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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 08:12

Notre F. Régis pose la question de l'adaptation du rituel au remplacement des bougies par des LEDs. En effet les services de sécurité sont vigilants et peuvent exiger la suppression de toute flamme dans une Loge pour éliminer un risque possible d'incendie.

Voici  la question de notre F. Régis. La réponse sera publiée avant la fin de la semaine.

Du boutefeu à la LED, quel(s) effet(s) sur le rituel ?

Une remarque à propos du texte sur le boute-feu *, que je viens de relire :
Nous utilisions auparavant pour nos tenues des bougies, et donc un boute-feu et un éteignoir.
Mais à la suite de deux visites de contrôle de sécurité de notre temple (par l'agence Securitas et par les pompiers) voici plusieurs années, l'utilisation de bougies à flamme nous a formellement été interdite, en conséquence de quoi nous utilisons depuis des bougies électriques à LED.
Cela ampute certes nos tenues de la symbolique de l'allumage et de l'extinction des bougies à flamme, que nous avons dû substituer par une nouvelle symbolique.
Sur le plan purement "technique", l'usage du boute-feu et de l'éteignoir a donc disparu.
Une question se pose à nous dès lors, dont nous n'avons pas la réponse:
La bougie rouge, à laquelle le boutefeu s'allumait pour transmettre sa flamme aux autres bougies de la loge, étant désormais une bougie rouge à LED, le VM doit-il s'en saisir pour allumer les trois bougies LED de son chandelier, et doit-il la transmettre au PMdC pour que celui-ci aille allumer les autres bougies de la loge ?
D'autres estiment que la bougie rouge LED doit servir pour allumer une autre bougie (blanche) LEd qui fera office de boute-feu, la bougie rouge ne quittant pas le plateau du Vénérable.
Merci de vos "lumières" !

Régis

* voir article du 18 juin "De l'art d'utiliser un boutfeu"

... à suivre

 

Du boutefeu à la LED, quel(s) effet(s) sur le rituel ?

"Trois Pas en Loge bleue"

Les fondamentaux et les usages au Rite Français.

Le livre est disponible chez son auteur au prix de 20 € + frais de port. Pour le commander merci d'envoyer un mail à l'adresse ci-dessous :

Êtes vous Maître? -3-

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RF BB Blog-notes des Meuniers de la Tiretaine - dans Rite Français
7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 07:16
Maîtres des Cérémonies et fermeture des travaux

Séminaire de formation des Officiers du 30 août dernier

 

Extinction des Lumières

Dès que le Vénérable ferme le Volume de la Loi Sacrée, sans attendre, le Premier Maître des Cérémonies quitte sa place, contourne le pavé mosaïque par l’Occident et le Nord (déambulation dans le sens rituel), pour venir se placer devant l’autel du Vénérable face à l’Orient et attend, la canne parallèle au corps (les travaux sont fermés) que le Vénérable lui donne l’éteignoir.

Muni de celui-ci, le PMdC déambule autour du pavé mosaïque (dans le bon sens) et procède à l’extinction des trois grands chandeliers : 

— celui du Sud-Ouest, le Soleil,

— celui du Nord-Est, la Lune,

— celui du Sud-Est, le Maître de la Loge.

Il poursuit sa déambulation autour du pavé mosaïque. Au moment où il passe devant le plateau du  Premier Surveillant celui-ci éteint sa chandelle. A ce moment là, le premier Expert se place  derrière le PMdC et le suit. Lorsque le PMdC passe devant le plateau du Deuxième Surveillant, celui-ci éteint sa chandelle. PMdC et Premier Expert s’arrêtent coté Nord du pavé mosaïque afin que l’Expert recouvre le Tableau de Loge. Le PMdC reconduit ensuite le Premier Expert à sa place, revient vers l’Orient,  redonne  au Vénérable l’éteignoir et attend que le Vénérable soit prêt pour le cortège de sortie.

Pendant l’extinction des lumières le Maître de la Colonne d’Harmonie met progressivement la Loge dans la pénombre.

 

Sortie en Cortège

Le Maître de la Colonne d’Harmonie fait entendre une musique adaptée.

Les deux Experts quittent leur place l’épée à la main, pointe en haut et ouvrent, dans un même mouvement, les deux battants de la porte.

Le PMdC, mène le cortège, suivi par le Vénérable, le PMI, les FF. siégeant à l’Orient coté Lune, les FF. siégeant à l’Orient coté Soleil. Le DMdC  ferme le cortège.

Arrivé au niveau des deux Surveillants, le PMI s’arrête afin que le Premier Surveillant puis le Deuxième Surveillant se placent derrière le Vénérable.

Maîtres des Cérémonies et fermeture des travaux

"Trois Pas en Loge bleue"

Lire l'article de Yonnel G. en cliquant sur le lien http://www.regius-glnf.fr/article.php?id=1530

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RF BB Blog-notes des Meuniers de la Tiretaine - dans Rite Français
1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 10:24
Reprise des travaux de blog, à propos de quelques usages...

Pour bien démarrer la nouvelle année maçonnique, nous avons rappeler en introduction du Séminaire "Officiers" du 30 août, quelques usages.

*

*     *

Places

Les places sont symboliques et non hiérarchiques. La loge est une représentation de l’Univers et de ce fait un espace orienté, ordonné et cohérent (microcosme). Le non respect de la bonne position des Frères dans cet espace rend ce dernier incohérent et désordonné. D’où l'impérieuse nécessité d’être à la bonne place.
Un des rôles des MdC est d’indiquer à chacun sa place (Trois pas en Loge bleue, plan de la p. 84) et de vérifier avant l'entrée du Vénérable que tout est en ordre.

Déambulation

    A partir du moment où, après le premier coup de maillet, le Vénérable a fondé la Loge en disant : « En Loge, mes Frères »
    — nul ne peut plus se déplacer en Loge sans être précédé, conduit, par le PMdC ou le DMdC,
    — tout déplacement se fait à l’ordre,
   — obligatoirement dans le sens dextrogyre, l’épaule droite est toujours du coté du pavé mosaïque,
    — tout déplacement en sens inverse est interdit, même d’un seul pas,
    — la marche est continue, sans temps d’arrêt au moment du changement de direction, c’est-à-dire sans marquer les angles.

Ordre

    — Nul  ne se met à l’orde en Loge tant que le Vénérable ne l’a pas ordonné au cours de l’ouverture des travaux (RA p. 23).
    Aller et retour des Surveillants le long de leurs colonnes :
    — Au premier grade : tous les FF. se mettent à l’ordre et restent à l’ordre à l’aller et au retour des Surveillants, ils ne doivent pas faire le signe.
    — Au deuxième grade : les FF. ne se mettent pas à l’ordre mais exécutent le signe au passage du Surveillant (à l’aller) et ne restent pas à l’ordre,
    — Au troisième grade : les FF. ne se mettent pas à l’ordre mais exécutent le signe au passage du Surveillant (à l’aller) et ne restent pas à l’ordre,

A suivre...

Solution de l'énigme du 19 août dans le prochain article

 

"Trois Pas en Loge bleue"

Lire l'article de Yonnel G. en cliquant sur le lien http://www.regius-glnf.fr/article.php?id=1530

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6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 08:04
Des Surveillants et de leurs maillets

Dans le courrier des lecteurs une question est devenue récurrente  depuis peu :

« Pourquoi les Surveillants parcourent-ils les colonnes au début des travaux en tenant leur maillet sur la poitrine alors qu'ils devraient être à l'ordre comme l'a commandé le Vénérable ? »

Reprenons le rituel (p. 23)

Le Vénérable : — Debout et à l'ordre mes Frères.

Tous les FF. se lèvent et se mettent à l'ordre.

Il s'agit de l'ultime contrôle pour vérifier si la Loge est bien couverte intérieurement c'est-à-dire que nul profane (ou athée stupide, voire libertin irréligieux ! ) ne se cache parmi les Frères. Les Surveillants vont  ainsi vérifier, en remontant les colonnes dont ils ont la charge, la mise à l'ordre de chaque F.

Pour que cette étape ait un sens (principe de cohérence) il ne faut pas que les Surveillants, ni le Vénérable soient à l'ordre.

Mais surtout, les Surveillants exercent à ce moment là une inspection prévue par leur office. En effet, lors de leur investiture, le Vénérable leur a dit, en leur tendant leur maillet :

« Je place dans votre main ce maillet, emblème du pouvoir, pour vous habiliter à m'assister [...] pour faire régner l'ordre dans la Loge [...]. »

C'est pourquoi, les deux Surveillants doivent impérativement faire leur inspection avec leur maillet qu'ils tiennent dans la main droite, posé sur la poitrine, le bras droit étant vertical, parallèle au corps, et l'avant bras droit faisant un angle droit avec le bras.

N.B. Le Vénérable devrait tenir son maillet de la même façon pendant ce temps là, puisqu'il doit vérifier lui-même que les FF. à l'Orient sont à l'ordre.

Des Surveillants et de leurs maillets

"Trois Pas en Loge bleue"

 

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18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 13:55
De l'art d'utiliser un boutefeu en Loge

Tous les PMdC ont eu, un jour ou l'autre, maille à partir avec un boutefeu et y ont laissé parfois (souvent) leur paire de gants... Quelques conseils pour éviter de rompre l'harmonie de la Tenue à cause d'un boutefeu récalcitrant.

.

Boute-feu ou boutefeu :

Bâton garni à son extrémité d'une mèche pour mettre le feu au canon. (Littré)

Par extension, en franc-maçonnerie, l'outil utilisé par le Vénérable et le Premier Maître des Cérémonies pour transmettre la flamme de la veilleuse au chandelier à trois branches, aux trois grands chandeliers et aux chandelles des Surveillants lors de l'illumination de la Loge.

C'est un outil constitué d'un tube en laiton, le porte-mèche, dans lequel coulisse une mèche de coton imprégnée de cire ou de stéarine, appelée aussi queue-de-rat ou rat-de-cave. Le boutefeu comporte une poignée au dessus de laquelle est enroulée le surplus de mèche. Le porte-mèche peut-être fermé par un cabochon que l'on ne retrouve  jamais après la première Tenue.

L'outil est munie d'une petit cloche de laiton utilisée comme éteignoir, pour étouffer la flamme des bougies. Illustration ci-dessous.

Quelques suggestions à destination du PMdC :

– La mèche doit émerger du porte-mèche d'un bon centimètre, trop longue c'est une torchère, trop courte elle s'éteindra au cours de la déambulation.

– Toujours faire un essai d'allumage et d'extinction au cours de l'installation de la Loge.

– Si la flamme s'éteint avant la fin de l'illumination revenir vers le Vénérable en respectant le sens rituel. Le Vénérable rallumera le boutefeu à la veilleuse avant de vous le donner.  Reprendre sa déambulation. Dans le bon sens bien sûr. C'est certes une perte de temps, mais la cohérence symbolique l'exige.

– En fin de parcours, éteindre le boutefeu avant de le redonner au Vénérable en tirant la mèche en arrière. Ne jamais éteindre la flamme entre deux doigts sous peine de ruiner sa paire de gants. Ne jamais éteindre la flamme en soufflant dessus, la symbolique ne s'en remettrait pas.

De l'art d'utiliser un boutefeu en Loge

"Trois Pas en Loge bleue"

 

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8 juin 2016 3 08 /06 /juin /2016 16:48

A l'occasion de vos visites à des Loges amies, vous avez certainement été tuilé. En fait, l'expérience montre que les vrais tuilages sont rares et quand tuilage il y a, force est de constater une certaine diversité dans son usage et dans la qualité du "tuileur".

D'où quelques questions auxquelles nous allons essayer d'apporter des éléments de réponse, au moins pour informer ceux qui voyagent ainsi que ceux qui reçoivent, afin d'harmoniser la bonne pratique du "tuilage".

A bon tuilage, Loge bien couverte !

Vous avez dit tuiler ?

– « Dans le langage maçonnique, constater si celui qui se dit franc-maçon l'est en effet. » Paul-Emile Littré, Dictionnaire de la langue française.

– En Franc-maçonnerie, tuiler ou couvrir le temple, c'est le mettre à l'abri des intempéries qui résultent de l'intrusion des profanes, des influences de l'extérieur. (D'où l'expression il pleut !)  Trésor de la langue française.

Tuilage :

Le mot n'existe ni pour notre F. Paul Emile Littré, ni  dans le Petit Larousse illustré 2011.

Par contre il figure dans le Trésor de la langue française :

– « Contrôle des connaissances et de l'appartenance à la franc-maçonnerie » (LANGLOIS Fr.-maçonn. 1983)

– « manière qu'emploient les Francs-Maçons pour recevoir un membre dans leur société »

Il s'agit donc de vérifier que celui qui, étranger à la loge, désire participer aux Travaux, est réellement Franc-maçon.

Le tuilage, une obligation ?

OUI. Le Vénérable de la Loge, avant la cérémonie de son installation, a donné son assentiment inconditionnel aux Anciens Devoirs, Règlements, Us et Coutumes, en particulier au quinzième point :

«Vous promettez qu'aucun visiteur ne sera reçu dans votre Loge avant d'avoir été soigneusement tuilé [...] »

Dont acte.

Qui tuile ?

Le Premier Expert, est le seul officier habilité par le Vénérable à tuiler. Lors de l'investiture de cet officier, le Vénérable lui dit en lui remettant son sautoir :

« [...] Vous devez examiner les visiteurs qui se présentent [...]

Comment tuiler ?

Discrètement, avec le sourire. Il ne s'agit pas de mettre un Frère visiteur dans l'embarras.

Il convient de se présenter et de prévenir le Frère en l'accueillant par une accolade fraternelle qu'il lui faut répondre à quelques questions. Une ou deux suffisent, il ne s'agit pas du concours de l'agrégation en maçonnologie. Elles doivent obligatoirement faire référence à l'instruction au grade d'Apprenti qui est donnée en Loge. Mais si le Frère vient d'une Loge qui travaille à un rite différent, éviter les thèmes spécifiques du Rite Français. Les questions doivent être claires, précises et sans aucune ambigüité.

Quand tuiler ?

Dès l'arrivée du Frère. Le confier, après lui avoir laissé le temps de s'habiller et saluer les Frères de la Loge, au Premier Maître des cérémonies qui lui indiquera la place à laquelle il doit se mettre.

A bon tuilage, Loge bien couverte !

"Trois Pas en Loge bleue"

Lire l'article de Yonnel G. en cliquant sur le lien http://www.regius-glnf.fr/article.php?id=1530

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RF BB Blog-notes des Meuniers de la Tiretaine - dans Rite Français
5 juin 2016 7 05 /06 /juin /2016 08:42

Suite et fin de la réflexion du RF J.-P. A. pour répondre à la question « Etes-vous Maître ? ».

Nos remerciements chaleureux et fraternels à notre B.A.F. pour ce travail.

Êtes vous Maître? - 4 - (fin)

Le Rite Français affirme cependant que la Parole n’est pas perdue, et de fait elle circule même lors de la réception d’un nouveau Maître ; il y a eu substitution de peur que ses insuffisances, ces mauvais Compagnons intérieurs, ne mène le Maçon à faire un mauvais usage de la Parole véritable, source de désordre et de destruction de la création. La parole substituée n’est donc pas en elle-même porteuse d’un signe fondamental même si elle a l’avantage de nous rappeler que c’est du cœur que doit surgir l’énergie vitale nécessaire à la renaissance du récipiendaire, or la parole substituée est bien un cri du cœur poussé par les Frères qui découvrent le corps d’Hiram.

Mais ce qui compte en définitive, c’est la connaissance de la vraie Parole qui n’est autre selon le rituel que l’un des noms de Dieu, ce qui est une manière de souligner une fois encore que l’objectif de la démarche initiatique est la vie spirituelle, la rencontre avec la dimension divine qui prend sa source dans la Parole “Au commencement était la Parole et la Parole était avec Dieu et la Parole était Dieu“ (Jean, Prologue)

Comme Maître vous vous appellerez désormais Gabaon …“ La force de cette sentence réside dans sa brièveté et dans son caractère impératif. Le nom choisi indique en hébreu un “lieu élevé“ mais était aussi le nom de la capitale des Gabaonites, un peuple “d’hommes vaillants“ et très rusés, habitant le pays de Canaan, ils s’allièrent avec les Hébreux qui n’eurent pas d’autre solution que de combattre avec eux et même pour eux lorsque les Gabaonites s’attaquèrent à plus forts qu’eux !

L’autre événement très fort qui justifie le nom de Maître est bien entendu l’épisode par lequel Salomon fait sa demande à Dieu “Accorde donc à ton serviteur un cœur intelligent pour juger ton peuple pour discerner le bien du mal ! Car qui pourrait juger ton peuple, ce peuple si nombreux ?“ Ce Roi sollicita la Sagesse, mais littéralement il demanda le don de discerner pour rendre un bon jugement, et bien sûr sans Sagesse point de discernement … Salomon reçut donc la sagesse et il la reçut à Gabaon. Le nouveau Maître est donc un homme vaillant, habile et sage !

Mentionnons aussi le mot de passe, “Ghiblin“ qui est vraisemblablement la déformation de “Ghiblite“ ainsi que se nommaient les habitants de Guébal, une ville située proche du mont Gibel dont les artisans furent appelés, avec les Maçons de Tyr, à travailler pour le chantier du Temple de Jérusalem. Le concept d’élévation est toujours présent en même temps que l’origine très opérative du mot paraît dire au Maître « souviens-toi d’où tu viens“

Il y aurait encore à discuter de la signification du signe de détresse dont il est clair qu’il est un appel au ciel vers lequel les mains se lèvent en même temps que les paumes ouvertes semblent vouloir recevoir la grâce divine. Les mains couvrent la tête, symbole de la pensée et de la raison pour indiquer que c’est l’esprit qui est d’abord et essentiellement menacé chez le Maître, ce qui est logique puisque à présent c’est dans la dimension spirituelle qu’il est supposé faire son chemin. En même temps l’appel est lancé à ses Frères Maîtres Maçons comme lui enfant de la veuve : nul ne peut espérer faire seul la route vers le Très-Haut.

Enfin pour conclure et parachever cette cérémonie  au troisième grade, le Très Respectable dit : “Très Vénérable Frère Premier Surveillant, je vous envoie le nouveau Maître, afin que vous lui enseigniez à travailler en Maître…“

Le Premier Surveillant lui fait frapper trois coups (main fermée), la batterie du premier grade sur chacune des trois portes représentées sur le tableau, à l’Orient, à l’Occident et au Midi, en tournant en sens inverse des aiguilles d’une montre.

Il est à savoir que le nouveau Maître n’est pas dans le Temple mais dans la Loge et les portes auxquelles il frappe donnent accès au Temple (c’est à dire, redisons le encore, au Maçon lui-même, en voie de transformation pour accéder au monde spirituel qui est symbolisé par le Temple)

Il passe bien dans sa circumambulation par le Nord mais se désintéresse complètement de la porte qui y figure : il est en quête de Lumière et le Nord symbolise l’obscurité, le lieu où la lumière ne parvient pas ou du moins pas assez pour nourrir la démarche d’un Maître, elle n’est là qu’une lueur propre à éclairer sans éblouir l’Apprenti. En revanche il est très révélateur que la première porte à être frappée soit celle de l’Orient. Par ce choix le Maître réaffirme le but de sa quête, la Lumière, en consacrant à cette porte son premier effort, le Maître atteste qu’il a compris où était la source de toute lumière et que c’est de là et seulement de là que viendra l’achèvement de son périple, lorsque le temps de naître à la vie véritable sera venu.

Le retour ensuite à la porte d’Occident n’est pas sanction, c’est une invitation, sans cesse présente dans toute démarche initiatique, à accepter le retour en arrière qui n’est pas une régression, mais une prise de conscience, un regard sur le chemin parcouru. D’autant qu’on sait que cette porte-ci s’est déjà ouverte pour l’initié, y frapper c’est porter un regard de Maître sur le travail fait comme Apprenti et ainsi “valider“ la décision prise de bénéficier de l’initiation ; c’est enfin de compte le moyen pour le Maître de vérifier qu’il a opéré à partir de l’initiation virtuelle donnée par la Loge une initiation réelle qui va lui donner accès au Temple.

 

 

La marche peut alors reprendre mais cette fois en ayant conscience que le passage vers la Lumière, par l’ouverture de la porte d’Orient, ne sera acquis qu’au terme de nouveaux efforts, d’un travail continu mais rendu moins pénible par la vision du but poursuivi figuré par la sortie de la tombe (on se souviendra que lors de son initiation, la lumière avait déjà été montrée au candidat) ; ce sont les coups frappés à la porte du Midi qui symbolise cette volonté de poursuivre le travail, le Midi, dont la porte elle aussi s’est déjà ouverte, reçoit le Compagnon qui construit  et aussi le Maître qui trace les plans.

Comment ne pas faire le lien entre les trois portes où se présente le nouveau Maître et les trois vertus dont il devra recevoir la grâce pour poursuivre et parvenir à cet idéal : Foi, Espérance, Charité.

Conclusion :

Ce qu’affirme le grade de Maître, c’est que le Maçon, pas plus qu’un autre, n’envisage sereinement sa mort profane mais il a le privilège fondamental de savoir qu’elle ouvre des perspectives ! La Maçonnerie n’est pas une religion, elle n’annonce pas une rédemption, ne promet pas un paradis. Elle présente une suite de conditions au terme desquelles le contact avec le Divin devient possible. Certes ces conditions sont tout sauf faciles à remplir : fidélité à ses engagements, choix de la vertu, travail constant sur soi et sens du sacrifice, elles sont même si lourdes que ce n’est pas dans cette vie que l’initié peut espérer en venir à bout ; du moins a-t-il pris l’engagement d’en faire loyalement la tentative. Alors, c’est à lui et à lui seul qu’il est demandé de construire, on lui a pour cela redonné vie, par les cinq points parfaits, à chacune de ses fonctions vitales. Il s’est redressé, mis debout.

Et il s’agit désormais de ne pas dormir debout !

 

RF JPA/LCDP/28/04/16

740 ème article

Êtes vous Maître? - 4 - (fin)

"Trois Pas en Loge bleue"

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3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 14:24

Le réveil d'une Loge est un toujours un évènement important et faste au sein de la fraternité maçonnique.

C'est pourquoi nous avons le plaisir de vous informer que les trois grandes lumières de la R.L. "Gwenn ha du" (Orient de Rennes) retrouveront leur éclat, le matin du quatrième jour du quatrième mois de l'AVL 6016 (samedi 4 juin), le TRF Jean-Louis T. tenant l'équerre.

Tous nos vœux les plus chaleureux et les plus fraternels de longue vie dans la plus parfaite harmonie.

Vivat, vivat, semper vivat.

Réveil d'une Loge au Rite Français

"Trois Pas en Loge bleue"

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