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17 octobre 2015 6 17 /10 /octobre /2015 09:19
De la corde à nœuds à la cordelière – III

Rapide historique du lacs d'amour pour nous éclairer sur sa symbolique

Au XIIème siècle, Lacs d'Amour est une expression utilisée dans l'amour courtois avec un double sens : le lien amoureux ou le piège de l'amour. Vers 1190, le troubadour occitan Arnaut Daniel parle de lacs d’amour :

En ma dame est si ferme mon vouloir

Que d'elle jamais il ne fit détour...

Le Rhône par toutes les eaux qui l'enflent

N'est pas si bouillonnant qu'ondes de cœur

qui font un lacs d'amour quand la regarde

 

C'est aussi, à la même époque un insigne chevaleresque, un élément héraldique que l'on retrouve sur des blasons.

Le Comte de Savoie, institue en 1350 un Ordre militaire, intitulé l’Ordre du Lacs d’Amour, en hommage à sa femme qui  lui avait donné un bracelet fait de ses cheveux, tressés. Cet Ordre devint l'Ordre de l'Annonciade, ou de l'Annonciation de la Vierge Marie, en 1434, par la volonté d’Amédée VIII,  premier Duc de Savoie. Il conserva l’insigne du lacs d'amour, insigne qui deviendra alors celui de la maison de Savoie. C'est pourquoi le nœud en « 8 » est aussi appelé nœud de Savoie

En 1352, jour de la Pentecôte, Jeanne Ière de Naples et son deuxième mari Louis de Trente, sont couronnés reine et roi de Sicile. Pour marquer l’évènement, Louis crée un Ordre militaire, l'Ordre chevaleresque du Saint Esprit au Droit Désir. Jeanne choisit le lacs d’amour comme emblème de l’Ordre, appelé aussi Ordre du Nœud.

 

L’Ordre des Dames chevalières de la Cordelière, appelé aussi Ordre de la Cordelière, fut créé en 1498 par Anne de Bretagne (1477-1514).

Version féminine d’un ordre chevaleresque dédié à saint François d'Assise et imaginé par son père François II, l’Ordre de la Cordelière devint l’Ordre personnel d’Anne de Bretagne. La cordelière était une corde à plusieurs nœuds comme celle que les franciscains utilisaient comme ceinture, d’où leur surnom de cordeliers.  Cette cordelière figure dans les armes de la reine Anne de Bretagne, c’est un cordon de soie blanche qui entoure l’écu, mais les nœuds de plein poing des franciscains, sont remplacés par quatre lacs d’amour. Cette cordelière aux quatre lacs d’amour devint l’emblème de l’Ordre. Pour les femmes veuves, qui le rejoignaient, la cordelière était un ruban de soie noire entrelacés bien sûr de quatre nœuds en « 8 ».

 

Si le lacs d’amour est un emblème héraldique fréquent dans les ordres chevaleresque, il figure systématiquement dans les armoiries des ecclésiastiques.

De la corde à nœuds à la cordelière – III

Au XVIIIème siècle, les francs-maçons vont adopter ce symbole que l’on retrouvera sur les tableaux de loge et sur les murs des temples sous la forme d'une cordelière à houppes et lacs d'amour.

Les houppes

Et les houppes ? me direz-vous.

Dans toute la bibliographie je n'ai pas trouvé d'éléments intéressants.

La houppe est définie comme un ensemble de filets de lin, de soie, de laine, parfois d'or ou d'argent, liés comme un bouquet par dix nœuds disposés en triangle ce qui pour certains renvoient à la Tétraktys de Pythagore. Diantre.

En fait les deux houppes sont destinées à terminer proprement les extrémités de la cordelière qui risquent sans elles de se défaire. La houppe étant plus décorative qu'une simple surliure.

Mais il n'est pas interdit, au contraire, d'y trouver autre chose !

à suivre...

Dans l'article précédent, il ne m'avait pas été possible pour des raisons techniques, d'insérer la photo prise par notre TVF Bernard R. à l'église de Mailhat, la voici :

De la corde à nœuds à la cordelière – III

705ème article

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TVF BB T.V.F.B.B. - dans Symbolique
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8 octobre 2015 4 08 /10 /octobre /2015 16:15
De la corde à nœuds à la cordelière – II

Mais, nous ne sommes pas sur un chantier d'une cathédrale, nous sommes en Loge, et il est temps de vous parler de notre corde à nœuds, celle qui court, telle une frise, sur trois des murs de l'atelier et que certains maçons de théorie affublent d'un nom bizarre, la houppe dentelée. Je vous propose (c'est une simple proposition et non une injection) d'oublier ce nom qui n'est, si l'on en croit les études sérieuses sur le sujet, que le résultat d'une erreur de traduction lorsque cette corde a traversé la Manche et débarqué en France.

Dans notre rite, fort heureusement, nous n'avons pas cédé à cette facilité et appelons cette corde à nœuds la Cordelière à houppes et lacs d'amour.

Vous avez remarqué bien sûr que cette cordelière figure sur le Tableau de Loge.

Or, souvenez-vous ! A la fin de l'initiation d'un nouveau Frère, le deuxième surveillant donne à ce dernier l'explication au grade d'apprenti, du Tableau de Loge et déclare en particulier :

La cordelière à houppes pourvue de lacs d'amour qui entoure les emblèmes du travail [maçonnique] désigne l'amour fraternel qui unit tous les Maçons dans la Loge et qui les relie à tous leurs Frères répandus sur la surface de la terre

 

C'est une explication majeure, essentielle mais qui ne doit surtout pas nous bloquer dans notre démarche symbolique.

D'ailleurs le deuxième surveillant, prudent, poursuivant son propos, s'empresse d'ajouter :

Ces quelques indications n'épuisent pas le sens des symboles... et plus loin C'est par votre propre méditation que vous pénètrerez toujours plus profondément leur sens..., qu'il pénètrera toujours plus profondément en vous.

 

Souvenons nous des propos de C. Jung que j'évoquais ici même en mai dernier :

« Le symbole renvoie toujours à un contenu plus vaste que son sens immédiat et évident »

« Les symboles ne peuvent faire l'objet d'aucune interprétation a priori. [...] Tout dictionnaire des symboles est en soi un contresens ».

 

Pour avancer dans la voie symbolique et progresser dans notre voyage intérieur, c'est le but du jeu, il faut mettre en résonance nos capacités mentales, c'est-à-dire nos perceptions sensorielles (visuelles, auditives, voire olfactives), notre imagination et un savoir, celui qui nous est transmis en Loge par la tradition.

C'est ce que nous allons essayer de faire ce soir en apportant quelques éléments qui nous aident à aller plus loin.

 

Que pouvons nous percevoir de plus dans cette cordelière qui puisse exacerber nos sens et stimuler notre imagination?

 

Une cordelière en tant que décor

La cordelière court  à la partie supérieure de trois murs, ceux du nord, de l'orient et du midi, telle une frise en relief marquant la limite entre les murs et le plafond ou plutôt entre l'enceinte de la Loge et la voute étoilée.

Nous sommes loin de l'outil topographique des bâtisseurs mais nous pouvons y voir un cordeau qui marque la séparation entre la terre et le ciel, la limite entre le matériel et le spirituel.

Pour A. Benuraud et C. Brugnaux, c'est une corde qui assemble et maintient :

« Comme tout édifice sacré, le temple maçonnique est une représentation de l'univers. La fonction de la corde à nœuds consiste alors à maintenir dans son enceinte, de façon à former un tout ordonné et harmonieux où chaque chose est véritablement à sa place ».

René Guénon, dans Symboles de la science sacrée  précise que la cordelière lie et maintient en place tous les éléments de la Loge dans un même ensemble.

Notre TVF BR m'a fait parvenir des photos du porche de l'église de Mailhat. Un des chapiteaux (colonne à gauche en entrant) représente un groupe de cinq personnages entouré par une corde. Cette sculpture pourrait représenter une communauté symbolisée par le lien qui maintient les personnages ensemble. La cordelière est ce qui nous lie au-delà de l'amour fraternel, l'appartenance à la franc-maçonnerie.

 

Les entrelacs et autres lacs d'amour

Une précision importante sur les lacs d'amour, ils n'ont rien à voir avec nos lacs de montagne. Notre Frère Emile Littré, dans son dictionnaire nous explique qu'il faut bien distinguer Lac (grande étendue d’eau) et Lacs (cordon), ce dernier s’écrivant avec un S au singulier.

L’étymologie de ces deux mots explique cette différence d’écriture. Si Lac vient du latin lacus (réservoir, bassin, cuve), lacs vient de laqueus (lacet, nœud coulant, liens, chaînes).

Notre Frère Emile précise :

Lacs / lâ ; l’s se lie : un lâ-z ; le c ne se prononce jamais et c’est une grosse faute de dire lâk. 1. Cordon délié. Autrefois le sceau était attaché aux édits avec des lacs de soie de diverses couleurs […]5. Lacs d’amour, cordons repliés sur eux-mêmes, de manière à former un huit couché.

 

Le lacs est donc le nœud en « 8 » bien connu des marins

Cela mérite quelques explications.

Un nœud est l’enlacement d’une corde. Sa fonction est d’arrêter, d’assembler ou de décorer.

Un nœud doit tenir sous la tension, sans jamais se défaire spontanément, sans jamais se bloquer, même mouillé, afin de pouvoir être défait sans difficulté en cas de besoin.

De la bonne tenue d’un nœud peut dépendre la sécurité, voire la vie des autres.

Pour chaque type de nœud, le mode de réalisation est précis et unique.

L’art des nœuds — le matelotage chez les marins — est une tradition transmise depuis la nuit des temps, de génération en génération, selon le principe du compagnonnage. Dans la marine à voile, le gabier (le maître) dévoilait au mousse (l’apprenti) les règles de l'art permettant de faire ses nœuds parfaits.

Le nœud en « 8 » était (est toujours) le premier nœud enseigné. Non pas parce qu'il est le plus facile à faire mais parce qu'il est considéré comme un nœud majeur du fait de ses qualités. Il ne se défait jamais seul, ne glisse pas, ne se souque pas (ne se bloque pas), il reste facile à défaire en cas de nécessité.

De la corde à nœuds à la cordelière – II

Voir ci-dessus la confection d'un nœud en « 8 »

à suivre...

 

704ème article

De la corde à nœuds à la cordelière – II
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5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 13:43
De la corde à nœuds à la cordelière – I

Premier épisode

En mai dernier je vous avais présenté un travail intitulé Du fil à plomb à l'équerre sous titré Ouvrir la voie symbolique.

La corde à nœuds dont je vais vous parler ce soir en est la suite logique et naturelle, pouvant être sous-titré, S'engager sur la voie symbolique.

Un de nos mythes fondateurs est celui des tailleurs de pierre et autres maîtres bâtisseurs, maçons opératifs dont nous sommes, en devenant des maçons de théorie, les descendants.

Je vous propose dans un premier temps d'étudier ce que pouvait être la corde à nœuds pour nos précurseurs et de voir ensuite l'usage que nous en faisons, ou que nous pourrions en faire, en Loge et la place qu'elle occupe dans notre corpus symbolique.

 

Un outil topographique et de traçage

Dans une corde à nœuds il y a d'abord une corde. De temps immémoriaux, depuis que l'homme a compris qu'il pouvait assembler des fils de chanvre, de lin, de sisal et autres textiles, pour fabriquer des liens qui lui permettaient d'assembler des pieux, d'inventer des pièges, de ligoter des proies, la corde est devenue un outil universel indispensable dans la vie quotidienne.

Pour les maçons de pratique aussi, la corde fut un outil de base pour trainer, soulever, hisser des matériaux, dresser des étais, des poteaux de bois, assurer des échafaudages.

Mais cet outil universel possède une propriété intrinsèque qui en fait un outil quasi magique. Si je tends une corde, elle dessine de façon parfaite une ligne droite, elle change alors de nom et devient un cordeau.

De la corde à nœuds à la cordelière – I

D'où les expressions telles que "un travail tiré au cordeau, un plan tracé au cordeau". Tracer au cordeau, c'est l'action du Maître délimitant sur le sol l'ensemble du chantier et donnant ses directives aux apprentis,

         – De ce coté du cordeau il faut creuser, de l'autre non.

Le cordeau permet de marquer des limites entre ce qu'il faut faire et ne pas faire.

C'est aussi un puissant outil de traçage pour le Maître initié à l'art du trait. Avec un cordeau et quelques piquets, le Maître, sous réserve d'être instruit de l'usage de l'outil, peut tracer des figures des plus simples aux plus complexes, du simple cercle à l'ogive en passant par l'ellipse et l'amande mystique (la mandorle).

Mais pour  réaliser les plans d'un édifice, le Maître doit également en prévoir les dimensions afin de pouvoir donner les directives en conséquence lors de la construction.

Ne disposant ni du système métrique qui ne sera défini officiellement qu'en 1799, ni du mètre ruban, il lui faut utiliser un instrument de mesure adapté aux travaux dont il a la charge.

 

L'outil topographique et de traçage devient outil de mesure

Les maîtres bâtisseurs et d'autres corps de métiers utilisaient depuis fort longtemps des unités de mesure définies à partir du corps humain :

La Toise, le pied, la coudée, l'empan, le palme, la paume, le pouce ; une coudée  est égale à un pied plus un empan ; un pied est égal à un empan plus un palme ; un empan est égal à un palme plus une paume.

Géométrie du nombre d'or de Robert Vincent

 

Pour avoir un outil de mesure, il suffit de définir sur un cordeau, un espace correspondant, à un pied, une coudée, un empan... limité par deux nœuds. C'est ainsi qu'est apparue la corde à treize nœuds.

Cette corde dite à treize nœuds, ou corde égyptienne, ou corde des druides ou corde d'Hermès, etc., les noms de baptême ne manquent pas, se révèle un outil de mesure précis, mais également un outil de traçage incomparable.

Vous connaissez tous le moyen de tracer un angle droit avec une corde à treize nœuds et trois piquets.

De la corde à nœuds à la cordelière – I

Le dessin montre  l'utilisation de la corde à treize nœuds pour obtenir un triangle rectangle qui possède trois angles dont un est droit (angle de la parfaite harmonie).

A partir de là, vous pouvez tracer un carré, un carré long, c'est-à-dire un rectangle qui peut être d'argent (double carré) et même d'or (introduction du nombre d'or dans le rapport longueur/largeur), un arc brisé, etc.

Petite remarque en passant, si vous comptez les nœuds sur le schéma du triangle, il n'y en a pas treize mais douze. Tout simplement parce qu'il s'agit d'une figure fermée (revoir le cours sur les clôtures). C'est pourquoi l'expression corde à treize nœuds est impropre (abus de langage). L'important ce sont les intervalles qui correspondent à une unité de mesure et non pas les nœuds. Certes ceux-ci limitent, bornent les espaces mais nous pouvons avoir treize nœuds et des espaces irréguliers et notre corde ne sert alors plus à rien. Il vaut mieux dire, une corde à douze intervalles.

à suivre...

De la corde à nœuds à la cordelière – I
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TVF BB T.V.F.B.B. - dans Symbolique
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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 09:42

Mardi dernier, sous le porche d'une cathédrale au pays de d'Artagnan, un apprenti au travail, les mêmes gestes séculaires.

L'Apprenti
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17 septembre 2015 4 17 /09 /septembre /2015 14:30

L'article précédent – du 12 septembre – nous a valu la réaction de trois lecteurs qui ont parfaitement identifié la citation. Deux d'entre eux nous ont adressé en outre les propos du philosophe Emile Chartier plus connu sous son pseudonyme "Alain".

Voici ce que disait Alain, alors qu'il était professeur de philosophie au Lycée Corneille, en 1902, dans un discours qu'il prononça pour la distribution des prix.

Que nul n'entre ici...

Merci à Jérémie, J.L.B et S de L. pour leur participation.

Vous avez la parole, par mail, toujours à la même adresse, voir article précédent, ou via la zone commentaire.

Que nul n'entre ici...
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12 septembre 2015 6 12 /09 /septembre /2015 14:54
Que nul n'entre ici...

Ceci est le 701ème article du blog des Meuniers.

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10 septembre 2015 4 10 /09 /septembre /2015 15:05
Rendez-vous d'automne

N'oubliez pas d'avertir notre F:. Claude de votre participation (ou non).

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4 septembre 2015 5 04 /09 /septembre /2015 12:37
Reprise des travaux

Août est le mois des vacances, du farniente et n'incite pas au tavail. Ce qui explique qu'aucun lecteur n'a proposé de solution sérieuse au problème posé dans l'article précédent, le 2 août dernier.

Le problème reste posé. Pour trouver la solution, il suffit de savoir ce que l'on peut dessiner sur le sable de la plage – ou n'importe quel sol plan – en utilisant une corde et trois piquets, sachant qu'un des piquets sert de traceur...

*

*         *

La reprise des travaux se fera ce soir avec l'installation du nouveau Maître de la Loge. Profitons de cette reprise pour rappeler un usage celui du vote en Loge

Apparemment certains s'interrogent toujours :

– Le vote doit-il se faire à bulletin secret ?

– Qui peut voter ?

– Comment se déroule le vote ?

Principes du scrutin secret

Le vote au scrutin secret est obligatoire :

— lorsque le vote concerne une personne, un F:. ou un profane : élection, admission, réintégration, régularisation, sanction,...

— lorsqu'un F:. de la Loge le demande, quelque soit l'objet du vote.

Seuls les MM:. de la Loge participent au vote sauf à l'occasion du vote sur le montant des cotisations où les CC:. et les AA:.  sont invités à donner leurs avis.

Le vote s'exprime par oui ou par non sur une proposition faite obligatoirement par le F:. Orateur.

Les votants sont obligés de s'exprimer, l'abstention n'existe pas en Loge.

Traditionnellement, le vote au scrutin secret s'effectue par boules ce qui ne permet pas l'abstention.

Chaque votant dispose d'une boule blanche et d'une boule noire. La boule blanche correspond à oui (pour la proposition du F:. Orateur), la boule noire à non (contre la proposition du F:. Orateur). Pour voter chaque votant met dans l'urne blanche la boule correspondant à sa décision et dans l'urne noire l'autre boule.

Déroulement des opérations :

Le vote étant prévu à l'ordre du jour, après avoir entendu les observations des FF:. sur les colonnes et à l'Orient, le Vénérable demande au F:. Orateur de conclure et de formuler la proposition qui sera soumise au vote.

Cela étant fait, le Vénérable demande au(x) Maître(s) des Cérémonies de distribuer les boules aux seuls votants et de noter le nombre de ces derniers.

Les boules étant distribuées, le Vénérable demande au(x) Frère(s) Expert(s) de présenter à chaque votant les urnes destinées à recueillir les votes. Le(s) Expert(s) remettent ensuite les urnes au Vénérable.

Le Vénérable demande au F:. Orateur et au F:. Secrétaire de l'assister pour le dépouillement.  Il compte, en silence, les boules de l'urne blanche et demande au Maître des Cérémonies le nombre de votants. Si le nombre de boules ne correspond pas, il déclare le vote nul.

Il vérifie le nombre de boules blanches   ( oui ) et de boules noires ( non ). Il contrôle ensuite l'urne noire dont le contenu de doit être conforme aux résultats de l'urne blanche.

Annonce des résultats :

Le résultat est annoncé simplement sous la forme favorable ou défavorable, sans autres précisions. Le F:. Secrétaire notera le résultats sous la même forme, dans le compte rendu (planche tracée). Les FF:. Orateur et Secrétaire sont tenus au secret et ne doivent en aucun cas évoquer le détail du scrutin.

 

Reprise des travaux

699ème article

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Les Meuniers De La Tiretaine

  • : Royale Confrèrie des Meuniers de la Tiretaine
  • Royale Confrèrie des Meuniers de la Tiretaine
  • : Espace de dialogue des Meuniers de la Tiretaine (branche française) et de leurs amis bâtisseurs et géomètres, tous de bonne compagnie, libres et de bonnes mœurs.
  • Contact

Trois Pas en Loge Bleue

Un guide indispensable pour comprendre les usages en Loge et les fondamentaux du rite français

Disponible chez l'auteur TVF BB.

Pour commander ce livre, envoyer un mail à l'adresse : tvfbb[at]vt4c.ovh

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