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8 mai 2015 5 08 /05 /mai /2015 10:10
Le Vénérable reçoit de midi à minuit

Recevoir des visiteurs est, pour les Frères d'une Loge, un immense plaisir et un grand honneur. Le Maître de la Loge ne peut être qu'heureux d'accueillir des Frères étrangers de qualité, qui vont illuminer par leur présence l'Orient et les colonnes. Mais toujours soucieux de la parfaite harmonie des travaux, il doit veiller à ce que les Visiteurs se sentent parfaitement à l'aise et surtout ne soient jamais mis dans l'embarras.

Pour lui faciliter la tache et lui éviter tout stress, nous nous permettons de vous susurrez quelques conseils fort simples qui ne font que reprendre des règles élémentaires (nous ne doutons pas un instant de votre parfaite connaissance des usages, mais il peut être bon de les rappeler) dont le respect vous évitera d'ajouter des nœuds dans la houppe dentelée et d'être le cafouilleux de service avec tous les désagréments que cela peut entrainer.

Le voussoiement étant de rigueur en Loge, nous vous dirons donc "vous" dans les propos qui suivent.

Mini guide du visiteur chez les Meuniers de la Tiretaine.

— Donnez au Maître des cérémonies, avant l'entrée en Loge, votre nom, votre qualité, votre grade, le nom de votre Loge. Le MdC en a besoin pour la suite et le Secrétaire vous remerciera de lui faciliter la rédaction de sa planche.

— Rappelez-vous, à chaque instant, que nul ne peut prendre la parole en Loge sans l'avoir demandée et que seul le Maître de la Loge a le pouvoir de vous la donner.

— Mettez vous, sans barguigner, à la place que vous indique le Maître des Cérémonies. C'est sa mission, vous le mettriez dans un grand embarras en ne respectant pas sa consigne.

— Si le Vénérable demande au Maitre des cérémonies de vous conduire à l'Orient. Respectez sa demande, sans manifester, vous le désobligeriez gravement en refusant. De toutes façons vous ne pouvez rien dire puisque la parole ne vous a pas été donnée !.

— Si vous êtes un Vénérable en exercice, n'oubliez pas d'enlever l'équerre de votre sautoir et de la mettre dans la poche de votre tablier. (Problème de symbolique, nous en reparlons quand vous voudrez).

— Si vous portez les attributs d'un dignitaire de l'Ordre votre place est à l'Orient, coté Nord, sous la Lune et nulle part ailleurs.

— Au moment des Honneurs maçonniques, le maître des cérémonies va annoncer à haute et intelligible voix les visiteurs. A l'énoncé de votre nom, levez-vous, mettez-vous à l'ordre et rasseyez-vous en faisant le signe (celui de votre rite). Ne dites-rien. Le Vénérable ne vous a pas donné la parole.

— Si les Honneurs maçonniques se déroulent différemment (c'est dommage!), suivez les consignes données par le Vénérable.

— Si vous constatez une anomalie, une erreur, une bourde pendant la Tenue, n'en dites rien, ne faites aucune remarque, même à voix basse (attention certains jeunes Vénérables ont l'ouïe fine !). Mettez votre remarque dans la poche de votre tablier et n'y pensez-plus.

— Au tout début de la fermeture des travaux, le Maître de la Loge demande si "les Frères n'ont rien à proposer..", c'est le moment de solliciter l'autorisation de prendre la parole. Levez la main en regardant le Surveillant de votre colonne, c'est lui qui la demandera au Vénérable. Lorsque celui-ci vous la donnera, levez-vous, mettez-vous à l'ordre (de votre rite) et commencez votre intervention par "Très Vénérable". Présentez les salutations (chaleureuses, fraternelles...) de votre Loge et de son Vénérable maître. Si vous le désirez, vous pouvez faire quelques commentaires (agréables de préférence) sur les travaux auxquels vous venez de participer et inviter le Vénérable à visiter votre Atelier.

A suivre...

 

Le Vénérable reçoit de midi à minuit

Pour tout courrier, merci de l'adresser à l'auteur du blog à l'adresse suivante :

 

Le Vénérable reçoit de midi à minuit
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RF BB T.V.F.B.B. - dans Rite Français
1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 17:16
Compas

Rumi Djalāl ad-Dīn Muḥammad Rūmi — 1207-1273 — mystique persan, maître soufi, fondateur d'une confrérie de derviches tourneurs.

Elif Shafak est une écrivaine turque, née en 1971, professeure à l'Université d'Arizona (Département des études du Proche-Orient), auteure de "La Bâtarde d'Istanbul", "Bonbon Palace", "Lait noir", "Crime d'honneur",...

Compas
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RF BB T.V.F.B.B. - dans Symbolique
20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 11:32
Rituel - IV ... aujourd'hui   (fin)

Le livret,

édition de décembre 2013

Cette dernière édition, seule autorisée dans notre obédience se réfère au Régulateur de 1801 mais a été reprécisée par la Loge d'instruction Philibert de l'Orme, d'après les textes historiques.

Comme pour toute pièce de théâtre ce livret comprend le texte des dialogues, accompagné de nombreux commentaires en italiques qui correspondent aux didascalies, ces notes que les auteurs de pièce de théâtre ajoutent à leur texte pour donner des indications de décor et de mise en scène. (Feydeau)

Le livret comporte en outre des annexes sur les déplacements en Loge, la prise de parole, l'entrée en Loge,  la liste du matériel nécessaire pour l'ouverture et la fermeture des travaux. La préparation de la Loge fait l'objet d'un chapitre particulier abondamment illustré ainsi que les préliminaires à la réception et une description détaillée de la chambre des réflexions.

Le régulateur de 1801 comporte les mêmes dispositions, la décoration de la Loge faisant l'objet d'un fascicule séparé intitulé "Cahier de l'Architecte-préparateur".

 

La comparaison de notre dernier rituel et du Régulateur de 1801est intéressante, je me limiterai à quelques remarques :

—  Les éléments fondamentaux de notre rite, les invariants, sont strictement respectés, c'est l'essentiel et justifie la référence au Régulateur.

— les écarts portent sur la mise en œuvre, la forme, jamais le fond. Il faut garder à l'esprit que deux siècles séparent la rédaction des deux textes,

— dans la version 2013, il existe quelques incohérences qui ne sont pas dramatiques (exemple : entrée en Loge). Elles sont seulement regrettables et mettent à mal l'harmonie des travaux, mais aucun risque de recevoir la voute étoilée sur le coin de la figure.

— par contre, il existe une différence notable sur l'importance donnée à la procédure d'admission.

Nos Frères, au XVIIIème étaient apparemment très soucieux de ne pas recruter n'importe qui.

Voici ce que dit le Régulateur de 1801 dans son Avant-propos :

 

L'Ordre des Francs-Maçons est une association d'hommes sages et vertueux, dont l'objet est de vivre dans une parfaite égalité, d'être intimement unis par les liens de l'estime, de la confiance et de l'amitié, sous la dénomination de Frères, et de s'exciter les uns et les autres à la pratique des vertus.

[...] Il est de la sagesse et de l'intérêt de toutes les Loges de n'admettre à la participation de nos mystères, que des sujets dignes de partager tous ces avantages, capables d'atteindre le but proposé, et dont elle n'aient point à rougir aux yeux des Maçons de tout l'Univers.

[...] la Loge se rendant, par l'admission du sujet, moralement garante, envers tous les Maçons, des qualités que cette admission doit faire présumer en lui.

 

Le premier chapitre qui fait suite à l'avant-propos, intitulé "Section première -Des Préalables", décrit de façon précise, minutieuse, sur huit pages !, selon une logique rigoureuse, la procédure de recrutement et d'admission d'un profane.

 

A la lecture de ce texte, nous comprenons mieux, la vocation et l'usage du sac aux propositions, le rôle actif des membres de la Loge, la gestion et l'usage des enquêtes, le rôle de l'Orateur, etc.

 

Il serait peut-être intéressant, c'est une simple suggestion, que ce sujet fasse l'objet un jour d'une étude par la Loge et ce sans contrevenir bien sûr à notre rituel qui de toutes façons est bien peu disert sur le sujet.

 

****

 

Né au début du XVIIIème siècle des pratiques de la première Grande Loge maçonnique qui a été créée en Angleterre, le rite que nous pratiquons est arrivé jusqu'à nous sans subir les influences d'autres rites apparus par la suite, préservant ainsi les éléments symboliques fondamentaux.

 

Ce qui a fait dire, à juste titre, au F:. Edmond Mazet :

Il est [le rite français] pour ainsi dire la Maçonnerie à l'état chimiquement pur.

 

Ce rite que nous pratiquons sous la dénomination de Rite Français après avoir porté le nom de Rite Moderne, est le rite maçonnique le plus ancien.

En le pratiquant, nous portons la grande responsabilité de préserver ce patrimoine symbolique qui nous a été transmis  en veillant à ne jamais l'altérer.

Rituel - IV ... aujourd'hui   (fin)
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RF BB T.V.F.B.B. - dans Rite Français
14 mars 2015 6 14 /03 /mars /2015 14:15

Très chaleureuses et fraternelles félicitations

à Richard B:. et Noël S:. pour leur perspicacité.

Un frère célèbre - fin de l'énigme

Bibliographie :

Hugo Pratt, Corto Maltese Fable de Venise, Casterman

Hugo Pratt, Le désir d'être inutile, Robert Laffont, 1991

TVF BB, La septième porte, morceau d'architecture présenté en 2005,  R:. L:. Trusatiles

Un frère célèbre - fin de l'énigme
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RF BB T.V.F.B.B. - dans Enigme
12 mars 2015 4 12 /03 /mars /2015 11:44

Après avoir étudié l'origine de notre Rituel, voyons ce que nous dit ce dernier à propos du déroulement de nos Assemblées.

Rituel - III... une pièce de théâtre ?

La Tenue est une cérémonie ordonnancée avec une extrême précision comme une pièce de théâtre, une tragédie antique, je dirais même une tragédie grecque, avec un texte, des acteurs, des costumes, un décor, une mise en scène, une scénographie.

 

La pièce que nous allons jouer ce soir

La Tenue va se dérouler en trois actes.

Avant le lever de rideau, la Loge est dans la pénombre.

Sur l'autel du Vénérable brille une veilleuse rouge  (élément fondamental du rite).

 

Acte ICréation de la Loge, sa sacralisation :

— premier tableau : fondation de la Loge par le premier coup de maillet accompagné de la formule "En Loge", illumination de celle-ci à partir de la veilleuse (moment symbolique fort) ; l'espace sacré est délimité par la déambulation du M. de C. ; le tableau de Loge est dévoilé ; le Volume de la Sainte Loi ouvert.

— deuxième tableau : les ténèbres sont maintenus hors de la Loge arme au poing (Loge couverte), vérification de l'absence de profane, d'intrus dans la Loge.

— troisième tableau : le temps devient sacré (à quelle heure..., quelle heure... ?), les travaux sont ouverts à la gloire du GADLU.

On y applaudit ! l'acte I s'achève par des acclamations (batterie, vivat...).

La Loge est devenue un espace sacré.

 

Acte II

1) admission d'un profane, moment majeur dans la vie maçonnique, cérémonie de passage des ténèbres à un espace sacré où règne la lumière :

— premier tableau : préparation du profane hors Loge, préparation de la Loge, ultime consentement de la Loge,

— deuxième tableau : introduction brutale du profane aveugle dans la Loge, passage sous le bandeau (1er temps), révélation du nom du parrain.

— troisième tableau : les trois voyages, purification par l'eau (2ème voyage), par le feu (3ème voyage).

— quatrième  tableau : passage sous le bandeau (2ème temps), question éthique (où est le bien ?), épreuve du sang, épreuve du calice d'amertume.

— cinquième tableau : obligation, sur le Volume de la Loi sacrée, devant le GADLU. Garder les secrets. Aimer ses frères

— sixième tableau : la fin des épreuves, la Lumière enfin accordée au Néophyte.

— septième tableau : remise du tablier (l'homme est condamné au travail), des gants blancs (honnêteté, pureté des actions), révélation des premiers secrets, le mot du maçon, les signes et attouchements, l'utilisation des premiers outils.

— huitième tableau, la Loge applaudit le nouvel Apprenti (acclamation), réponse de celui-ci, adresse de l'Orateur au nouvel Apprenti.

— neuvième tableau, instruction du grade, explication, par le deuxième Surveillant du Tableau de Loge.

 

Le nouvel Apprenti est alors placé au premier rang en tête de la colonne du Nord, place la plus proche de la pierre brute du pavé mosaïque.

Mais la cérémonie d'initiation n'est pas terminée, elle ne le sera qu'après l'intégration du nouvel Apprenti au sein de la Loge au troisième acte.

2) En l'absence d'une cérémonie de passage, lecture de l'instruction au grade d'apprenti et/ou présentation de travaux à la gloire du GADLU.

 

Acte III

Fin de la phase d'initiation par l'intégration du nouvel Apprenti, fermeture des travaux.

— premier tableau : point culminant de la Tenue avec la chaine d'union à mains nues, manifestation tangible de l'amour fraternel qui nous unit (phase spirituelle). Le nouvel Apprenti est  intégré dans la chaîne.

— deuxième tableau : circulation du tronc de bienfaisance, amour fraternel sous la forme d'espèces sonnantes et trébuchantes (phase matérielle).

— troisième tableau, arrêt du temps sacré, de ce fait l'espace de la Loge perd immédiatement son caractère sacré, déclaration de la fermeture des travaux.

On y applaudit par trois fois, extinction des feux, le tableau de Loge est caché aux regards de tous.

— sortie en cortège vers la Salle humide.

 

Rideau

La Loge est à nouveau dans la pénombre.

La veilleuse brille toujours.

 

à suivre...

Rituel - III... une pièce de théâtre ?

Enigme : Un Frère célèbre... difficile à identifier (une seule bonne réponse à ce jour)..

Voici quelques indices supplémentaires :

— où l'on découvre que la mer est... salée,

— mes œuvres sont exposées dans plusieurs très grands musées (Paris, Rome, Venise,...),

— Woody Allen, Paolo Conte, Tim Burton, Umberto Eco étaient de mes amis,

— J'ai vécu, entre autres, en Argentine; à Londres, en Suisse,...

— de l'Inutilité !

Rituel - III... une pièce de théâtre ?

685ème article

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RF BB T.V.F.B.B. - dans Rite Français
8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 08:51

Dans l'article du 15 février, intitulé : « Rituel, en Franc-maçonnerie de quoi parlons-nous ? » nous avions essayé d'apporter quelques éclairages sur le sens du mot "rituel". Cet article est la première partie d'un travail présenté en Loge, sous le titre « Le Rituel ».

Voici la deuxième partie « D'où vient notre rituel ? », nous allons tenté de percé le mystère de son origine.

Rituel II -  Origine

D'où vient notre rituel ?                                                     

Sur la page de titre du rituel que nous utilisons, nous pouvons lire :

Rite français,

selon le Rituel de 1785 imprimé en 1801 sous le titre de

Régulateur du Maçon.

Cette formule est claire, sans ambigüité  sur notre filiation maçonnique. Mais elle mérite quand même quelques explications, qui nous permettront d'en savoir un peu plus sur l'origine de notre Rite.

 

Plongeant ses racines dans les sociétés de métiers, les guildes, les corporations, à la base de la Franc-maçonnerie opérative, la Franc-maçonnerie spéculative est née dans les Iles britanniques à la fin du XVIIème siècle.

Elle est apparue en Europe et en particulier en France, entre 1720 et 1725. Sous l'influence de britanniques, marins, commerçants, notables émigrés pour des raisons politiques ou religieuses, des Loges sont créées sur notre territoire.

Ces Loges travaillent  selon le rituel  en usage dans les Loges anglaises, c'est celui de la Grande Loge de Londres et de Westminster, première grande Loge créée  le 21 juin 1717, jour de la Saint Jean-Baptiste,  dans la Taverne l'Oie et le Gril, de l'union de quatre Loges.

Il faut se  rappeler qu'à cette époque le rituel est non écrit. Nous sommes sur la transmission strictement orale d'une tradition. Les Francs-maçons utilisent une technique particulière très ancienne, que l'on appelle l'art de mémoire (ars memoriae) qui s'appuie sur un ensemble de dessins, le Tableau de Loge.

Il faut attendre 1730 et les révélations de Samuel Prichard avec la publication de "La Maçonnerie disséquée" à Londres, pour disposer d'un rituel écrit complet. Cette divulgation sauvage fit scandale à l'époque, mais nous permet de découvrir des éléments fondamentaux du rite pratiqué :

— le mot du maçon,  J...

— disposition des colonnes (J coté nord)

— position du plateau du deuxième surveillant, au nord devant J,

— les trois grandes lumières (le soleil, la lune, le maître de la Loge),

— position des trois grands chandeliers (le soleil au Sud-Ouest, la lune au Nord-Est, le maître de la Loge au Sud-Est).

 

Au fil des années sur le continent, le rituel va subir diverses influences (philosophiques, religieuses, politiques, mythiques...) de la société française. Ces influences ne vont pas modifier les fondamentaux du rituel qui vont rester strictement conformes aux sources anglaises, mais vont agir sur la façon de mettre en œuvre les cérémonies, avec l'apparition d'un vocabulaire propre ne correspondant pas toujours aux mots anglais d'origine :

port de l'épée, création de l'office d'Orateur, déroulement des agapes...

 

Selon P. Mollier, le Rite Français est issu d'une alchimie subtile qui va unir les usages d'une maçonnerie opérative britannique et des éléments du patrimoine des anciennes sociabilités françaises.

D'autres divulgations nous permettent de suivre l'évolution du Rite au cours du XVIIIème siècle.

Quelques exemples :

— 1737, le rapport circonstancié du Lt général de police de Paris, René Hérault sur l'intégralité d'une initiation,

— 1744, Le secret des Francs maçons de l'Abbé Pérau,

— 1751, Le catéchisme des Francs-maçons de Louis Travenol (Léonard Gaba-non) illustré de gravures représentant l'initiation, l'élévation au grade de Maître et donnant de précieux renseignements sur tableau de Loge.

Toutes publications qui connaissent un grand succès auprès du public.

 

Dans le même temps la Franc-maçonnerie française s'organise

Elle se dote d'un Grand Maître en 1728, avec l'idée de s'affranchir de la tutelle britannique.

En 1735,  création de la première Grande Loge de France.

Un prince du sang, Louis de Bourbon-Condé, Comte de Clermont, en sera le Grand Maître de 1743 à 1771.

A la mort de ce dernier, la Grande Loge de France est réorganisée et devient le Grand Orient de France.

Le Grand Orient de France fait le constat de disparités dans les pratiques maçonniques et se préoccupe de la question des rituels. Il crée en 1773 une commission chargée de rédiger un rituel qui assure l'uniformité dans les travaux des ateliers symboliques.

Il faudra douze ans de travaux, de réflexions, de réunions, de rédactions, de palabres, de scrutins, pour aboutir enfin à une synthèse en 1785 (Apprenti le 15 juillet, Compagnon le 29 juillet, Maître le 12 août).

La période révolutionnaire va retarder l'impression pour une diffusion à l'ensemble des Loges.

Ce n'est qu'en 1801 que cette synthèse sera imprimée et réellement diffusée sous l'intitulé :

"Le Régulateur du Maçon".

 

Les Francs-maçons français disposent dès lors d'un rituel de référence dont les principaux auteurs (Millon, Graffin, Salivet et surtout Roettiers de Montaleau) ont veillé à ce qu'il soit fidèle au rituel de la Première Grande Loge de 1717.

Remarquons que le rite en question ne porte pas de nom.

 

A noter, la publication en 1788 d'un ouvrage de grande qualité, intitulé :

"Recueil des trois premiers grades de la Maçonnerie, Apprenti, Compagnon, Maître " par un ex Vénérable.

Ce recueil vraisemblablement réalisé au sein d'une seule Loge, reprend la synthèse de 1785 en l'enrichissant. Il a été peu diffusé et n'a pas eu d'impact sur les publications ultérieures.

Le Rituel que nous utilisons dans notre loge, descend en droite ligne du texte élaboré en 1785 et publié en 1901.

à suivre...

 

La bibliographie sera présentée à la fin de la dernière partie

Rituel II -  Origine

Énigme "Un Frère célèbre" :

Quelques nouveaux indices pour découvrir l'identité de notre F:. :

— Henri de Monfreid,

— Angoulême,

— mes aquarelles sont très recherchées. Une d'elle s'est vendue, aux enchères, plus de 100.000 euros.

Réponse par mail

Rituel II -  Origine
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RF BB T.V.F.B.B. - dans Rite Français
5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 15:50

Un de nos F:. a identifié le F:. inconnu. Bravo R:. B:.

______________________________________________________________________________

Pour vous aider voici quelques indices supplémentaires :

— la Sérénissime,

— un Lightning P 38,

— Morgane, Louise, Soledad et les autres,

— et...

 

Un frère célèbre [suite]

Réponse par mail à l'adresse habituelle

tvfbb[at]trusatiles[point]org

________________________________________________________________________________

 

Infos... Infos... infos... Infos... Infos... infos... Infos... Infos... infos...

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Un frère célèbre [suite]
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RF BB T.V.F.B.B. - dans Enigme
28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 19:16
Un Frère célèbre.

Je suis né dans une grande station balnéaire, créée il ya fort longtemps par les romains. L'année de ma naissance fut marquée par la sortie, outre atlantique, d'une automobile capable de dépasser, de fort peu, cent kilomètres à l'heure (4 cylindres en lignes, trois litres de cylindrée).

Je suis un artiste et reçus à ce titre plusieurs prix dont un me fut remis par un ministre de la culture ancien directeur de théâtre (entre autres).

Certains disent de mon œuvre qu'elle est fondée sur des mythes, d'autres qu'elle est profondément inspirée par ma vie aventureuse. Certes, j'ai beaucoup voyagé, mes voyages m'ont marqué mais je crois avoir su prendre la distance nécessaire pour garder un regard détaché (celui d'un romantique désabusé ?) voire ironique sur la vie et le monde. Alliance de mon caractère méditerranéen et d'une culture anglo-saxonne.

J'avais 49 ans quand je fus initié. J'ai trouvé dans la Franc-maçonnerie certaines réponses à ma quête.

Qui suis-je ?

                       On dirait la voix de...

                               – De Ben Gunn, mille tonnerres ! rugit Silver.

Un Frère célèbre.
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RF BB T.V.F.B.B. - dans Enigme

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