Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 14:46

Comme promis voici le travail sur l'Harmonie présenté par notre F:. Jean-Michel D:.

 

Harmonie   [planche]

Quand on évoque le mot «Harmonie», on pense généralement tout d’abord à la relation d’Harmonie d’un tableau, d’une musique, d’un monument architectural, d’un jardin à l’anglaise ou à la française, ou encore d’un paysage ou point de vue naturel(s).

Il s’agit d’une relation entre l’Homme-Créateur  et l’Homme-Spectateur dans le cas d’une Œuvre humaine, et d’une relation entre le Tout, la Déesse-Nature ou le G:. A:. D:. L:. U:. et l’Homme-Réceptacle dans le second cas, celui d’une Œuvre de la Nature. On peut déceler une Relation entre l’Homme, et l’un ou plusieurs de ses sens lié à son émotivité, sa spiritualité culturelle.

L’évocation de l’«Harmonie», c’est avant tout une notion d’équilibre, de justesse, d’insaisissable et en même temps d’accessible, c’est une certaine compréhension, et en même temps une quête ou un idéal de cheminement individuel et collectif. C’est aussi «réunir ce qui est épars» en apparence, s’en imprégner empiriquement avant de le réfléchir.

C’est donc d’abord une imprégnation empirique personnelle, et donc une approche d’une démarche païenne d’origine pré-solaire et chamanique qui veut que l’on aborde d’abord pleinement le Tout et que seulement ensuite on reconnaisse tels ou tels éléments, que l’on ordonne seulement alors.

Peuvent être utilisées plusieurs grilles d’analyse, à utiliser rigoureusement et dans un esprit cartésien, en conscientisant que même si elles partent de la «matière première» envisagée, c. -à-d. d’un même matériau déterminé de base, le mélange ou l’interpénétration des conclusions de chacune peut aboutir, si on n’y fait attention et si on manque de prudence et de rigueur, à une confusion, une disharmonie, c. -à-d, comme le présente la sagesse populaire, le risque de «mélanger ses pinceaux».

Chacune d’entre elles, cependant, peut permettre d’éclairer des morceaux de brouillard cachant le paysage, mais il est dangereux, comme nous venons de l’évoquer, de vouloir à tout prix «inventer» leurs rapports sous peine de se fourvoyer.

L’«Harmonie» peut être aussi synonyme, notamment en Art moderne, d’une dysharmonie, mais ici apparente, voulue consciemment et artistiquement. L’harmonie y est à trouver dans l’Abstrait : la dysharmonie apparente cache un équilibre harmonieux non visible à la première lecture, elle n’apparaît qu’à celui qui a l’esprit culturel en harmonie avec la démarche artistique proposée.

Au contraire, ce qui peut apparaître à première vue comme harmonieux, peut cacher au regard distrait, non exercé ou non préparé, donc non initié, une ou des disharmonie(s)ou déséquilibre(s) involontaire(s), pour certains donc flagrant(e/s), du(e/s) par exemple au manque de technicité de l’Artiste, comme par exemple des erreurs de perspectives dans une peinture réaliste d’un paysage.

Quand on rentre rituellement dans le Temple, le Rituel rigoureux et l’état d’esprit dans lequel on est dirigé, entraînent rapidement, tant collectivement qu’individuellement, le passage à l’intemporalité, nous mettant directement dans un état d’esprit hors des préoccupations profanes, un état d’esprit détendu, reposé, en harmonie, inspirant le bien-être comme une Méditation.

Ce climat d’harmonie semble important, aidant au dépassement de soi-même, permettant au mieux de donner à chacun le meilleur, entraînant des moments privilégiés tant dans notre raisonnement que dans notre intuition…

C’est un des chemins menant de la «Pierre brute» à la «Pierre polie».

Les anciens Opératifs nous l’ont montré : il y a des lieux et des moments rendus privilégiés, reliés au Sacré intérieur et collectif, qui permettent de s’élever vers une meilleure compréhension tant de soi-même, des autres, que de l’Indéfinissable.

Tout le Rituel  et son environnement, nous convient pour nous dépasser, nous permettant d’aller plus loin que ce que l’on pouvait s’imaginer. Ce sont vraiment des moments privilégiés où l’on peut même s’en étonner, aller plus loin dans sa compréhension que l’on pouvait s’y attendre, c. -à-d. des parts d’inconscients se conscientisant peu à peu harmonieusement.

Le Rituel étant une symbolique en action, tout peut être important et aider à une harmonisation croissante créant ces moments privilégiés  et intemporels que sont nos Tenues.

De plus, la Colonne d’Harmonie, les choix artistiques décorant le Temple en général, mais aussi le travail, contribuent à éveiller notre âme. Ce n’est bien sûr pas de sophistication baroque qu’il s’agit ici, mais bien entendu d’une contribution permanente individuelle  et collective d’une construction harmonieuse vers le Beau avec Force  et Sagesse.

Le Rituel  et la musique appropriée aident donc à l’harmonie-méditation  où règne l’harmonie des cœurs  et des pensées. A tout Chœur harmonique il y a un chef d’orchestre, ou G: . A:. D:. L:. U:, qui est en même temps au cœur de l’harmonie, c. -à-d. des chanteurs et/ou musiciens. . , et en même temps au-delà avec comme tout attribut une baguette, pour mettre à l’unisson chacun participant à l’œuvre vivante commune…

Cette baguette est comme le Maillet qui orchestre le bon déroulement de l’Harmonie intemporelle de la Loge en action… paraissant passive parfois, mais réalisant activement l’«Égrégore», union des esprits  et inconscients des FF:. .

Parler d’Harmonie, Temple, Sacré  et Héritages opératifs. , nous ramène à la relation Homme-Univers, donc Cosmologie !

Et tout d’abord, historiquement, qu’est-ce que l’«Harmonie» ? Ce mot vient de la Grèce antique, et n’a pas le sens qu’on lui attribue généralement, c-à-d. l’effet des relations existant entre les diverses parties d’un tout et qui font que ces dernières concourent à ce même effet d’ensemble.

Au départ, la notion d’«Harmonie» est plus philosophique que technique.

L’harmonie, telle que la définissaient Aristoxène, Platon ou Aristote, c’est le mode, c’est-à-dire une disposition type des sons contenus à l’intérieur de l’octave, et une succession caractéristique des intervalles inégaux qui les séparent. Tous les sons possibles sont contenus dans l’octave puisqu’ils ne peuvent, au-delà de ses limites, que se reproduire dans une tessiture différente (. )

La musique grecque classique opérait parmi tous ces possibles une sélection de sept sons… L’essentiel des traditions musicales de la Grèce antique est à la base du plain-chant médiéval où l’on retrouve ses différents modes classés en huit catégories. C’est dans cette longue période étalée sur plusieurs siècles du Moyen Age occidental que devait se produire l’évolution profonde dont est sorti le système musical sur lequel on vit aujourd’hui.

Dès lors le mot «harmonie» change de signification. Il ne s’applique plus à la succession des sons, mais à leur audition dans la simultanéité… » Cependant, il faut rappeler que Harmonie fait tout d’abord partie de la Mythologie. C’est le nom de la fille d’Ares, dieu des Enfers (qui à l’origine, avant l’avènement des dieux solaires était Grande Déesse) et d’Aphrodite d’après la tradition thébaine, tandis qu’à Samothrace, elle était considérée comme la fille de Zeus et de la Pléiade Electre. Elle fut enlevée par Cadmos qui l’épousa et elle reçut pour ses noces une robe tissée par les Grâces, ainsi qu’un collier d’or réalisé par Héphaïstos. Ce collier portait malheur à leur possesseur. » A la fin de leur vie, Harmonie et Cadmos furent tous deux métamorphosés en serpents.

On donnait également le nom d’Harmonie à la personnification de l’Ordre et de la Symétrie…

Pour terminer, je voudrais aborder succinctement  et harmonieusement la «Voûte étoilée», ainsi que le «Soleil» et la «Lune» donc une approche cosmogonique héritée dans notre Temple maçonnique.

Les Pythagoriciens «mathématisent» le Ciel connu, que nous pourrons à notre aise vivre  et étudier quand nous aurons l’âge maçonnique.

J’y retiendrai ces propos :  « -Mais quel est le fil conducteur qui relie Copernic, Brahe, Kepler, Galilée, Newton à notre symbolisme (maçonnique) astral ? Il s’agit probablement de la thèse mathématico-ontologique d’une harmonie unique de l’univers, qui est le trait essentiel de toutes les formes de pythagorisme. Car les thèses les plus novatrices du pythagorisme sont liées à sa spéculation mystique. Il nous faut donc reconnaître que la pensée de Pythagore commande une bonne partie de la pensée occidentale qui, progressivement, s’est identifiée à l’universalité… »

Dès l’avènement des religions solaires introduites chez nous dès le prénéolithique, le Sacré des Grottes, sans être négligé par le postdiluvien car réintégré pleinement dans l’architecture mégalithique. Jusqu’à toutes les Notre-Dame-de-Sous-Terre et autres Vierges Noires, le Ciel et ce qui est élevé (car sauvé des eaux post-glacières inondant les vallées), est symbolisé en tant que Suprême dominant, rassemblant « les symboles de l’ascension, échelles, escaliers, arbre, aile, montagne naturelle ou mont artificiel formé par les proéminences du temple, vision monarchique, et finalement clarté.

L’on peut dire que tout un secteur du symbolisme célestiel est au régime diurne de l’image.

Toutefois, un autre symbolisme vient se greffer sur l’archétype diurne du Ciel. Car le Ciel peut aussi être nocturne. Bien mieux, il est la scène dramatique où se succèdent les contraires, où s’affrontent les phases, où se jouent les ascensions astrales comme les déclins.

La Lune donne le ton à toute dramatisation céleste. La Lune, ainsi que ses phases, signalent sa révolution mensuelle céleste, donne le ton à toute mythologie terrestre, où se succèdent en contrastant des épisodes épiques, agricoles, biologiques.

De l’astrobiologie chaldéenne ou mexicaine pour aboutir aux civilisations méditerranéennes, c’est le drame lunaire, puis les phases de certaines planètes et le contraste du jour solaire et de la nuit qui ont ordonné les calendriers, les rituels et les mythes, spécialement ceux de la vie agricole.

Ce découpage du temps céleste en phases s’accompagne de la projection de ce temps astral sur l’espace céleste : les points cardinaux sont d’abord des points célestes, ceux des solstices et équinoxes solaires, ceux des planètes ou étoiles majeures (Sirius pour les Egyptiens. ) »

Cela aboutit à un modèle harmonieux de l’ordre de l’univers (Cosmos) où se rangent les contraires : ciel contrasté en jour et nuit, lune ascendante et descendante, quadrature équinoxiale et solsticiale. Le Ciel, « quadraturé » et ordonné, devient le modèle parfait ou puissant de toute destinée terrestre, aboutissant à l’astrologie-astronomie ne faisant encore qu’une.

On arrive enfin au symbolisme du Ciel comme modèle de régularité et de la règle de la création de l’univers. On approche du concept de «Fiat Lux» cher aux Rosicruciens anciens… Quel héritage complexe de pensée à conscientiser  et à méditer harmonieusement au sein de notre Temple qui est un carré long, dont la longueur va de l’Orient à l’Occident, la largeur du Septentrion au Midi, et sa hauteur du Zénith au Nadir…

Pour terminer, enfin, en guise d’esquisse de conclusion, je vous propose celle d’Universalis sur la régularité des rythmes. :

« Le Ciel constitue donc bien l’archétype des archétypes, le symbole majeur où se rassemblent, s’organisent et s’expliquent tous les êtres et les choses de l’univers d’ici-bas. Il est le modèle gigantesque du nombre et de l’ordre, comme l’avait bien vu, avant KEPLER, les Pythagoriciens.

C’est le lieu métaphysique par excellence, le réservoir de la Toute-Puissance par son élévation exemplaire, le modèle de toute intelligibilité par son ordre exemplaire, le lieu de maîtrise divine sur les destinées et les évènements… »

Harmonie   [planche]

Un grand Merci à Jean-Michel pour nous avoir permis de mettre son travail en ligne.

 

Illustrations :

— idéogramme chinois "Harmonie"

— photo TVF BB

Harmonie   [planche]
Repost 0
TVF BB T.V.F.B.B. - dans Planches
commenter cet article
14 février 2015 6 14 /02 /février /2015 16:23
Loge Bleue, pourquoi bleue ? (réparation des liens)

Plusieurs lecteurs nous ont signalé des liens inactifs dans l'article intitulé " L'Heure bleue ou, pourquoi les Loges symboliques sont elles aussi appelées Loges Bleues ?

C'est réparé !

*  *  *

"Pourquoi, dès les débuts de la franc-maçonnerie telle que nous la pratiquons, nos anciens ont-ils choisi la couleur bleue ?"

Vous trouverez des éléments de réponse en cliquant

— sur Loge Bleue, pourquoi bleue ?

— ou sur Loge Bleue, pourquoi bleue ? dans la rubriqueTextes de la colonne à droite

Illustrations :

Vignette : composée à partir de "La vie de classe - Cahier de classe moyenne et grande section - 2011-2012- Philippe Guillem - Ecole maternelle A. Camus"

Bandeau de bas de page : photo et montage BB

Loge Bleue, pourquoi bleue ? (réparation des liens)
Repost 0
TVF BB T.V.F.B.B. - dans Planches
commenter cet article
24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 10:45
Le SILENCE en LOGE

Travail d'Apprenti sur le Silence, réalisé par notre B:.A:.F:. Frédéric R:.

 

A la gloire du GADLU,

Vénérable Maître, mes bien aimés Frères.

Je ne vous cache pas la difficulté de ce travail car je  me  dois de  vous parler du silence en loge, après la remarquable planche réalisée par notre frère écrivain Patrice , travail que j’ai pu lire sur le site de notre atelier.

Je vous serai donc très reconnaissant mes bien aimés frères de  faire preuve de beaucoup d’indulgence car je ne suis pas un homme de lettre comme vous le savez mais plus de formation scientifique....

Dans un premier temps, je vais tenter de définir comment je perçois  le silence dans notre vie profane avec quelques exemples puis  j’aborderai ensuite le thème du silence en loge avec pour terminer sur ma perception du  « silence forcé  » d’un apprenti pendant plus de deux ans à Trusatiles.

Tout d’abord je vous propose plusieurs  définitions généralistes du silence :

De façon étymologique le silence vient du latin « Silentium » soit l’absence de bruit :

« Tout était calme autour de lui ; on était arrivé à cette heure mystérieuse de la nuit où la nature semble dormir, et où tous les bruits sans nom de la solitude s’éteignent pour ne laisser, suivant l’expression indienne, entendre que le silence. » 

G. Aimard, Les Trappeurs de l'Arkansas, 1858

 

Une première réflexion me vient à l’esprit, on peut Entendre le Silence ou tout du moins être dans un état qui permet de rencontrer et d’écouter le silence, ce silence qui apparaît lors d’une introspection, lors d’une méditation  ou lors d’une profonde réflexion amenant quelque fois à une décision primordiale…

Une autre définition nous explique que  Le silence est, dans son sens originel, l'état de la personne qui s'abstient de parler .

Ne nous a t’on pas appris lors de notre plus jeune âge à l’école maternelle de « Faire le Silence » ? je me rappelle de cette enfance ou l’on entrait en classe dispersés ; bruyants ; énervés d’une récréation riche en évènements, le Maitre ou la Maîtresse demandant de « Faire le Silence » : permettant ainsi au groupe de se calmer ; de se mettre en position d’écoute et de travail .

Ne nous as t on pas appris plus tard de ne pas bavarder ? de faire le silence pendant les cours , de ne pas prendre la parole sans en avoir l’autorisation ?

« Silence dans les rangs !  »

ont aboyés un peu plus tard les supérieurs militaires

Je me pose la question :

Notre vie ne serait elle pas  finalement une succession de  périodes de silences forcés ou  de silences souhaités ?

Qui n’a pas déjà employé ce proverbe hébreux :

« Le silence est d'or, la parole d'argent » ?  

La valeur du silence est supérieure à celle de la parole. En effet, il est important de maîtriser le langage mais savoir se taire est un signe de sagesse. Le contrôle de soi passe à mon avis par la maîtrise de la parole mais aussi par la maîtrise des périodes de silence , on se retrouve ici dans un langage qui est différent de celui des mots .

Dans notre société et donc dans notre monde profane  est il facile et aisé de ne pas prendre la parole, de ne pas  mettre en avant son savoir ou son analyse ?

La réponse est clairement Non !

Le silence fait peur à notre époque. La vie active nous laisse peu de répit. La ville est un univers bruyant qui sollicite en permanence tous nos sens.

On nous demande, en particulier dans le monde du travail, de prendre position, d’être force de propositions, de participer à des "Brandteam" ; de prendre le pouvoir à travers des débats ; à travers des analyses ; à travers des discours ; l’influence se faisant essentiellement par la capacité à convaincre, à fédérer à travers la parole, le dialogue et l’échange .

Ne parle t'on pas actuellement de transversalité ? (nouveau modèle dans nos organisations, dans nos entreprises) Nous vivons dans une société de complexité à tel point que se résigner ou rester dans son coin silencieux, ne peut nullement procurer ni quiétude ni confort.

Dans nos relations avec l’autre, en communication lorsque nous réalisons un « silence volontaire » il est très difficile pour la personne avec qui nous communiquons de respecter cette pause silencieuse : au bout de quelques secondes seulement le dialogue est automatiquement repris car il est difficile de gérer un silence : peur du vide ? une gestion difficile de ce temps de silence forcé?  Le Silence nous fait il peur ? est il synonyme de mort dans notre subconscient ? je ne répondrai pas à ces questions mais vous propose ces quelques pistes .

Tous les recruteurs le savent : quand on veut savoir un peu plus sur un potentiel candidat , au moment le plus important de l’entretien , un silence va induire nécessairement une reprise du dialogue par le candidat et c’est là que ce dernier va se livrer encore plus .. et certainement à tort ….

 

Le SILENCE en LOGE

Pourtant, l'homme moderne n'a pas oublié la valeur du silence, même si habituellement il ne le « pratique » plus beaucoup. Certains ressentent le besoin de s'extraire de ce fond sonore pour aller chercher le silence dans les monastères,  là où il devient une règle, un chemin de vie, une nécessité pour mieux écouter l'Autre... C’est une forme de silence intérieure qui permets l’introspection , l’analyse , on décide de se taire, de faire le vide en soi, de prendre du recul par rapport à nos activités quotidiennes pour se recentrer sur l'essentiel.

Ce « silence  actif » permet le recueillement, la réflexion personnelle… il en est de même chez les bouddhistes, certains font le choix mûrement réfléchi de se retirer du monde pendant trois ans, trois mois et trois jours. Ce n'est pas une fuite mais plutôt un voyage intérieur : il leur faut une force extraordinaire pour lutter contre leurs passions.

Nous avons aussi une autre possibilité , c’est de rechercher le silence par l’extérieur :  celui que l'on peut trouver dans la Nature, au sommet d'une montagne ou dans le désert : Trouver un endroit sans bruit parasite , permet de rentrer très vite dans la réflexion de qui nous sommes , d’ou venons nous , de faire un bilan de notre vie et de notre vision du futur .. il est alors possible de faire rejoindre le silence extérieur  par celui du silence intérieure , ce que l’on pourrait peut être définir comme un état de paix de tout notre être . Il m’est difficile de rester trop longtemps isolé sans le moindre bruit ou dialogue :

« Le silence éternel de ces espaces m’effraie  » disait Pascal  

« Le silence n’a jamais trahi personne » disait aussi ce même philosophe , je me pose la question de savoir si la maitrise du silence ne pourrait pas au contraire être une force dans cette société ou nous devons en permanence faire nos preuves et rester comme on le dit dans le monde du travail «toujours en haut de la pile »…

Savoir écouter ; savoir se taire et laisser les autres se découvrirent , permet finalement de trouver les bons mots et la bonne synthèse qui pourra enrichir le débat ou la problématique. Le Silence devient alors dans ce contexte  une façon de s’exprimer ou d’acquiescer … Qui ne dit mot consent …

 

Le silence en loge :

comment  se traduit il ? comment l’ai je perçu ?

Lors de l’initiation le premier temps est rythmé par le silence  enfermé dans le cabinet de réflexion , dans un silence absolu , dans le froid et dans un environnement austère … ou je me suis retrouvé accompagné simplement par le silence mais heureusement autour d’un questionnement qui a permis à mon esprit de s’évader et déjà me poser des questions existentielles …

L’initiation était en route dans le silence , l’ensemble de mes sens étaient en éveille  avant d’entrer dans un nouveau rythme lors d’ un premier voyage lui très bruyant ….

Dans notre tradition occidentale , le silence est l’outil de l’apprentissage . Faire silence est un outil qui permet de se rendre disponible à la parole de l’autre 

J’ai abordé lors du premier chapitre cette métaphore de l’école à travers notre expérience écolière , 

En loge , Il me semble être retourné à la maternelle, de nouveau nous marchons en rang, nous faisons des devoirs mais aussi  des pensums, et l'on nous astreint au silence, l’élève devient silencieux car il doit apprendre !

Moi qui communique et qui parle beaucoup dans la vie profane, voilà que l’on me demande de ne plus rien dire ; au début de mon entrée à Trusatiles, les premiers mois cela me semblait difficile et presque injuste de ne dire mot, puis au fil des mois je me suis habitué à cette situation, la trouvant finalement assez confortable, surtout comparée à celle de certains officiers en particulier celui de l’orateur ou du secrétaire...

Finalement, le fait de ne pas parler m’a permis d’observer le rituel et le rôle de chacun afin de trouver une parfaite harmonie . J’ai pu essayé de comprendre ce rituel unique ou tout est pensé, réfléchi ou le symbolisme est omniprésent.

Moi l’homme de communication qui essaye toute la journée de convaincre au niveau de mes interlocuteurs professionnels ou au niveau des sympathisants dans mes différents  engagements, il a fallu que je trouve la symbolique de ce silence et surtout les bienfaits que l’on peut exploiter à la fois dans le temple mais aussi dans la vie hors du temple .

Moi qui passe mon temps en réunion , me voilà en train d’observer et me retenir à prendre la parole à tors et à travers ou trop rapidement ; comme le dit le dicton

« Il est bon de parler et  meilleur de se taire  ».

Je peux dire avec beaucoup d’humilité avoir changé de comportement dans certaines situations  ou pour preuve je commence à me dire :

« Tiens là tu ne parles plus autant qu’avant , tes interventions sont plus courtes et plus synthétiques … est ce une conséquence de mon expérience en loge … je le pense objectivement … c’est peut être là que je peux me dire que j’ai objectivement commencé à tailler ma pierre .. »

Ce silence ou cette écoute active permet de comprendre une situation ; d’être capable de mieux faire la synthèse et d’apporter la pierre manquante à l’édifice lors de  la résolution d’une problématique par exemple.

C’est dans le silence qu’on se retrouve soi même que l’on peut analyser ce qui est le plus important , que l’on peut se rendre compte que l’on vit un moment exceptionnel et que ce moment est certainement un instant de bonheur.

 

Pour conclure :

Le silence n’est il pas plus important que la parole dans certains cas ??

N’est il pas aussi l’une des manières de reconnaitre un frère dans la vie profane ?

Dans la franc maçonnerie le silence est certainement le premier outil de l’apprenti , il le restera toujours pour le maçon en effet l’essentiel de notre démarche repose sur une volonté personnelle de perfectionnement intérieur  aidée en cela par l’écoute donc par le silence actif , mais aussi par la rigueur et la fraternité entre tous.

Pour moi, le silence renvoie aussi au secret dans la loge mais aussi à l’extérieur,  l’accès au temple, l’appartenance de cette société discrète, ce silence devient alors protecteur et nécessaire.

Le silence que vous m’avez imposé pendant ces deux années n’est il pas un cadeau que vous m’avez fait mes BAF ? Je le pense et vous en remercie tous très fraternellement .

J’ai pu regarder , analyser , essayer de comprendre le rituel sans prendre le moindre risque lié à la prise de parole , cela m’a permis aussi de me concentrer sur moi même et de commencer à chercher les réponses à quelques questions :

— Qu’est ce que je recherche dans la Franc Maçonnerie ?

Pourquoi suis je impatient et heureux de retrouver l’ensemble de mes frères lors des tenues ?

Que pourrais-je à mon niveau apporter à ma loge ?

Comment puis-je mettre en application  le savoir être et le savoir appris en loge  dans le monde profane ? etc.  

Mais rester trop longtemps dans le silence serait contre productif avec le risque de s’isoler et de ne  pas aider à construire notre édifice commun .

Je terminerai  sur une parole de Mère Térésa :

« Dieu est l’ami du silence .Les arbres ,les fleurs et l’herbe poussent en silence. Regarde les étoiles ,la lune et le soleil ,comment ils se meuvent silencieusement. »

Je suis très impatient d’écouter vos enrichissements  mes Baf qui vont me permettre  de lever certaines  interrogations, inutile d’en dire plus !

je retourne  dans mon Silence...

J’ai dit …

Le SILENCE en LOGE

Illustrations :

Coucher de soleil en Arkansas

Ecole de Bugny-les-Gamaches (Somme) en 1905

Frise tvfbb

Repost 0
TVF BB F:. R:. apprenti - dans Planches
commenter cet article
12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 12:00
 Propos sur la Fraternité

 

Vénérable Maître, et vous tous mes Bien Aimés Frères,

Ici, tout est symbole !

Définitions de la fraternité

Fraternité est un nom féminin

Etymologiquement, il vient du latin fraternitas, relations entre frères, entre peuples, lui-même dérivant de frater, frère. La fraternité est le lien fraternel et naturel ainsi que le sentiment de solidarité et d'amitié qui unissent ou devraient unir les membres de la même famille que représente l'espèce humaine. Elle implique la tolérance et le respect mutuel des différences, contribuant ainsi à la paix. Dans un sens plus restrictif, la fraternité désigne le lien existant entre les membres d'une même organisation, entre ceux qui partagent un même idéal ou qui ont combattu ou combattent pour une même cause, comme à l'époque féodale, où la Fraternité d'arme était le lien qui unissait deux chevaliers qui s'étaient promis aide mutuelle. La fraternité est aussi l'une des trois composantes de la devise de la République Française : "Liberté, égalité, fraternité". Tellement d'actualité en ces temps-ci !!

Troisième élément de la devise de la République, la fraternité est ainsi définie dans la Déclaration des droits et devoirs du citoyen figurant en tête de la Constitution de l'an III de 1795, à l’article 2 des devoirs : « Ne faites pas à autrui ce que vous ne voudriez pas qu'on vous fit ; faites constamment aux autres le bien que vous voudriez en recevoir ». Elle n'a été accolée aux deux droits précédents qu'en 1848 sous l'influence des députés catholiques, qui voulaient prévenir la proclamation d'un droit au travail.

Selon Paul Thibaud, philosophe et ancien directeur de la revue Esprit, « Autant la liberté et l'égalité peuvent être perçues comme des droits, autant la fraternité est une obligation de chacun vis-à-vis d'autrui. C'est donc un mot d'ordre moral. »

La fraternité est également une valeur de l'humanité, comme en témoigne l'article 1 de la Déclaration universelle des Droits de l'homme :

"Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité."

Plus rarement la fraternité désigne le lien de parenté entre les frères et soeurs d'une même famille (la fratrie). La fraternité se distingue de la solidarité par la dimension affective de la relation humaine liée au sentiment d'appartenance à la même espèce, l'humanité, ce qui lui donne un caractère plus universel.

Au sens commun, cette notion désigne un lien de solidarité et d'amitié entre les humains.

 

Pourquoi la fraternité chez les Francs-Maçons

Le LAROUSSE nous dit que la franc-maçonnerie est une association (…) de personnes qui professent des principes de fraternité, se reconnaissent entre elles à des signes et à des emblèmes, se divisent en groupes appelés "Loges".

C’est dans les anciennes obligations dites Constitution d’Anderson considérées comme la Loi fondamentale de la Franc-Maçonnerie Universelle que nous trouvons les références principales à la fraternité : « C'est ainsi qu'ils répondaient aux attaques de leurs adversaires et qu'ils élevèrent l'honneur de la fraternité qui en temps de paix toujours prospéra. » pouvons nous lire dans le chapitre II qui traite Du MAGISTRAT CIVIL, SUPRÊME et ORDONNÉ.

Le respect constant de cette tradition, malgré les diversités de caractère des Grandes Loges de tous les pays, malgré la variété des Loges qui les composent, malgré les tendances particulières des frères de toutes origines, de toutes nationalités, de toutes croyances et de toutes opinions qui les animent, assure à l'ordre maçonnique son caractère universel et permet à tous les Francs-Maçons de se reconnaître entre eux comme frères.

Ces règles traditionnelles sont notre ciment et notre lien. Elles sont à la fois d'ordre moral et d'ordre pratique. Elles fixent dans ses grandes lignes la vie des Loges, et assignent à tous les frères des impératifs moraux intangibles. Elles maintiennent le cadre de l'ascèse maçonnique, quête perpétuelle de la vérité et de la justice, à l'abri de toute querelle religieuse ou politique.

Elles permettent à la Franc-Maçonnerie de constituer ce vrai centre d'union où se rencontrent fraternellement des hommes qui, sans Elles, seraient demeurés perpétuellement étrangers les uns aux autres, précepte énoncé au chapitre I.

Ces termes de « fraternité » et de « frères » se retrouvent ensuite dans l’ensemble des chapitres de ce document de référence et également dans la Règle en douze points qui a été forgée dans la quintessence des textes anciens.

Il ressort de cette Règle que la Franc Maçonnerie est un Ordre, une fraternité initiatique ayant pour fondement la foi en Dieu, qu’elle se réfère aux Anciens Devoirs, qu’elle vise au perfectionnement de ses membres au travers des rituels et du symbolisme, qu’elle interdit en son sein toute discussion politique ou religieuse mais qu’elle respecte les opinions de ses membres qui prêtent leurs obligations sur un Volume de la Sainte Loi, que les francs maçons s’assemblent dans les loges pour y travailler, que seuls sont admis les hommes majeurs de réputation parfaite, gens d’honneur loyaux et discrets qui cultivent l’amour de la patrie, la soumission aux lois et le respect des autorités, qu’ils contribuent au rayonnement de l’Ordre par leur exemple, et qu’ils se doivent mutuellement aide et protection fraternelle, gardant en toute circonstance calme équilibre et tempérance.

Rappelons qu’un Ordre est un ensemble de personnes qui, par un acte d’adhésion libre, ont fait le serment solennel de se soumettre à l’ensemble de ses règles.

1- La Franc-maçonnerie est une FRATERNITE initiatique qui a pour fondement traditionnel la foi en Dieu, Grand Architecte de l’Univers.

2- La Franc-maçonnerie se réfère aux "Anciens Devoirs" et aux "Landmarks" de la FRATERNITE, notamment quant à l’absolu respect des traditions spécifiques de l’Ordre, essentielle à la régularité de sa juridiction.

3- La Franc-maçonnerie est un Ordre auquel ne peuvent appartenir que des hommes libres et respectables, qui s’engagent à mettre en pratique un idéal de paix, d’amour et de FRATERNITE.

Les francs-maçons se reconnaissent donc entre eux pour frères et se nomment mutuellement ainsi. Cette fraternité n'est pas que symbolique, elle est en principe ressentie sincèrement par tous.

J’ai bien dit en principe car si la franc-maçonnerie est une recherche de Vérité, ou de Connaissance, une recherche du sens de l'Univers et de l’Humain dans l'univers, une conquête de la liberté rassemblée dans une quête initiatique, cette initiation maçonnique est avant tout la quête de la fraternité dans laquelle nous pouvons retrouver l’ensemble des autres éléments.

La Franc-maçonnerie est un ordre initiatique fondé sur la fraternité et comme nous l’avons vu précédemment, les textes constitutifs insistent sur ce point.

Comment, la fraternité chez les Francs-Maçons

La Fraternité maçonnique se découvre dans tout ce que nous offre le rituel :

En tout premier lieu et au tout premier instant, dans le Serment que nous prononçons lors de notre initiation. Ce serment qui est un acte libre et réciproque, comporte le double engagement de l’Initié et de ses frères à son égard. Lors de la cérémonie d'initiation d'un nouveau franc-maçon, tous les présents portant leur glaive en main, lui promettent avec force que si son honneur était un jour menacé, il trouverait ses défenseurs parmi les membres de la loge.

L’accolade qui est le premier signe qu'apprend le nouveau franc-maçon, profane venant juste d’être initié. Elle se pratique sous la forme d'une triple accolade. C'est le baiser de paix et de fraternité … A ne pas confondre avec le baiser de Judas !

Le Pavé Mosaïque, qui symbolise toutes les dualités non confondues et l’ambivalence entre frères, nous montre que les contraires peuvent co-exister et se compléter pour former un ensemble harmonieux.

La lettre G qui n’apparaît qu’au grade de Compagnon et qui peut être l’initiale, entre autres, du mot Gravitation force du cosmos et des corps physiques, en lien avec les forces exerçant une action morale et spirituelle, assurant la cohésion et la stabilité de l’édifice, ces forces étant essentiellement la Fraternité qui naît de l’initiation et l’Amour Fraternel, générateur d’harmonie et de stabilité.

Le "lacs d'amour" qui vient du latin « laqueus - cordon» et qui est le symbole de l'engagement, du lien, de ce qui lie. Il figure sur notre houppe dentelée (corde à noeud) où il symbolise la chaîne d'union.

De tous les rites, celui qui est, peut-être, le plus important : la Chaîne d’union qui est définie dans le dictionnaire illustré de Franc-Maçonnerie comme le symbole de la communauté des hommes, de leur fraternité. Elle se forme à la clôture des travaux. Tous les frères forment un cercle clos en se donnant la main dégantée, ce cercle symbolisant la cohésion de la Loge, l’échange d’énergie et de fraternité liant tous les membres.

Lorsqu’on apprend au nouvel initié qu’il vient d’être admis dans la Franc-maçonnerie, on l’invite à entrer dans la Chaîne d’Union, à former un nouveau maillon. Le nouveau frère découvre dans cette cérémonie rituelle plus qu’un symbole, il perçoit le message de fraternité

J'ai dit

Frédéric C:.

 Propos sur la Fraternité

Morceau d'architecture lu en Loge le 7 janvier 6015

 Propos sur la Fraternité
Repost 0
TVF BB T.V.F.B.B. - dans Planches
commenter cet article
16 décembre 2014 2 16 /12 /décembre /2014 17:08
Le Silence et la Parole en Loge [fin]

Suite et fin...

 

Si la parole est là dans la loge durant toute la tenue, rien n’est dû au hasard. Elle est l’exact reflet de notre rituel. La parole a alors un sens qui nous est propre. Elle constitue notre loge.  Ceux qui la disent, dans le silence, le Vénérable et ses 2 surveillants ne l’inventent pas mais la lisent. Cette parole, tout droit, sortie du rituel vient de loin, elle résonne dans l’histoire de la maçonnerie.

La prise de parole en loge est codifiée. Personne, je dis bien personne ne peut s’arroger le droit de parler librement. La parole est à demander au surveillant de sa colonne qui lui-même en fera la demande auprès du Vénérable Maître. Lui-même ne répondra pas directement au demandeur mais au surveillant.

Le Vénérable maître la donnera directement au frère secrétaire pour la lecture de la planche tracée de nos derniers travaux comme il la confiera au frère Orateur pour que celui-ci fasse part des changements ou erreurs.

Le vénérable maître par la parole ne s’adresse à la loge que par l’intermédiaire de ses 2 surveillants. La parole n’est  donc pas linéaire mais triangulaire, symbole fort.

La  parole est aussi là pour faire état de nos travaux. Et nous permettre d’apprendre. Chacun recevra alors par la lecture des planches d’apprentis, de compagnons ou des morceaux d’architecture des maitres de la loge l’enseignement qu’il est venu chercher pour avancer sur le chemin tortueux de la maçonnerie et s’enrichir.

A nous d’être à la hauteur de la parole que l’on nous donne que l’on soit celui qui dit ou celui qu’écoute. Prendre la parole n’est pas chose aisée. Croyez-moi je suis bien placé ce soir pour vous le confirmer. Nous qui sommes habitués au jugement dans la vie profane quand nous parlons et non à l’enrichissement de nos propos par des frères bienveillants.

Cela me fait penser à mon lointain  sujet de philosophie en terminale :

« Le langage sert il à parler ou bien à penser ? »

Ne vous inquiétez pas, je ne vais pas  vous refaire les quatre heures de l’épreuve ici mais plutôt faire une proposition qui nous amènera au troisième point que je voulais traiter : le langage nous sert ici à parler et à penser.

C’est par la parole du VM et le silence pour moi lors de mon passage au grade de compagnon que pour la première fois j’ai découvert l’Etoile Flamboyante,  symbole de ce feu sacré, feu de la connaissance, emblème du génie qui élève aux grandes choses comme nous dit le rituel

« S’éclairer soi-même afin de pouvoir éclairer autrui » explique Oswald Wirth. 

Comme j’ai découvert la lettre G, lettre mystérieuse ou le divin croise la géométrie, la sagesse le discernement, lettre par excellence fondation de la connaissance initiatique.

Par notre apprentissage,  par les mots que nous entendons ou que nous échangeons lors de nos séances de formations, à nous donc de rayonner et transmettre l’esprit maçonnique.

 

L’équilibre et l’harmonie.

Le silence et la parole ou en un seul mot : notre rituel. Tout est là parfaitement orchestré. Des silences croisent la parole, des paroles nous invitent au silence. Les deux unis font notre loge, la constitue si parfaitement. Souvenons-nous de nos frères lors des périodes troubles de la 2ème guerre mondiale, qui dans les bois se sont cachés pour continuer à faire vivre la Maçonnerie. C’est avec un tableau de loge tracé dans la poussière et la parole de notre rituel qu’ils ont construits des loges et faits des tenues au péril de leurs vies. Pas besoin de murs, de décorum, juste des mots, du silence, un rituel et des frères prêts à tout pour que dans le futur, notre présent, la franc maçonnerie existe.

Tout comme dans la vie profane, le silence et la parole sont indispensables, incontournables pour nous maçons. Sans eux nous n’existerions pas.

Alors pour finir laissez moi reprendre juste ces mots que nous avons l’habitude de dire tous ensemble :

« Vivat vivat semper vivat. »

J’ai dit Vénérable Maître.

Le Silence et la Parole en Loge [fin]
Repost 0
TVF BB T.V.F.B.B. - dans Planches
commenter cet article
11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 16:45
Le Silence et la Parole en Loge

Suite...

Pour l’apprenti le silence ne doit pas être perçu comme une punition, mais plutôt comme un cadeau. Dans ce silence contraint mais non forcé, l’apprenti va, regarder, écouter et apprendre pour un jour passer à l’acte et lire devant ses frères sa première planche. Le silence est son meilleur allié. Et l’apprenti maçon ne doit sentir aucune frustration à cela.

Le silence est professeur.

Ce qui est vrai pour l’apprenti l’est encore plus pour les autres maçons, compagnons ou maître. Une fois les portes du temple fermées, dans le silence, les maçons laissent derrière eux le monde profane et son agitation. Le silence devient alors l’état idéal de tous les maçons pour recevoir les travaux, ouvrir nos sens.

Pour nous, le silence n’est pas l’acte de se taire !

Comment imaginer s’imprégner des morceaux d’architectures, de planches, si on laisse les uns et les autres parler, murmurer ? 

Dans le silence, nous réfléchissons, nous méditons.

N’oublions pas également que dans l’initiation au moment de l’Obligation, Le Vénérable demande au Néophyte de répéter par deux fois « de garder inviolablement tous les secrets qui nous seront confiés dans cette respectable Loge »: le silence est secret.

Le silence est partie prenante du Rituel, tout comme la parole.

Souvenons nous du début de la tenue, le VM et le cortège d’officiers viennent de rentrer, la porte est fermée. Les trois coups de maillets résonnent. Le temps s’arrête, le silence s’installe.

La loge alors se met à vivre.

Le maître de cérémonie dans le silence du mouvement accomplit les paroles du vénérable

Venons-en à la parole.

Le dictionnaire définit la parole comme étant le langage articulé symbolique humain destiné à communiquer la pensée et à distinguer des communications orales diverses, comme les cris, les alertes, les gémissements…La parole est le propre de l’espèce humaine et si de nombreuses espèces savent communiquer entre elle, aucune ne sait le faire comme l’espèce humaine.

D’autre diront que la parole est capacité à parler et, en particulier, à bien parler. Ce qui nous rapproche déjà de nos travaux.

L’homme aime parler. Par cet  acte d’une complexité mécanique redoutable alliant  le cerveau et les muscle de la langue (si en plus on la tourne 7 fois dans sa bouche avant de s’exprimer ! ), l’homme existe. Tout comme pour marcher, parler s’apprend. Ne parle-t-on pas d’apprentissage de la langue ?

A la naissance l’enfant ne parle pas. Il exprime ses émotions par des cris, des râles, des rires. Le langage  doit s’apprendre, l’environnement de l’enfant (parents, amis, écoles etc.) est là pour permettre cet apprentissage. Rien n’est acquis.  De ce postulat nous pouvons faire un parallèle avec la franc-maçonnerie.

Pour l’apprenti, comme pour les autres également, rien n’est acquis et tout est à apprendre. Ce sont les autres par la formation ou par le travail lu en loge que va le Maçon va apprendre. La parole devient un élément de notre construction.

Nous savons tous parler et c’est là le danger. Si chacun d’entre nous se met à parler nous arriverons à ce que chacun appelle le brouhaha ou la cacophonie que nous pourrions définir ainsi : « Effet désagréable produit par des instruments qui jouent, des voix qui chantent sans accords ni harmonie… »

Le mot harmonie est un mot fort pour nous tous ici et sans règle pour la prise de parole nous la perdrions à coup sûr.

Mais comme tout à l’heure je vous expliquais qu’il était impossible d’imaginer un monde sans silence, il est tout à fait inimaginable d’envisager un monde sans parole.

Dans le monde profane, la parole est libre mais pas ici, dans ce temple lors de nos tenues et c’est ce qui fait sa force et sa grandeur.

...à suivre

Le Silence et la Parole en Loge
Repost 0
TVF BB T.V.F.B.B. - dans Planches
commenter cet article
8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 09:15
Le Silence et la Parole en Loge

La planche réalisée par notre F:. Patrice étant relativement longue, sera publiée en trois parties. Voici la première.

*

*       *

Lors de ma première planche, je vous avais confiés que j’étais, en tant qu’apprenti, au pied d’une montagne dont le sommet se perdait dans les brumes, inquiet mais rassuré tout de même d’être là. Aujourd’hui, j’ai osé prendre le chemin que j’avais entraperçu apprenti, chemin long,  sinueux et, de temps à autres, bordé par des précipices vertigineux.

Mon sujet confié par notre  très vénérable maître, à l’époque 1er surveillant, fut  abordé et traité par deux de nos frères lors de la dernière année maçonnique. Je ne vous cache pas mon angoisse lors de l’écriture de cette planche et encore plus maintenant.

Serai-je à la hauteur de ces morceaux d’architecture ?

A mon tour d’amener ma pierre à l’édifice et vous présenter tout d’abord le silence puis la parole en loge pour finir par unir les deux car après tout l’équilibre me semble là, ciment de notre loge et ordre.

 

Commençons par le silence en loge.

Il me semble important de définir ce qu’est le silence.

De nombreux dictionnaires sont d’accord pour dire que le silence vient du latin « Silere » « se taire ». Le silence, c’est l’absence du bruit ou l’interruption plus ou moins longue du son mais aussi l’action de ne rien dire.

«  Absence » : arrêtons-nous sur ce mot dont la définition est « celui qui n’est pas dans un lieu où l’on pourrait s’attendre à le trouver ». Que nous sommes nous imaginés,  avant de renaitre en maçonnerie, de ce temple, de ce que faisaient tous ces hommes ?

Certainement pas que dans le silence le plus parfait,  ils apprenaient.

 Le silence en musique constitue l’harmonie.

Peut-on imaginer une œuvre musicale sans silence ? Ne dit-on pas que le silence après une œuvre de Mozart est de Mozart.

Peut-on imaginer un monde sans silence ?

Serions-nous prêts aux chaos sonores, un monde sans respiration sans pause ?

Le silence est régulateur, il rythme le monde. Autour de nous quelque part dans l’espace, au-dessus de nos têtes, il n’est plus seulement chef d’orchestre mais le maître absolu.

Dans la vie profane, il est nécessaire de savoir se servir du silence dans un monde qui court pour faire savoir, et communiquer à tout va ! La parole est certes libre mais certains silences peuvent être bien plus évocateurs que de longs discours

Mais le silence permet aussi l’écoute. Nous avons tous vécu les réunions, professionnelles ou non, des rencontres, où chacun est persuadé qu’en parlant un peu plus fort il se fera entendre. Nous verrons plus loin le sens du mot « cacophonie »

Le silence, pour nous, est tout sauf naturel. Pourtant c’est certainement un des plus beaux cadeaux que la nature nous ait offert.

Le silence n’est pas que l’acte de se taire. Sans lui comment pourrait-on réfléchir ? Ordonner sa pensée ? Faire des choix ? Nous avons besoin du silence pour nous construire. Le silence peut être un droit de réserve comme il peut être partagé par deux personnes qui s’aiment. Le silence alors peut s’interpréter et être plus fort que la parole.

Un proverbe dit : « Parfois, le silence peut faire comprendre ce que les mots ne peuvent pas»

Nous pouvons également y être soumis de gré ou de force. Souvenons nous de notre initiation et de ce 1er choc que d’être enfermé dans le cabinet de réflexion, dans le silence absolu avec pour décors des symboles étranges voire morbides et pour seul partenaire ce silence qui nous renvoie qu’à nous même. Dans ce silence, nous appréhendons, la boule au ventre. A l’extérieur pas un bruit ne filtre.

Mais Attention de ne pas faire du silence un refuge trop confortable où l’on n’aurait plus faire d’autres choix que se perdre, s’isoler.

Le silence ne vaut que si la parole lui fait écho.

« Quelle musique le silence ! dira Jean Anouilh » et Lao Tseu d’ajouter « la plus grande révélation est le silence ».

Ne doit-on pas trouver dans notre silence en loge « les voies et les voix » qui nous permettront de dégrossir notre propre pierre ?

Le silence est le propre du maçon. Il serait réducteur de faire du silence l’apanage de l’apprenti. C’est  un art de savoir se taire. Art royal !

La parole appartient au Vénérable Maître, le silence est à nous tous.

à suivre...

Le Silence et la Parole en Loge
Repost 0
TVF BB T.V.F.B.B. - dans Planches
commenter cet article
15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 14:19

Notre T:.V:..F:.. Olivier T:. a présenté lors de la dernière Tenue un morceau d'architecture sur le secret maçonnique.

Avec son autorisation, j'ai le plaisir de vous le livrer.

 

Pasteur x1

Il est profondément enfoui ;

Il n’est pas connu de tous ;

Il doit rester confidentiel et ne se dévoile pas sauf à certains ;

Comme l’arcane, il est hermétique et ne se dévoile qu’aux seuls initiés.

Contrairement à une idée reçue, il n’est donc pas absolu et peut être partagé pas ceux qui ont reçu le droit de savoir, à charge pour eux de le transmettre à certains mais seulement à certains.

Depuis la nuit des temps, le secret a été transmis par les initiés.

Mais l’idée serait simple si à l’intérieur  du groupe d’initiés tous partageaient le même secret.

En fait, le secret est gradué et se décline depuis l’initiation en fonction des degrés de la connaissance et du grade.

Il y a, en outre, plusieurs autres secrets :

Celui qui protège le groupe des profanes ;

 et celui qui permet la progression à l’intérieur du groupe d’initiés et qui différencie le grade mais aussi le courage et le travail pour progresser.

C’est la raison pour laquelle l’homme a usé de symboles et de mystères et d’enceintes sacrées pour travailler à ce que les autres ne devaient pas connaitre.

Les temples et les cathédrales étaient visibles de tous mais lisibles à des degrés différents que par certains.

Ces livres de pierre ne dévoilaient pas la base de la recherche aux profanes.

Pour les construire, il fallait avoir reçu le savoir des pairs et leur agrément et avoir admis que l’enseignement ne pouvait être divulgué.

Les bâtisseurs avaient réussi l’exploit de sculpter des scènes allégoriques qui critiquaient l’église, leur donneur d’ordre, mais qu’elle ne pouvait déchiffrer car elle n’avait pas les clefs.

Ils s’étaient rassemblés sous le nom de loge de ST JEAN ce qui les plaçaient sous la bienveillance de l’église alors que cette allusion à l’apôtre était, selon certains, une allusion au dieu païen Janus.

Seuls ceux qui connaissaient le secret pouvaient comprendre.

Souvenons-nous que les Pythagoriciens usaient de symboles mais ne dévoilaient pas la loi des nombres.

Nul ne communiquait pour l’extérieur ou pour les paresseux.

ST Mathieu, dans son évangile, écrivait :

« Ne jetez pas vos paroles devant les pourceaux »

Prémonition ou connaissance de l’âme humaine.

Le temple était construit selon le nombre d’or et seuls quelques-uns  savaient que le rectangle provenait du carre double et que par le jeu des diagonales, l’on aboutissait à la divine proportion.

Seuls les initiés savaient que la pierre qui servait à construite était l’image de la terre car elle avait vécu dans la terre et avait subi le feu intérieur, l’éclat du soleil de la pierre.

Victor Michelet, poète  ésotérique du 19e siècle et membre d’un ordre proche des Rose Croix avait écrit un résumé parfait du secret :

« Les tailleurs de pierre ont inscrit l’écho de la parole perdue dans le séculaire silence de la pierre qu’entendront les prédestinés. »

Le secret de la maitrise de la taille influait sur tout l’ensemble de la construction et l’on découvrait la valeur initiatique du tout dans le tout.

Seuls ceux qui savaient tailler la pierre angulaire et la clef de voute parvenaient à construire ces édifices sacrés.

La pierre pouvait n’être que pierre pour les profanes mais pour les autres elle était l’image de la terre représentée sous la forme d’un carré, surplombé par le cercle ou la voute  symbolisant le tout dans son entier jusqu’à la voute étoilée.

Le grand architecte est souvent représenté traçant un cercle avec le compas, outil céleste, outil de Dieu.

Les outils permettaient à ceux qui en connaissaient les secrets de travailler la pierre ;

Le novice commençait à travailler mais ne connaissait pas l’art du niveau et du compas qui, à lui seul, permettait de à l’architecte de tracer le cercle, de mesurer, de reporter la mesure ou de devenir une équerre en ouvrant les branche à 90°.

L’atelier devient un sanctuaire sacré ou les secrets de l’art de bâtir sont transmis et mis en pratique.

 

Le 18e siècle à toujours des secrets en FM.

Ils sont toujours transmis et la poursuite des œuvres des philosophes doit rester cachée car les doctrines religieuses ou étatiques ne goutent guère les esprits trop cherchants.

Il faut donc que le groupe se protège pour exister.

Son but est de réaliser le grand œuvre qui vise à réaliser le bonheur du genre humain qui passe nécessairement par une reforme progressive des croyances et des mœurs.

Paradoxalement, une telle entreprise ne peut être travaillée dans l’exotérisme mais bien dans l’ésotérisme et dans le sacré.

Un non-respect du sacré entrainera la disparition du groupe car l’obscurantisme rode à toutes les époques et tout le groupe secret devient suspect pour les simples, les dogmatiques et les épris de domination.

Souvenons-nous que le concept tristement célèbre de Judéo maçonnique pendant la 2e guerre mondiale a existé encore avant et qu’il est une invention bien française de la révolution.

C’est l’aspect extérieur de certains symboles maçonniques qui remontent au temple de Salomon et jusqu’à l’ancien testament qui ont permis l’amalgame et l’assimilation des juifs et des FM, 2 groupes qu’il fallait éliminer car trop secrets pour les uns et trop performants dans les affaires pour les autres.

Méfions nous ..

Si l’homme, dit-on, est naturellement bon, il a souvent tendance à l’oublier quand cela l’arrange pour massacrer son prochain au nom d’un dieu, d’un roi ou d’une prétendue  vérité de la connaissance sur la foi.

Et cela continue de par le monde au point même que l’on entend, à nouveau parler du « judéo maconnisme », expression que l’on croyait disparue.

Mais que se passe-t-il chez les FM à notre époque ?

Secret toujours ?

Il exige de nous l’initiation à nos mystères..

Et quels mystères !!!

 Car le profane veut connaitre ce dont, dit-il, il n’a aucune idée et ce dans une tenue peu académique pour le moins.

Quelle force a ce secret pour aboutir à un tel comportement ?

Et en plus de cela, il jure de garder inviolablement tous les secrets qui lui seront confiés sauf à en avoir reçu la permission.

Afin de préserver le groupe il lui sera appris les mots signes et attouchements dont la force est de se faire reconnaitre en initié en quelque endroit du monde où il se trouvera.

Le secret, ou du moins une petite parte, sera dévoilé avec la réception de la lumière.

3 marches seront montées mais il y en a 7.

Encore un secret gradué..

Mais, sommes-nous conscients de cette manifestation du secret dans le secret à tout moment tout au long de la tenue ?

Même après l’ouverture des travaux, le secret se dévoile par degrés lorsque, notamment, le 1er expert découvre le tableau de loge, véritable livre pour qui sait le lire  ou qui veut travailler pour connaitre son sens.

Un secret infini dont il est difficile de dire qu’on le connaitra dans son entier.

Mais alors, arriverons-nous au grand œuvre un jour ?

Un autre secret  existe, conséquence des autres, celui de la symbolique du fil à plomb qui part du bas pour aller vers le haut.

Qui  à force d’écoute des F. mais aussi de réflexion nous fait aller au tréfonds de nous-mêmes.

Dans le secret du moi, de notre âme, pour remonter construire l’édifice qui est en nous après une naissance qui est l’initiation.

Ce secret serait aussi le plus profond de nous-même et nous serions notre propre initié.

Le connais-toi toi-même de la pensée Socratique deviendrait indispensable et ferait partie du secret car il faudrait d’abord percer son propre secret.

Celui qui apparait lorsque la lumière a été donnée et quand le frère prend connaissance de sa naissance dans le sacré.

Celui qui nous conduit à la réflexion profonde sur soi grâce au rituel et au silence imposé à l’apprenti mais aussi à tous les frères qui ne doivent pas reprendre la parole après avoir parlé.

Cette maitrise des passions, imposée par le rituel, permet de réfléchir sur soi, de ne pas réagir comme un profane, d’apprendre les multiples sens des mots, des idées en écoutant un frère.

 J’ai plusieurs fois entendu des profanes parlant d’un frère (en ignorant son appartenance à la FM) dire qu’il avait changé, qu’il était devenu plus tolérant.

Ce changement correspondait à la période suivant son initiation.

Peut-être y a-t-il là un des aspects du secret maçonnique, celui de la transformation intérieure de la pierre.

Alors,… soyons et restons secrets,

Apportons notre pierre au respect de notre serment,

Evitons comme font trop souvent certains de nous dévoiler ou de dévoiler des F.

Ne parlons pas à tort et à travers dans les cocktails ou autre cérémonies.

Ne transformons pas la FM en assemblées profanes qui tout aussi honorables qu’elles soient ne cultivent pas le secret.

Souvenons-nous que tous ceux à qui il est arrivé malheur du fait de leur appartenance à la FM étaient ni plus ni moins intelligents que nous et qu’ils pensaient que leur époque ne pouvait apporter le chaos tellement la sagesse était un enseignement tirée de l’expérience.

Ils ont pensé, bien imprudemment, que parler n’était pas grave car la sagesse de l’homme était enfin arrivée..

Si l’histoire est un éternel recommencement, une parole n’a jamais été aussi juste :

Pour vivre heureux, vivons cachés.

T:.V:..F:.. Olivier T:.

 

Frise corinthe

# 639

Repost 0
TVF BB T.V.F.B.B. - dans Planches
commenter cet article

Les Meuniers De La Tiretaine

  • : Royale Confrèrie des Meuniers de la Tiretaine
  • Royale Confrèrie des Meuniers de la Tiretaine
  • : Espace de dialogue des Meuniers de la Tiretaine (branche française) et de leurs amis bâtisseurs et géomètres, tous de bonne compagnie, libres et de bonnes mœurs.
  • Contact

Trois Pas en Loge Bleue

Un guide indispensable pour comprendre les usages en Loge et les fondamentaux du rite français

Disponible chez l'auteur TVF BB.

Pour commander ce livre, envoyer un mail à l'adresse : tvfbb[at]vt4c.ovh

Rechercher

Pages

Catégories