Tel fût de colonne resté seul debout sous le ciel de Grèce ou de Sicile trouve dans la poésie de l’abandon plus de beauté que n’en possède la Maison Carrée miraculeusement préservée.
Georges Pompidou
Anthologie de la poésie française - 1961
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Chaque trait de mon pinceau est l'aboutissement de l'énergie la plus profonde de mon cœur
Le Blog du Rite Français
Tel fût de colonne resté seul debout sous le ciel de Grèce ou de Sicile trouve dans la poésie de l’abandon plus de beauté que n’en possède la Maison Carrée miraculeusement préservée.
Georges Pompidou
Anthologie de la poésie française - 1961
Un de nos lecteurs nous a demandé des précisions sur le portrait de Roëttiers de Montaleau (cf article précédent).
Ce tableau (huile) est anonyme, mais son auteur a été identifié.
Il a été réalisé par un peintre français, François-Jean Garneray, né à Paris en 1755.
Fils d'un naturaliste, François-Jean Garneray étudie la peinture et devient l'élève de David en 1782.
Il reste plusieurs années auprès de son maître, qu'il assiste pour la réalisation de quelques œuvres.
Artiste reconnu pour ses qualités de dessinateur - il sera le dessinateur officiel à l’Académie royale de musique - et la précision de ses miniatures, il évolue vers le portrait et acquiert une renommée méritée.
Il réalise le portrait des acteurs politiques de son époque. Celui de Charlotte Corday, qu'il réalise pendant son interrogatoire, le rend célèbre.
Jean-François Garneray était franc-maçon, membre de la loge L’Amitié du Grand Orient de France.
Il exécutera une série de cinq portraits de francs-maçons dont celui d' Alexandre Louis Roëttiers de Montaleau.
Il meurt à Auteuil en 1837.
Illustration : portrait de Jean-Paul Marat par François-Jean Garneray
Bibliographie
Cahiers Villard de Honnecourt n° 18 : Un grand serviteur de la Franc-Maçonnerie, Roettiers de MONTALEAU par Félix BONAFÉ
Merci et bravo au TVF BR, Alex Matheu, qui a identifié immédiatement :
Alexandre Louis Roëttiers de Montaleau
1748-1808
Fils d'un orfèvre, graveur général des monnaies de Grande-Bretagne, annobli par Loius XV, A. L. R. de M. devient conseiller à la Chambre des comptes de Pais en 1775, puis Maître de la-dite Chambre avant d'être nommé directeur de la Monnaie de Paris en 1791.
Il fut surtout un Franc-Maçon exceptionnel.
Reçu en 1774 dans la Loge L'Amitié à l'Orient de Paris, il en devient le Vénérable en 1778.
En 1780 il est Grand officier du GO
En 1782, il entre dans la loge Les Amis Réunis dont il devient le Vénérable.
En 1788, il est affilié à La Constance à l'orient de Paris.
Le 28 avril 1789, il installe la loge Guillaume-Tell composée d'officiers du régiment dee gardes suisses qui devient, après la journée du 10 août 1792 (prise des Tuileries, chute de la monarchie), Le Centre des Amis. Il en devient le vénérable le 30 mars 1793
Pendant la Terreur il met à l'abri touts les archives du GO.
En l'An IV il pourra dire :
"Apprenez et sachez, maçons français, que les archives du Grand Orient sont restées intactes [...]
En 1796, il est élu Grand Vénérable du GO.
En 1798 il engage des pourparlers pour une fusion de la Grande Loge de Clermont et du Grand Orient.Le 22 ,juin 1799, il préside la tenue solennelle qui consacre l'union des deux obédiences.
Jusqu'à sa mort il assume des responsabilités au sein de la Franc-Maçonnerie française.
Il meurt le 30 janvier 1808
Il apparait comme le modèle du maçon pur et désintéressé, attaché de façon indéfectible à l'Art royal. [1]
Toute sa vie, il a donné la priorité à son engagement initiatique, souvent au détriment de ses intérêts personnels.
Il fut le gardien vigilant de la liturgie maçonnique traditionnelle.
Il est considéré, à ce titre, comme le père du Rite français.
Note
[1] Michel-André Iafelice, Encyclopédie de la Franc-Maçonnerie, Livre de Poche, Paris 2000
[2] Illustration bas de page : Prise des Tuileries par Jean Duplessis-Bertaux
# 364
Vous connaissez ce Frère bien sûr ...
Réponse par email à tvfbb
Quand "Dieu" est-il apparu dans l'histoire de l'humanité ?
En fait très tard. Si l'être humain existe depuis plusieurs millions d'années....
Le ton de cet ouvrage est donné, un long dialogue entre Marie Drucker, et Frédéric Lenoir, philosophe, dialogue au cours duquel l'historien des religions répond aux interrogations sur Dieu que pose la journaliste.
Au travers d'une conversation alerte, vivante, les deux protagonistes nous font découvrir l'histoire de "Dieu" et essaient de nous proposer des réponses aux grandes questions récurrentes dans l'histoire de l'humanité :
Qui est Dieu ?
Dieu est-il une force, une énergie, un principe créateur, un horloger, un architecte ?
Pourquoi est-il invisible ?
Qui a inventé le monothéisme ?
Le Dieu des juifs, des chrétiens et des musulmans est-il le même ?
La science peut-elle apporter la preuve que Dieu existe ou qu'il n'existe pas ?
[...]
Au fil des pages, Frédéric Lenoir fait preuve d'une grande rigueur intéllectuelle et nous livre une analyse objective, sans parti pris.
Le style est vif, les explications claires, la lecture plaisante.
Bref je vous conseille ce livre
J.-M. Mathonière nous envoie ses vœux...
Je vous présente les meilleurs vœux du site « Compagnons et compagnonnages » pour l'année 2012.
J'espère que cette nouvelle année nous offrira le plaisir de nous rencontrer, soit à l'occasion d'une exposition, soit à celle d'une conférence autour du thème du Compagnonnage.
Bien cordialement.
Jean-Michel Mathonière
Qu'y a-t-il de plus fondamental que de savoir :
"Voila ce que je suis" ?
C. J. Jung
Psychologie du transfert
Albin Michel, 1980
p. 55
Le souffle des mots...
Notre T:.V:.F:. Al Ecker
nous envoie
une célèbre complainte
qui fait partie
des Poèmes de l'infortune
composés
par Rutebeuf
au XIIIème siècle.
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