son entrée en dernier, effectue exactement les mêmes pas, salue le Vénérable et reste à l'ordre, sans bouger. Il ne prend pas spontanément la parole, celle-ci ne lui ayant pas été donnée. Il attend que le Vénérable l'interroge sur le travail effectué avec les Apprentis pour répondre et rejoindra le PMdC quand le Vénérable donnera l'ordre à ce dernier de reconduire les Apprentis sur la colonne du Nord et le Maître à sa place.

Entrer en Loge, la terreur des Apprentis et de quelques autres (suite et fin)

Recension de Trois Pas en Loge Bleue sur le site national de la GLNF, cliquer sur le lien :

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Entrer en Loge, la terreur des Apprentis et de quelques autres (suite et fin)
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