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LoubatiereSur son portail, Platon avait fait graver cette inscription :
Nul ne doit entrer sous mon toit, s’il n’est géomètre
C’est-à-dire, nul ne doit s’introduire ici, s’il n’est juste ;
Car la géométrie est égalité et justice.

(Chiliades VIII, 974-7, trad. [SAF], p. 84).

*

*         *

 

 

Quand l'homme découvrit la Géomètrie, il s'en servit pour arpenter la terre. Quand il fut las de la mesurer, de délimiter et de borner les propriétés de chacun, il comprit qu'il possédait un outil d'une puissance extraordinaire.

Bien étudié, bien utilisé, cet outil devait lui permettre, à partir d'une idée, de tracer des plans, de tailler ensuite la pierre et de bâtir ce qu'il avait conçu par la pensée.

Il possédait ainsi l'art du Trait et construisit des temples, des églises, des cathédrales, à la gloire de Dieu.

L'homme fit de la Géométrie un art sacré dont il préserva les secrets, en ne les confiant qu'à ceux qui méritaient d'être initiés.

La connaissance de cet art permet à l'homme de construire son temple intérieur et de participer aussi à la construction de celui de l'humanité toute entière.

 

Jacques Loubatière nous propose de nous faire découvrir ces secrets, les secrets de ce qu'il appelle fort justement la Géométrie méditative.

L'auteur nous livre un travail d'une grande érudition.

Après avoir aidé le lecteur à répondre à la question "Que construire ?"  il lui présente les outils nécessaires et débute son propos sur le Trait par le point.

"Le point est un seuil, un lieu putatif permettant le passage du non manifesté au manifesté."

Il aborde ensuite le problème de la division de l'unité et... les polygones qui en découlent.

Après nous avoir conduit sur le chemin qui nous mène au cinq volumes platoniciens, il termine par les trois grands problèmes des mathématiques grecques.*

C'est une œuvre riche foisonnante, dense, à lire en prenant des notes (carnet, crayon, gomme nécessaires).

Passionnant pour ceux qui s'intéressent à la symbolique.

De toutes façons, il n'y a que des géomètres parmi nous.

  • Titre : Du point à la quadrature du cercle
  • Auteur : Jacques Loubatière
  • Broché : 241 pages
  • Editeur : Dervy (4 mai 2009)
  • Collection : Bibliotheque franc-maconnerie
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2844545807
  • ISBN-13 : 978-2844545800

* Les trois grands problèmes des mathématiques grecques qui sont : ..........

Biblio-FM1

Message personnel au F:. AJL... (Fils de le Lumière) :

Je vous remercie de votre mail, mais ...

à la suite d'une fausse manœuvre (désolé !) j'ai perdu votre adresse mail

Pouvez-vous reprendre contact en utilisant l'adresse ci-dessous.

Merci

Contact G

# 462

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Palais verre

Palais de verre, Glass room, Glasraum

 

C’est l’histoire d’une maison, d’une demeure exceptionnelle, extravagante, née de l’imagination féconde d’un maître bâtisseur, poète de l’espace et des structures, architecte audacieux qui imagine, conçoit et réalise un lieu de vie alliant la force de l’acier à la transparence du verre.

" L'acier sera aussi translucide que de l'eau. La lumière sera aussi concrète que des murs et les murs aussi transparents que de l'air. J'ai l'idée d'une maison unique [...] qui se confonde sans heurt avec le jardin au-dehors, un lieu qui participe autant de la nature qu'il ne lui est extérieur..."

 

C’est l’histoire d’un pays éphémère, la Tchécoslovaquie (1918-1939 / 1945-1992), authentique démocratie libérale née des décombres de l'empire Austro-hongrois, heureuse le temps d'une Première République (20 ans !) jusqu'à son écrasement sous la botte d'un Reichsprotektor abject. Libérée (!), elle survivra étouffée et silencieuse,  à l'ombre d'un rideau de fer opaque, jusqu'à disparaitre trois ans après la chute du mur de la honte.

 

C'est  la fin de l'époque Biedermeyer et l'émergence d'une modernité ouverte vers l'extérieur,  sur les traces de Piet Mondrian, de Le Corbusier, du mouvement De Stjile,...

 

C'est le combat sans fin de la lumière contre les ténèbres.

 

C'est une longue fresque romanesque, dans une Europe déchirée, ensanglantée, qui renait de ses cendres,  tracée d'une main sûre par un écrivain de qualité. Le style est sobre, voire dépouillé, le découpage précis, les mots choisis avec un soin extrême.

L'auteur joue avec  ceux-ci, en allemand, en tchèque, en anglais et même parfois en Français. Il utilise leurs ambigüités, leurs doubles sens...

" Der Glasraum, der Glastraum, une seule lettre qui suffisait à transformer l'espace de verre en rêve de verre,... "

 

Mais l'auteur révèle tout son talent au travers des personnages féminins. Quatre femmes, Liesel, Hana, Kata et Zdenka, vivantes, éclatantes, qui apportent, chacune à leur façon, dans cet univers de verre et d'acier,  leur grâce, leur chaleur, leur féminité, leur sensualité et leurs contradictions.

 

Un ouvrage magnifique, mis en très bon français par une traductrice de qualité, Céline Leroy.

 

B.B.

 

Simon MawerL'auteur : Simon Mawer, se présente lui-même comme un écrivain compétent en biologie. Né en 1948, diplômé en zoologie de l'université d'Oxford, il enseigne la biologie à l'école anglaise St George de Rome. Il est l'auteur de huit romans, dont Le Nain de Mendel (Calmann-Lévy, 1998),  L'Evangile selon Judas (Flammarion, 2002), Faille intime ('2011).

 

 

 

 

N.B. La maison Landauer est née de l'imagination de Simon Mawer, mais il s'est inspiré de la villa Tugendhat à Brno (République Tchèque), dessinée par Ludwig Mies van der Rohe en 1928.

 

 

Le Palais de verre

Traducteur : Céline LEROY
Le Cherche Midi - 2012

582 pages

ISBN : 978-2-7491-1820-8

 


Villa lumière

Contact G

#454

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Extrait du premier chapitre,

pages 18 et 19


Les philosophes qui m’ont marqué sont (...) ceux qui ont nourri l’unité et la diversité de mes interrogations. Mes philosophes, je le répète, ne sont pas tous des « philosophes », on y trouve des romanciers comme Dostoïevski, des mathématiciens et méta-mathématiciens comme Heinz von Foerster, des fondateurs de spiritualités et d’éthiques comme Jésus ou Bouddha et aussi le titan Beethoven qui exprime, en paroles, une philosophie profonde dans son « Muss es sein ? Es muss sein ! ».

Sans mes philosophes, je ne serais et ne saurais avoir qu’étonnements, horreurs, émerveillements ; avec eux, j’ai cultivé et formulé mes étonnements, horreurs, émerveillements. Ils ont nourri ma vie en nourrissant ma pensée, et ma pensée formée à partir d’eux a nourri ma vie inséparablement. D’où la nécessité aujourd’hui, je l’ai dit, de reconnaître mes dettes et d’exprimer mes reconnaissances.

Ma relation à la philosophie a été ouverte, et ne s’est jamais enfermée dans la discipline philosophie. Des connaissances historiques, biologiques, anthropologiques, physiques, mathématiques (de mon professeur d’histoire Georges Lefebvre à von Foerster) m’ont apporté quelques unes de mes idées philosophiques ; en retour, des philosophes (comme Héraclite, Pascal, Rousseau, Hegel) m’ont incité à me nourrir toujours plus de connaissances historiques, biologiques, anthropologiques, physiques, mathématiques. Je ne peux oublier non plus ma dette à des compagnons de vie, comme Dionys Mascolo, Robert Antelme ; à des compagnons d’aventure intellectuelle, comme Jean Duvignaud, Kostas Axelos, François Fetjö (au sein de ma revue Arguments), Claude Lefort et Cornelius Castoriadis ; aux amis du « groupe des Dix » (qui s’est réuni entre 69 et 76) : Jacques Robin en premier, Henri Atlan, Joël de Rosnay, René Passet, Michel Rocard, Jacques Sauvan... Puis sont venus les amis-frères de l’aventure de la complexité : Jean-Louis Le Moigne, Mauro Ceruti, Gianluca Bocchi, Oscar Nikolaus, et de nouveaux compagnons de tous continents.

En philosophie, comme d’ailleurs dans tous les domaines, j’ai été comme une abeille qui produit du miel de toutes fleurs. Ainsi, j’ai pris du pollen chez Kant, sans me plonger dans le kantisme, beaucoup plus chez Hegel, sans devenir hégélien. Cela signifie aussi que ma culture philosophique est lacunaire, sans être partielle, dans le sens où je n’ai jamais isolé mes connaissances philosophiques, j’ai toujours cherché à les intégrer à une démarche intellectuelle et existentielle, globale, reliante, contradictoire. J’ai cherché, trouvé, chez mes philosophes, des stimulations toujours, des illuminations quelquefois.

Mes philosophes m’ont aidé à me sentir relié à tous les domaines de la vie et de la connaissance, à rejeter ce qui rejette, à entretenir un sentiment infini de solidarité : ce que le Tao appelle l’esprit de la vallée qui « reçoit toutes les eaux en elle ». Mon cheminement spirituel est une aventure de quatre-vingt années, où j’ai fait de ma recherche subjective originaire de vérité, une recherche tous terrains, et de cette recherche tous terrains, une recherche de moi-même. Comme Héraclite, je peux dire : « Je me suis cherché moi-même. »

En cela j’ai échappé à l’imprinting culturel dominant, en particulier à l’injonction qui somme chacun de se spécialiser, de se consacrer au savoir émietté, parcellaire d’expert.

          Je suis resté autodidacte, alors même que j’apprenais tant de mes philosophes. J’ai été mu de moi-même par moi-même dans la recherche de mes vérités, et cet autodidactisme m’a conduit à trouver mes maîtres à penser. Je n’ai eu aucun maître à penser unique, mais une constellation d’étoiles maitresses d’Héraclite et Lao Tseu jusqu’à Breton, Bataille et von Foerster…

Chacun dans son enfance, s’est posé des problèmes primordiaux et indiscutablement philosophiques. Ces questions sont, chez la plupart des adultes, jugées naïves et inutiles. Pour ma part, les sources de ma curiosité enfantine sont restées vives, et sans cesse, je suis revenu, à mes questions adolescentes, qui sont les questions éthiques et philosophiques premières, de la vie, de la mort, du « qui somme-nous ? », « d’où venons-nous ? », « où allons-nous ? », celles des origines, du devenir, du réel, du sens et du non-sens.

C’est pourquoi cet ouvrage pourrait être suivi d’un autre : « Vers l’indicible ».


Edgar Morin

Mes philosophes

2011

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Moment F 1Note de lecture

 

Liberté, égalité, fraternité : « Les trois marches du perron suprême », disait Victor Hugo.

Mais comment, dans un monde fondé sur l’individualité,  où règne sans partage  le moi-je, accéder à la marche d'en haut ? Comment passer du je au nous ?

 

Régis Debray répond à ces questions dans un magnifique essai :

« Le moment Fraternité ».


S’appuyant sur deux idées fortes, la nécessité du sacré et le crépuscule  de la religion civile des Droits de l’Homme, l’auteur présente les conditions suffisantes et nécessaires à l’émergence et au bon fonctionnement de la Fraternité.

 

Cet essai comporte trois parties, trois  Livres :

Livre I – Du bon usage du sacré

Deux citations résument la thèse de l’auteur sur le lien fraternité-sacralité  « Un "nous" se noue par un acte, délibéré ou non, de sacralisation », « Le sacré, c'est un bien de première nécessité, c'est le plus sûr moyen de mise en commun dont dispose un ensemble flou pour faire corps et se perpétuer ».

Pour bâtir sa thèse, Régis Debray s’appuie sur des idées fortes qu’il développe :
— Là où il y a du sacré, il y a une enceinte, quand elle s’efface le sacré disparaît,
— Là où il y a un "nous", il y a une sacralité, quand le "nous" se disloque, le sacré s'estompe,
— Il n'y a pas de sacralité sans lever les yeux vers le sublime,
— Le sacré déverrouille le temps.

 

Livre II – Crépuscule d’une religion, les Droits de l’Homme

Il qualifie les Droits de l’Homme de Religion contemporaine de l'Occident, religion dont « La liturgie est à la charge des gouvernants, la dogmatique incombe aux juristes, la didactique à l'éducation nationale, le catéchèse et l'apologétique au journalisme » et qui a pris le relais après Dieu, la Nation, le Progrès.

Les effets pervers des Droits de l’Homme dans le monde contemporain ont fait disparaître la sacralité qui a pu, un temps, faire illusion.

 

Livre III – Le Travail de Fraternité

Régis Debray donne les clefs d’un renouveau fraternel :
Quatre conditions favorisant les moments fraternels : la fête, le banquet, le chant, le serment.
Quatre règles permettant à la fraternité de fonctionner : avoir un « prieur » à sa tête, identifier une adversité, se séparer du monde profane, retrouver des valeurs perdues.

Quatre mesures : réapprendre le temps et sa patience, réapprendre les rites, réapprendre les frontières.

 

Un livre dense, fort qui ne peut laisser indifférent. Un livre qui peut nous aider à retrouver le nous pour affronter un avenir qui s’annonce « carnassier » comme le dit l’Auteur.

 

Editions Gallimard, Paris 2009

ISBN 978-2-07-043826-6

Collection Folio Essais

Fraternité 2

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H penséeLa philosophie ? Une histoire, celle de la pensée humaine, qui s’étire sur vingt-cinq siècles dans une longue marche, cahotante, confuse, compliquée, avec des bifurcations, des impasses, des pauses, des culs de sac et des éclairs de génie, vers la lumière, celle de la Vérité absolue.

C’est la longue quête des philosophes qui veulent comprendre le monde, la nature, l’Homme, les dieux, le bien, le mal, l’âme et tout ce qui inquiète les hommes.

Une histoire d'autant plus difficile à  suivre que chaque philosophe a sa petite idée, son raisonnement d’une logique incontestable et ses solutions, différentes de celles de ses petits camarades bien sûr.

 

Alors, comment s’y retrouver dans ce long foisonnement d’idées, comment découvrir les enseignements fondamentaux qui devraient nous permettre de trouver les réponses à nos inquiétudes ?

... en prenant la main de Lucien Jerphagnon et en se laissant guider.  Un homme étonnant ! un guide érudit, chaleureux qui vous explique simplement, toujours avec humour, dans un français impeccable, des choses fort complexes.

Dans son ouvrage, Histoire de la pensée, il nous  entraîne à travers les différentes écoles de pensée, d’Homère à Jeanne d’Arc.

Partant des origines, où le mythe était à plein temps, il nous explique l’évolution vers le discours rationnel et c’est le point de départ la grande aventure de la pensée, des Sept Sages de la Grèce, jusqu’au XIVème, entre Maître Eckhart et Saint-Thomas, en passant bien sûr du côté d’Hippone. Quand je vous disais qu’il était un intime de Saint-Augustin.

 

Tout ce que je puis faire, nous dit Lucien Jerphagnon, c’est d’exposer sous les yeux du lecteur, les vingt premiers siècles d’une aventure à laquelle il lui revient, si le cœur lui en dit, de découvrir un sens.

 

Passionnant et jubilatoire.

 

A noter des annexes qui apportent un plus, en particulier un schéma des relations entre les principales écoles dans l’Antiquité et au Moyen-âge latin et des cartes géographiques (Situations des lieux philosophiques, La Méditerranée philosophique)

 

Quatrième édition

Editions Tallandier 2009

ISBN 978-2-84734-764-7

575 pages

Biblio-FM1

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Insu Babel

L’auteur :

Georges Arthur Goldschmidt est un traducteur et un essayiste français. Il est né en 1928 à Hambourg dans une famille juive convertie au protestantisme. En 1939 du fait des persécutions nazies, il est envoyé en France et trouve refuge dans un pensionnat en Haute-Savoie. C’est un enfant traumatisé par l’arrachement à sa famille, la rupture avec ses origines et la dépossession de sa langue maternelle. Obligé de s’exprimer en français, il découvre alors  une langue qui le fascine et va le marquer à jamais. Naturalisé en 1949,  agrégé d’Allemand, il devient professeur puis traducteur. Traducteur reconnu, recherché par les éditeurs, il traduit entre autres,  Nietzsche, Kafka, Georg Büchner, Peter Handke, Adalbert Stifter…


L’ouvrage : À l'insu de Babel

C’est l’histoire d’une confrontation, celle de deux langues, l’allemand et le français. Histoire que l’on ne peut comprendre qu’à la lumière de la vie de l’auteur.

« La langue première fut la langue de l’éveil, et de l’émerveillement, des toutes premières impressions, ineffaçables […], mais celle aussi  de l’expulsion et de l’exil, celle au moyen de laquelle fut mise en place la Shoah. L’autre fut celle de l’accueil, de la préservation et de l’accomplissement ».

De cette confrontation va naître une réflexion sur le langage et sur la traduction, seul passage possible pour comparer deux langues. Après des explorations fouillées de la Langue et l’analyse minutieuse de l’expérience du passage : « Entendre les langues et les traduire » et de l’allemand en tant que vecteur de la philosophie, il conclut sur l’ambivalence de la langue. Instrument d’autorité la langue est l’outil du pouvoir mais elle permet aussi la critique, la contestation et, est par là même l’arme de l’accession à la liberté, sachant que nous ne sommes pas détachables de la langue par laquelle s’est faite la découverte de notre identité.

C’est un livre dense où l’on devine en filigrane toute la souffrance de l’auteur qui a vu sa langue maternelle devenir, selon l’expression, de V. Klemperer, la lingua tertii imperii (la langue du Troisième Reich), un instrument de propagande du nazisme, au service du crime absolu.

La lecture est loin d’être facile, mais c’est celle d’une étude philosophique d’une grande richesse. A noter une analyse du premier verset du prologue de l’Evangile selon Saint-Jean (cf un manque originel, page 18 et la note n°1 qui s’y rapporte page 159)

Bonne lecture


Editeur : CNRS
ISBN : 978-2-271-06761-6
EAN : 9782271067616

Parution  2009, prix éditeur : 25,00€

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Biblio-FM1.jpg

L'auteur :Duflo photo
Esther Duflo, économiste française.

Normalienne, titulaire d’une double maîtrise en histoire et d'
un master en économie. ,
Au MIT (USA), elle obtient un doctorat dans le domaine de l’analyse empirique du développement et devient en 2004, professeur titulaire
dans ce prestigieux institut, à l’âge de 32 ans. Elle occupe actuellement la «chaire Abdul Latif Jameel d’économie du développement et de réduction de la pauvreté». Elle a créé le Poverty Action Lab spécialisé dans l’évaluation et  l’expérimentation de programmes de développement. Elle est la première titulaire (2009) de la chaire "Savoirs contre pauvreté" au Collège de France.
Elle figure dans la liste des cent intellectuels mondiaux ( Fondation Carnegie)


L'ouvrage :
Le développement humain, tome I : lutter contre la pauvreté.

1- Commentaire de l'Orateur

Je viens de refermer le livre d'Esther Duflo... je suis stupéfait.

Réellement stupéfait et admiratif.

Le sujet est austère mais d'une actualité dramatique, brulante, dérangeante et permanente, la pauvreté dans le monde.

Quand on sait que trois milliards de personnes essaient de survivre avec moins de deux dollars  par jour et que plus de cent millions d'enfants vivent dans la rue, dans un total dénuement, déclarer que l'on se propose de lutter contre la pauvreté dans le monde semble relever d'un discours de campagne électorale.

Mais non, Esther Duflo montre, démontre que cela est du domaine du possible et elle le prouve.

Ses travaux ne se déroulent pas dans le calme et le confort d'un bureau climatisé du MIT où elle enseigne, mais sur le terrain, dans les pires endroits où la misère est la règle, alors que "[...] aujourd'hui, les systèmes officiels d'éducation et de santé sont dans une large mesure, le produit de l'imagination de bureaucrates et d'experts qui n'ont de rapport direct ni avec les besoins des personnes, ni avec les réalités du terrain".

Sa démarche est rigoureuse, irréprochable au plan scientifique. Elle s'inspire des méthodes des essais cliniques en thérapeutique, utilisés pour les nouveaux médicaments. Mais surtout elle ose l'impensable, évaluer les actions mises en oeuvre. Evaluation des actions pour lutter la pauvreté que personne  n'avait envie de réaliser.

Que dire si ce n'est que je suis convaincu de la qualité et de la justesse des analyses, des méthodes et des actions réalisées par cette économiste de grand talent.

A noter qu'Esther Duflo a des qualités d'écrivain, qualités très rares chez les experts.

Son écriture est fluide, la lecture agréable.

Bravo Mademoiselle.

Respect, diraient mes petits enfants !

TVF BB

PS :j'ai commandé le tome II


 

2- Présentation de l'éditeur (quatrième de couverture)

Nul ne conteste que la santé et l'éducation constituent des priorités absolues. Mais la situation actuelle n'incite pas a l'optimisme : neuf millions d'enfants meurent chaque année avant l'âge de cinq ans de maladies que l'on sait guérir et, en Inde, la moitié des enfants scolarisés ne sait pas lire. Pour remédier à cet état de fait, Esther Duflo évalue localement et concrètement les programmes de lutte contre la pauvreté, à l'aide d'une méthode révolutionnaire : l'expérimentation aléatoire. De l'Inde au Malawi, du Kenya au Mexique, cette méthode permet de répondre à de nombreuses questions : comment rendre plus efficaces les campagnes de vaccination ? Comment améliorer l'instruction des enfants à moindre coût ? Comment lutter contre l'absentéisme des enseignants et des infirmières ? La santé et l'éducation sont les préalables non seulement au bien-être social, mais aussi à la liberté : ce livre montre comment les faire progresser de manière décisive.

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Un livre de 104 pages, publié aux éditions du Seuil dans la collection "La République des Idées"

 

Duflo photo2



 


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Initiation, rites, sociétés secrètes

essai sur quelques types d'initiation

Editeur : Gallimard, collection folio essais, 1959

ISBN 978-2-07-032696-9

L'auteur :
Mircéa Eliade,

né à Bucarest en 1907, mort à Chicago en 1986

Philosophe.
Il enseigne à l'Université de Bucarest de 1933 à1940.
Professeur à l'Ecole des hautes études à Paris à partir de 1945, il enseigne à la Sorbone jusqu'en 1957.
En 1957, il devient titulaire de la chaire d'Histoire des religions à l'Université de Chicago.







" [...] ce petit livre s'adresse à tout lecteur non spécialiste intéressé par l'histoire spirituelle de l'humanité [...] j'ai tracé les grandes lignes de ce phénomène complexe qu'est l'initiation ".


Résumé (quatrième de couverture) :
C'est une affirmation courante que le monde moderne, entre autres caractéristiques, se distingue par la disparition de l'initiation. D'une importance capitale dans les sociétés traditionnelles, l'initiation est pratiquement absente de la société occidentale de nos jours. Certes, les différentes confessions chrétiennes montrent encore, dans une mesure variable, des traces d'un Mystère initiatique. Mais le christianisme n'a justement triomphé et n'est devenu religion universelle que parce qu'il s'est libéré du climat des mystères gréco-orientaux et s'est proclamé une religion du salut, accessible à tous. En vue de dégager les divers types d'initiation, Mircea Eliade étudie successivement les rites de puberté dans les sociétés traditionnelles, les cérémonies d'entrée dans les sociétés secrètes, les initiations militaires et chamaniques, les mystères gréco-orientaux, les survivances des motifs initiatiques dans l'Europe chrétienne et, enfin, les rapports entre certains motifs initiatiques et certains thèmes littéraires. L'auteur conclut sur les mouvements occultistes dans le monde moderne.

Critique :
Dès la première page de l'avant-propos, le ton est donné. Mircéa Eliade prévient le lecteur de l'intention de son ouvrage et le rassure d'emblèe, son propos s'adresse à tout lecteur non spécialiste.
De fait, le style de Mircéa Eliade, qui écrit directement en Français, est d'une limpidité rare chez les philosophes. Lensemble de l'ouvrage est clair, et didactique.
M. Eliade analyse bien les fondements des initiations. Le lecteur dispose là des clefs permettant de comprendre le pourquoi et le comment de l'initiation telle qu'elle se pratique dans nos Loges.
C'est pour moi un ouvrage de base qui peut figurer dans nos bibliothèques
A noter que Mircea Eliade n'a jamais été Franc-maçon et qu'il n'avait pas de sympathie particulière (euphémisme !) pour la franc-maçonnerie en général.


A user sans modération le menu suivant :

Chapitre 1  : Rites de puberté et initiations tribales dans les religions primitives
Chapitre 2  :
Rites de puberté et initiations tribales dans les religions primitives (suite)
Chapitre 3  : Des rites de puberté aux cultes secrets
Chapitre 4  : Initiations individuelles et sociétés secrètes
Chapitre 5  : Initiations militaires et initiations chamaniques
Chapitre 6  : Thèmes initiatiques dans les grandes religions


Un ouvrage majeur d'un spécialiste mondial des mythes et du sacré.
Bonne lecture mes Frères.


T:.V:. F:.  O' Ray Zon
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