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2 avril 2016 6 02 /04 /avril /2016 16:02
Tablier de Vénérable au Rite Français, pourquoi ces coins arrondis...

Hier soir, vendredi , Tenue d'initiation.

La Loge est bondée. Le PMdC gère les dernières places libres sur les Colonnes et à l'Orient. De nombreuses Loges, de rites différents (REAA, RER, Français, Standard d'Ecosse, Emulation...) sont représentées ainsi que la Grande Loge provinciale.

Je balaie la Loge du regard, observant les décors propres à chaque rite et en particulier les tabliers des Vénérables. Ces derniers sont différents selon les rites, mais ont trois points communs : les trois Taus, le ruban lisse qui les borde et des coins inférieurs droits.

Tous ? Non ! les tabliers des Vénérables du Rite Français sont bordés d'un ruban plissé et les coins inférieurs sont arrondis (cf illustration ci-dessous).

D'où ma question :

Pourquoi ce ruban plissé et ces coins arrondis ?  

Tablier de Vénérable au Rite Français, pourquoi ces coins arrondis...

Trois Pas en Loge Bleue fait l'objet d'un article de Yonnel G. sur le site national de la GLNF, cliquer sur le lien :

http://www.regius-glnf.fr/article.php?id=1530

Tablier de Vénérable au Rite Français, pourquoi ces coins arrondis...

731ème article

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RF BB Blog-notes des Meuniers de la Tiretaine - dans Rite Français
24 mars 2016 4 24 /03 /mars /2016 15:05
Entrer en Loge, la terreur des Apprentis et de quelques autres (suite et fin)

II.– Entrer dans la Loge au cours des travaux, deux cas possibles

2ème cas – Retour en Loge après avoir participé à l'ouverture des travaux. Par exemple, retour d'un Maître sorti pour accompagner les Apprentis et assurer leur instruction pendant que la Loge travaille au grade de Compagnon.

Les travaux reprenant au premier grade, le PMdC vient chercher le Maître et les Apprentis à la demande du Vénérable.

Les Apprentis entrent en premier, le Maître en dernier.

1.– Entrée des Apprentis :

Dès le seuil franchi, les Apprentis se mettent à l'ordre, les pieds formant une équerre simple, talons joints. Ils font ensuite les trois pas, les deux premiers pas se terminent par la double équerre. Au troisième et dernier pas les pieds forment une équerre simple, talons joints. Face à l'Orient, ils saluent le Vénérable en faisant le signe puis, restant à l'ordre, ils se mettent en ligne derrière le PMdC qui les attend du coté Nord.

2.– Entrée du Maître accompagnateur/formateur. Il fait son entrée en dernier, effectue exactement les mêmes pas, salue le Vénérable et reste à l'ordre, sans bouger. Il ne prend pas spontanément la parole, celle-ci ne lui ayant pas été donnée. Il attend que le Vénérable l'interroge sur le travail effectué avec les Apprentis pour répondre et rejoindra le PMdC quand le Vénérable donnera l'ordre à ce dernier de reconduire les Apprentis sur la colonne du Nord et le Maître à sa place.

Entrer en Loge, la terreur des Apprentis et de quelques autres (suite et fin)

Recension de Trois Pas en Loge Bleue sur le site national de la GLNF, cliquer sur le lien :

http://www.regius-glnf.fr/article.php?id=1530

Entrer en Loge, la terreur des Apprentis et de quelques autres (suite et fin)
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RF BB Blog-notes des Meuniers de la Tiretaine - dans Rite Français
16 mars 2016 3 16 /03 /mars /2016 20:08

En ligne depuis ce soir sur le site de la GLNF, onglet Culture / rubrique Livres, une présentation du livre Trois Pas en Loge Bleue (Tome 1)

[...]

« Ce premier tome prouve comment un passionné de rite, du Rite Français, peut, faisant œuvre  de Transmission, donner à  ses Frères une synthèse des fondamentaux de ce très beau rite, apparu au tout début du XVIIIe siècle, amené par les francs-maçons britanniques qui y importent le « rite des Moderns ».

Cet ouvrage est un vade-mecum tant pour l’Apprenti que pour les Frères Compagnons et Maîtres Maçons, ainsi que pour les différents Officiers de la Loge. On y trouve aussi, tant dans les annexes que dans le corps de l’ouvrage même, plein d’astuces et de conseils : comment entrer en Loge, prendre la parole, se comporter en cas de retard, etc.

Ce livre, des plus utiles, sera votre bon compagnon. »

[...]

Pour accéder à l'article complet, cliquer sur le lien  http://www.regius-glnf.fr/article.php?id=1530

Merci fraternel à  notre BAF Yonnel G.

Dans la rubrique Livres de la GLNF... Trois Pas en Loge Bleue
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RF BB Blog-notes des Meuniers de la Tiretaine - dans Rite Français
13 mars 2016 7 13 /03 /mars /2016 14:32
 Entrer en Loge, la terreur des Apprentis et de quelques autres

II.– Entrer dans la Loge au cours des travaux, deux cas possibles

1er cas – Vous êtes en retard, vous n'avez donc pas assisté à l'ouverture des travaux (au premier grade).

Frappez à la porte de la Loge en Apprenti. Lorsque le Couvreur entrebâillera celle-ci, annoncez-vous à voix basse et faîtes vous reconnaître si besoin. Le Couvreur refermera la porte pour en informer le Vénérable (via le deuxième et le premier Surveillants bien sûr). Attendez patiemment ! l'entrée de la Loge étant interdite pendant toute la durée de l'ouverture des travaux, le Couvreur ne vous donnera l'entrée, sur l'ordre du Vénérable, que lorsque ceux-ci seront ouverts.

Quand le Couvreur vous fera entrer, dès le seuil franchi, mettez-vous à l'ordre, les pieds formant une équerre simple, talons joints. Faites alors les trois pas d'Apprenti en veillant à ce que le troisième et dernier pas vous amène à la hauteur des deux Surveillants. Pas au-delà ! Vous êtes alors à l'ordre, les pieds formant une équerre simple, talons joints, face à l'Orient. Saluez le Vénérable en faisant le signe, puis en pivotant légèrement le torse vers la droite, sans bouger les pieds, saluer le premier Surveillant. Revenez face à l'Orient, puis de la même façon, en pivotant à gauche, saluer les deuxième Surveillant. Remettez vous face à l'Orient en restant à l'Ordre et ne bougez plus.

N'oubliez pas que vous venez de faire irruption dans un espace sacré !

Ne prenez pas la parole tant que le Vénérable ne vous l'a pas donnée. S'il vous demande d'où vous venez, répondez : « D'une Loge de Saint-Jean Très Vénérable ». (Trois Pas en Loge bleue, p. 202 et suivantes).

Attendez que le PMdC vienne vous chercher sur l'ordre du Vénérable et vous conduise à votre place, ne protestez pas si ce n'est celle que vous vouliez.

A suivre...

 Entrer en Loge, la terreur des Apprentis et de quelques autres

Treizième jour du premier mois de l'A:.V:.L:. 6016 – 728ème article

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RF BB Blog-notes des Meuniers de la Tiretaine - dans Rite Français
6 mars 2016 7 06 /03 /mars /2016 15:03
Entrer, sortir, la terreur des Apprentis et parfois de quelques autres

Quelques conseils simples pour éviter les angoisses :

I.– Sortir de la Loge au cours des travaux,

1– Sortie des Apprentis avant l'ouverture au deuxième grade.

Le PMdC va, à la demande du Vénérable, quérir les Frères Apprentis sur la colonne du Nord. Ceux-ci se lèvent, se mettent à l'ordre et suivent le PMdC, en restant à l'Ordre. Un Maître, désigné par le Vénérable, les suit, à l'ordre et ferme le cortège. Arrivés à l'Occident, le PMdC s'écarte et chaque Apprenti, face à l'Orient, au bord du pavé mosaïque (sans marcher dessus !), les pieds en équerre, fait le signe de son grade, salue le Vénérable, fait un demi tour par la droite et quitte la Loge à pas libres, le Couvreur ayant ouvert la porte de celle-ci. Le Maître qui les suit salue de la même façon le Vénérable et rejoint les Apprentis sur le Parvis où il leur fera une séance d'instruction.

2– Sortie des Compagnons avant l'ouverture au troisième grade.

Le PMdC va, à la demande du Vénérable, quérir les Frères Compagnons sur la colonne du Midi. Ceux-ci se lèvent, se mettent à l'ordre de Compagnon et suivent le PMdC, en restant à l'Ordre. Arrivé à l'Occident, le PMdC s'écarte et chaque Compagnon, face à l'Orient, au bord du pavé mosaïque (sans marcher dessus !), les pieds en équerre, fait le signe de son grade, salue le Vénérable, fait un demi tour par la droite et quitte la Loge à pas libres, le Couvreur ayant ouvert la porte de celle-ci. Ils rejoignent le Maître et les Apprentis qui les ont précédés.

 

N. B.

Petit rappel pour exécuter un signe (au 1er ou au 2ème) élégant, propre et précis : la position de départ de la main étant celle de l'ordre, les signes se font toujours en deux temps, le premier temps est celui d'une horizontale, le deuxième celui d'une verticale.

Les battements de bras du type moulin à vent, ne sont pas acceptés même chez les Meuniers de la Tiretaine. Qu'on se le dise !

A suivre

Entrer, sortir, la terreur des Apprentis et parfois de quelques autres
A propos de la gravure représentant le Duc d'Antin l'épée à la main (article du 21 février), quatre lecteurs ont donné la bonne réponse. Chaleureuses félicitations.
Quand le 14 septembre 1737 le commissaire Delespinay se présente chez Chapelot marchand de vin à la Rapée au cabaret à l'enseigne de Saint Bonnet, le Duc d'Antin faisait office de couvreur et défendait l'entrée de la Loge en tenant, comme il se doit pour un officier armé, son épée de la main droite.
 
Merci à notre BAF Yonnel G. pour les précisions apportées.
Entrer, sortir, la terreur des Apprentis et parfois de quelques autres
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RF BB Blog-notes des Meuniers de la Tiretaine - dans Rite Français
21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 14:22

Louis de Pardaillan de Gondrin, deuxième Duc d'Antin, s'oppose à l'irruption des ténèbres, en l'occurence le Commissaire Delespinay accompagné des forces de police, dans la Loge (Saint Thomas II ?) chez Chapelot au Cabaret Saint Bonnet, quai de la Rapée.

Le Duc d'Antin, initié en 1734, est le premier Grand Maître général et perpétuel de la Grande Loge de France lors de sa création le 24 juin 1738.

 

 

La Loge est-elle couverte ?

Pourquoi le Duc d'Antin tient-il son épée avec sa main droite ?

 

Cet article est le 725ème

La Loge est-elle couverte ?
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RF BB Blog-notes des Meuniers de la Tiretaine - dans Rite Français
20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 10:57
La Chaîne d'Union - II

III - De la Symbolique

  1. Vocabulaire

- Le mot « chaîne » est aisé à interpréter symboliquement : nous sommes, mes BB.·.AA.·.FF.·., des maillons liés les uns aux autres, engagés les uns envers les autres et destinés à transmettre.

Comme un chainage, la chaîne est destinée à nous rendre collectivement plus solides et chacun y a sa propre responsabilité : souvenons-nous que la résistance d’une chaine est celle de son maillon le plus faible…

Elle est une limite, une frontière entre deux espaces, l’intérieur et l’extérieur.

Mais ce n’est pas un enfermement, un esclavage : nous ne sommes pas dans une secte qui asservit, bien au contraire nous sommes des maçons libres et acceptés.

- L’union coule de source, la jonction est voulue, matérialisée; la démarche est partagée et elle sous-entend bien une entente, la concorde des sentiments ou des pensées. Et puis, c’est connu, l’union fait la force, un célèbre  F.·.M.·., Jean-Baptiste WILLERMOZ, en avait fait sa devise avant qu’elle ne devienne celle de la Belgique… Ensemble, mes BB.·.AA.·.FF.·., nous sommes plus forts, chacun de nous est plus fort, plus résistant. C’est aussi ce que nous dit La Bible: « Là où un homme seul est renversé, deux résistent, et le fil triple ne rompt pas facilement. » (Ecclésiaste 4:12). 

 

  1. Du Rituel

Une fois encore notre rituel va s’avérer d’une grande richesse, et je n’aurai pas la prétention de l’épuiser, simplement de montrer comment il m’a permis d’avancer un peu plus sur mon propre chemin…

Remarquons pour commencer que, pas plus que dans la vie, nous ne choisissons nos frères et sœurs, nous ne choisissons pas dans la chaîne d’union les deux FF.·. à qui nous donnons les mains; ces mains sont nues,  la confiance est totale: beau symbole de fraternité, non? Et nous sommes tous au même niveau, les FF.·. ont quitté leur plateau, ceux de l’O.·. en sont descendu.

Nous sommes tous tournés vers le centre de la L.·., là où passe la ligne qui joint les deux points opposés de la sphère céleste que sont le Nadir et le Zénith, cette ligne qui est dans certains autres rites matérialisée par une verticale, un fil à plomb attaché au plafond. Restons un instant dans cet espace: si je baisse la tête, je vois le sol et les pieds de mes FF, je vois aussi le pavé mosaïque et le tableau de L.·. avec sa bordure dentelée, il m’incite déjà à m’élever; si je regarde à hauteur d’homme (l’horizon) je peux voir chacun de mes FF.·. ; si je lève la tête, c’est la Voûte étoilée cernée de la corde à nœuds qui m’invite encore à l’élévation… et enfin si je ferme les yeux, je descends en moi-même, je me «concentre» et je m’élève à la fois.

Les mains

Les FF.·. se donnent la main, tous différents mais tous unis dans le même geste, le même espace, le même cercle. Symbole évident de fraternité, ne dit-on pas dans le langage courant « donner la main » pour « aider », (on peut aussi la prêter ou en donner un coup pour aider!), de même « être main dans la main » n’est-ce pas être solidaire? Nos mains sont nues, ce geste est chaleureux, manifestation de sympathie; comme on dit en électricité, le contact est direct: le courant passe entre nous, sans filtre ni isolant!

Nous sommes alors des «passeurs» qui s’enrichissons mutuellement : ce que nous recevons de notre F.·. d’une main, nous le donnons de l’autre au suivant.

 

Les bras entrecroisés

Lors de la chaîne «courte », nos bras croisés, bras droit sur bras gauche, forment un nœud, un lac, comme nous l’a dit, notre B.·.A.·.F.·.  Bernard à notre dernière tenue,  en parlant de la corde à nœud,  « un lac d’amour ». Je ne m’attarderai donc pas sur cette analogie riche de symboles…

Personnellement j’y vois une attitude de verrouillage de notre corps, comme si nous voulions vivre l’instant présent en écartant ce qui pourrait nous en distraire, comme pour «vaincre nos passions».

Ce nœud que nous avons serré de notre propre volonté, qui nous enserre dans un instant d’éternité, d’amour et de fraternité, nous allons nous en libérer peu après, le rompre, pour aller porter au dehors ce que nous avons appris au-dedans.

 

C’est le moment de revenir aux derviches tourneurs du sage Rumi: j’ai eu le plaisir d’assister à une de leurs cérémonies en Cappadoce, en voici une description trouvée sur internet : « Les derviches entrent dans la salle habillés d’un ample manteau noir qui représente la mort, la tombe, la lourdeur terrestre et l’enveloppe charnelle. (…). Leur habit blanc, symbole du linceul et de la résurrection, dépasse légèrement le bas de leur manteau. (…). Leur salutation mutuelle est le symbole de la solidarité spirituelle, où les âmes se reconnaissent mutuellement comme étant d’une même origine. C’est aussi la réciprocité des consciences, chacun des derviches servant de miroir à l’autre. Après être rentrés rituellement, les derviches, bras croisés sur la poitrine, mains sur les épaules, se mettent à tourner lentement, sur eux-mêmes puis écartent les bras, la main droite tournée vers le ciel pour récolter la grâce de Dieu et la main gauche tournée vers le sol pour la dispenser vers les hommes. En même temps qu’ils tournent sur eux-mêmes, ils tournent autour de la salle. Ce double tour figure la loi de l’univers ». Il semble bien y avoir une parenté symbolique, non ?

Le texte lui-même

Le début ne peut être plus clair : Mes Frères, n'oublions jamais que l'amour fraternel  est "la base, la pierre angulaire, le ciment et la gloire de notre vieille confrérie". C’est l’expression des Constitutions d’Anderson de 1723. Rappelons que pour la  maçonnerie opérative le mot base fait référence aux fondations d’un bâtiment, que la pierre angulaire d’un bâtiment est la pierre d’angle sur laquelle repose la solidité de l’édifice, les murs étant bâtis de pierres reliées entre elles, unies, par le ciment : gage de solidité, ne disait-on pas pour cela d’une maison qu’elle est « bâtie à chaux et à ciment » ?

L’amour fraternel est, nous le savons tous, essentiel, indispensable et c’est aussi notre ciment, notre satisfaction et notre gloire.

Notons enfin que dans cette seule phrase la notion de fraternité apparait trois fois : Mes Frères, l'amour fraternel, notre vieille confrérie. Le style est à l’insistance, pour les durs d’oreille peut-être!

« Que nos cœurs se rapprochent en même temps que nos mains »: c’est l’invitation à quitter les aspects matériels de ce « bas monde », par la voie du cœur; une marche de plus vers ce que j’ai appelé tout à l’heure l’élévation.

 Je n’ai pas grand-chose à ajouter à ce que j’ai déjà dit du vocabulaire à propos de la phrase qui suit «que l'Amour fraternel unisse tous les maillons de cette Chaîne formée librement par nous.» (cf. III, a).
 

Le texte insiste sur « la grandeur et la beauté de ce rite ancestral »  il nous invite à nous  pénétrer  « de son sens profond » : vaste programme ! Nous essayons de le suivre un peu ce soir… .  Et vient ensuite une phrase à mon avis essentielle : « Cette Chaîne nous unit à tous nos frères heureux ou malheureux répandus sur la surface de la terre. ». On peut bien sûr penser ici aux seuls membres de la G.·.L.·.N.·.F.·. mais ce serait avoir l’esprit bien étroit me semble-t-il… cette chaîne n’unit-elle pas tous les MM.·. de tout rite, de toute origine, bref, n’unit-elle pas comme nous le disons aux agapes, « tous les MM.·. du monde »?

à suivre...

La Chaîne d'Union - II

711ème article

La Chaîne d'Union - II
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RF BB T.V.F.B.B. - dans Rite Français
12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 11:45
La Chaîne d'Union - I

Nos très vifs remerciements au TVF Bernard R. pour ce morceau d'architecture.

*

*     *

La chaîne d'union qui figure à chaque  clôture de nos travaux est le point d’orgue de la tenue. Voyons ensemble ce qui explique sa grande importance.

Je ne parlerai que de celle, rituelle, qui clôt la tenue. Je ne parlerai pas des chaînes que l’on peut faire aux Agapes (avec les serviettes) ou lors des St Jean, ni des chaînes funèbres pas plus que des chaines ratées… ce qui, cependant, ne manquerait pas d’intérêt... Je n’évoquerai  pas non plus la notion d’énergie, notre B.·.A.·.F.·. Alain B.  l’a traitée bien mieux que je ne saurais le faire.

Dans ce qui suit je partirai du langage courant avant de me pencher sur le Rituel lui-même puis  sur le symbolisme avant quelques mots de conclusion.

 

  1. Les mots, l’expression
  • Chaîne= Suite d'anneaux   engagés les uns dans les autres (chaînons ou maillons) servant à orner, à attacher, à transmettre un mouvement, etc.

Notion de limite: chaîne pour clôturer ou limiter un terrain,

Dans le bâtiment: la chaîne d'angle relie deux murs en angle, le chainage, horizontal lui, rend le mur plus solide,

En mécanique: chaîne de transmission dans un moteur, chaîne de vélo,

Aspect positif, aspect négatif :  chaîne de solidarité d’un côté et, en négatif, les chaines de l’esclave, celles du prisonnier.

  • Union : Relation, jonction de différentes choses ou de personnes, fait de former un couple, il sous-entend une entente, la concorde des sentiments ou des pensées.  
  • Quelle origine? Vu les nombreux allers-retours entre le Compagnonnage et la Maçonnerie il parait difficile  d’affirmer une antériorité de l’un sur l’autre. Ce serait les modernes qui l’auraient  introduite en F.·.M.·.  d’où son importance au Rite Français. On en  trouve trace dès les constitutions d’Anderson (1723).
  • Une analogie : lors de notre tenue de février dernier notre F.·.H.·. Michel évoquait le soufisme et dans le blog des meuniers en avril on trouvait une allusion à Rumi (1207-1273) mystique persan, maître soufi, fondateur d'une confrérie de derviches tourneurs : lors de leur cérémonie les derviches sont disposés en cercle et tournent sur eux-mêmes, on y reviendra…

 

  1. Le Rituel

La chaîne est formée, sur le sol de la L.·.,  à partir du Vénérable à qui revient la responsabilité de la diriger, chacun se dégante et se place autour du pavé mosaïque et des trois chandeliers, avec au centre le tableau de L.·.

On peut l’accompagner de musique au tempo et au volume appropriés, ne gênant ni l’écoute ni la concentration.

Si l’assistance est modeste la chaîne est dite « longue » : les frères se tiennent à mains nues, simplement,  la main gauche de l’un dans la main droite de l’autre, comme des enfants faisant la ronde. Dès que l’effectif le permet on la fait  «courte» : toujours en cercle fermé, les frères se tiennent aussi à mains nues, mais les bras croisés, bras droit sur bras gauche, main gauche en dessous tournée vers le haut, main droite au-dessus, tournée vers le bas. Ils se concentrent en silence, ils  écoutent le texte dit avec calme et solennité par le V.·.M.·. . Je ne le rappelle pas entièrement:

« Mes Frères, n'oublions jamais que l'amour fraternel  est "la base, la pierre angulaire, le ciment et la gloire de notre vieille confrérie". Que nos cœurs se rapprochent en même temps que nos mains ; (que l'Amour fraternel unisse tous les maillons de cette Chaîne formée librement par nous.
Comprenons la grandeur et la beauté de ce rite ancestral; pénétrons-nous de son sens profond. Cette Chaîne nous unit à tous nos frères heureux ou malheureux répandus sur la surface de la terre. En elle, sont toujours présents ceux qui la formaient hier.

Qu’elle soit l’emblème de la Tradition que nous avons régulièrement reçue, que nous maintenons sans faillir et que nous transmettrons dans sa plénitude aux générations à venir.)

Elevons notre esprit vers le G.·.A.·.D.·.L.·.U.·. qui est Dieu et jurons de travailler sans relâche au grand œuvre de la Fraternité universelle. »

Tous ensemble : « Nous le jurons ! »

Suit un moment de silence et de recueillement (éventuellement à l’intention particulière proposée par le V.·.M.·. , en tout cas guidé par ce qui précède).

Lorsque le V.·.M.·. déclare « Mes FF .·. rompons la chaîne » tous les FF .·. secouent trois fois les mains avant de la rompre.

Notons que c'est le jour même de son initiation que le nouveau F .·.   la découvre, et très vite il la ressentira comme un moment fort.

à suivre

La Chaîne d'Union - I

Nos très chaleureuses et fraternelles félicitations à notre B.A.F Bernard G. de Lyon qui a identifié

– la sculpture qui représente une des trois vertus théologales, l'Espérance, reconnaissable à l'ancre qu'elle tient dans sa main droite,

– cette sculpture fait partie du chœur de la cathédrale Sainte Marie d'Auch (Gers), réalisé entre 1510 et 1554.

La Chaîne d'Union - I

710ème article

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