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Foi science

 

 

Je vous concède volontiers que ce titre prometteur qui appellerait de profonds développements philosophiques ou théologiques est en la circonstance quelque peu racoleur, car je n’aurais pas la prétention de couvrir en quelques mots et même en plusieurs pages, l’étendue d’un sujet aussi vaste et ardu.

Non, c’est plutôt le rapprochement de preuve et d’épreuve qui m’a plu au point de chapeauter mon propos de ce soir sur la Foi maçonnique, ce qui finalement est le thème que je souhaitais développer, et les démêlés nombreux, qui heureusement s’apaisent, entre les scientistes incrédules et des croyants qui seraient ignorants.

Ce sont donc plus des généralités qu’un raisonnement pointu que je propose ce soir à votre rumination comme disait Montaigne.

J’avais, il y a déjà quelques années, commis ce travail, tout du moins une grande partie, alors que j’étais Compagnon sous la houlette du T.V.F Georges Suchet, mon Premier Surveillant de l’époque, qui m’avait proposé de plancher sur la Foi Maçonnique et la formule du philosophe Alain – la Foi est-elle la volonté de croire sans preuve.

J’ai depuis, grâce à mes Frères et le travail en Loge, quelque peu "épaissi" et ce constat m’amène ce soir à cette réflexion que notre Vénérable Maître et son aréopage de lecteurs éclairés m’a fraternellement demandé de vous livrer.

Tout d’abord, avant de parler des oppositions les plus notoires au long des siècles, entre les découvreurs, les chercheurs et les tenants de la Foi, défenseurs d’un dogme intangible, on peut préciser succinctement les caractéristiques générales de ces deux oppositions qui n’en sont pas.

On peut dire de la Science qu’elle se conçoit généralement comme un savoir qui énonce des règles universelles, des lois susceptibles d’être vérifiées dans l’expérience.

Quant à la Foi, moins rationnelle, elle est une croyance plus ou moins fervente aux dogmes d’une religion, habillée le plus souvent de vertus et qualités qui la font reconnaitre et accepter.

Ceci posé qu’en est-il ?

Qu’en est-il de ces oukases, de ces interdits, de ces intolérances, de ces démonstrations incomplètes dans la science ou dans la religion ?

Et ne va-t-on pas vers un "modus vivendi" que l’Histoire nous avait déjà proposé dans le côtoiement bénéfique de religieux scientifiques et de scientifiques religieux ; et que les progrès et les découvertes rendent préférables à tous ces campements solitaires sur des positions tranchées de plus en plus intenables.

Ceci dit et pour ce qui nous concerne, nous autres francs-maçons, la Foi maçonnique est la Foi en Dieu Grand Architecte de l’Univers, c’est le premier point de notre règle en douze points. Partant de là, il peut être facile de gloser sur la Foi à repenser par rapport à la Foi des premiers chrétiens, d’après les avancées de la science, grâce à elle et non pas malgré elle,

sur la nécessités des preuves, sur la véracité des dires, sur l’interprétation des écritures ; il n’en demeure pas moins vrai que la Foi maçonnique est la Foi chrétienne et, fait qui la consacre comme telle, en appelle plus au cœur qu’à la raison.

C’est le cœur qui sent Dieu et non pas la raison.

Voilà ce que c’est que la Foi, Dieu sensible au cœur.

Cet aphorisme de Pascal correspond parfaitement à une définition de la Foi maçonnique.

Mais au-delà de cette certitude, force est de constater que cette Foi profonde suscite bien des interrogations dès lors qu’on en mesure la moindre appréciation.

Qui ne saurait être interpellé par ces déclarations, ces apparences de Foi dont on ne peut deviner les motifs et s’étonner qu’elles subsistent dans un registre qui, pour le moins, ne témoigne pas d’un élan spontané vers le Divin ?

En effet quel point commun :

- entre la Foi radieuse et profonde des Clarisses en prière et celle plus ostensiblement démonstrativement de certains paroissiens,

- entre la Foi du parieur qui supplie et promet, et celle des soldats en guerre autour de l’Aumônier, cherchant une réponse à l’absurdité relative de leur éphémère condition.

Le Père Zabelka bénissant l’équipage de l’avion bombardier en partance pour Hiroshima le 6 août 1945, pensait-il au même Dieu que l’Abbé Pierre un soir d’hiver 1954 ?

A l’évidence, ces Fois multiples, si éloignées pour certaines de la Foi, alimentent à l’envie l’argumentaire incrédule.

Mais revenons si vous le voulez bien à l’interrogation d’Alain

" la Foi est-elle la volonté de croire sans preuve ? "

Le souci de la preuve, à contrario formulé, nous renvoie au scientisme conquérant, au doute permanent que l’on croit nécessaire ; bref à une Foi repensée qu’il conviendrait d’analyser et tenter d’expliquer

La Foi est-elle vraiment une croyance sans preuve ?

C’est une question insidieuse qui sous-entendrait une certaine naïveté, voire une crédulité fautive, séparant d’emblée les gens raisonnables des utopistes et des illuminés.

Les progrès de la science et l’ouverture certes calculée des instances religieuses ont largement contribué à une alliance raisonnée et constructive avec les tenants d’un scientisme probant. C‘est la science qui ouvre désormais la porte d’une possible réconciliation entre matérialisme et spiritualisme, par défaut pourrai-je dire, ces arguments prêtant le flanc à une critique interne souvent positive.

On trouve ainsi dans quelques métaphores, la trace d’un embarras, ou même d’un échec, du

réductionnisme scientiste : Le thème du hasard, les concepts d’auto organisation, d’émergence et suprême étrangeté, cette évacuation de toute interrogation sur la Vie.

Les sciences modernes n’ont strictement rien à dire au sujet de la Vie, sinon qu’elle continue d’être mystérieuse.

- Le professeur Frydman rappelle modestement : « De la Vie, tangible et pourtant insaisissable, on peut simplement dire qu’elle est une énigme »

- Et F. Jacob ajoutait « On n’interroge plus la Vie aujourd’hui dans les laboratoires »

- On conviendra que cette absence pose problème ; elle inspire des réflexions cinglantes à un essayiste chrétien comme Michel Henry : « Il faut prendre son parti, dans la biologie il n’y a pas de vie, il n’y a que des algorithmes ».

D’ailleurs certains esprits s’accordent même à penser que le scientisme a lui-même son intégrisme comme certaines religions ont pu l’avoir ou l’ont encore.

La Science est-elle encore vraiment au service de l’homme ou d’un consumérisme technologique dont on voit mal à l’horizon se profiler l’idée même d’une quelconque modération.

Mais c’est un autre débat qui ne date pas d’hier, et que nous n’engagerons pas ce soir.

Cependant sachons que dès 1945, le lendemain même d’Hiroshima, Albert Camus écrivait dans Combat

"La civilisation mécanique vient de parvenir à son dernier degré de sauvagerie. Il va falloir choisir dans un avenir plus ou moins proche, entre le suicide collectif et l’utilisation intelligente des conquêtes scientifiques."

Et déjà Léo Strauss, dans sa fameuse conférence sur le nihilisme allemand écrivait :

"Les piliers de la civilisation sont la morale et la science, et tous les deux ensemble, car la science sans la morale dégénère en cynisme et détruit ainsi les bases de l’effort scientifique lui-même. Et la morale sans la science dégénère en superstition et risque de se muer ainsi en cruauté fanatique".

Alors, sans confondre la morale et la Foi, on peut quand même se donner la possibilité d’un rapprochement. Car après tout, comme la science, la Foi devrait être aussi au service de l’homme, et c’est bien ce que la Maçonnerie, dans sa détermination fraternelle nous propose.

- Un grand penseur juif contemporain, Léon Ashkénazi, estimait de son côté qu’on ne pouvait s’interroger sérieusement sur le concept de Vie et sur l’humanité de l’Homme sans trouver sur sa route la question du monothéisme :

« S’il est vrai que nous reconnaissons un seul Dieu créateur, corollairement il y a une seule humanité. Par conséquent le monothéisme implique la conviction et l’exigence d’un universalisme humain ».

On mesure ainsi, à l’aune des ces quelques réflexions des gens du sérail ce que au bout du compte, peut avoir aujourd’hui de proprement absurde le triomphalisme scientifique, le besoin de croire sur preuve.

- Ce que Stéphan Jay Gould précise :

« Je me sens découragé, écrit-il, quand certains de mes collègues scientifiques essaient de faire passer leur athéisme personnel pour une panacée permettant le progrès humain, l’opposant à une absurde caricature de la religion, dressée en épouvantail de façon purement rhétorique ».

Il est vrai que les religions ont pu, en certaines circonstances, favoriser l’obscurantisme, exalter l’irrationalisme ou l’ignorance.

La persécution du philosophe italien Giordano Bruno au XVIème siècle en fut un des plus tristes exemples.

Esprit libre convaincu, à la suite de Copernic, que la terre n’est pas le centre de l’univers, que celui-ci est infini, qu’il y a d’autres systèmes planétaires et que les étoiles sont d’autres soleils ; Bruno fut livré au Saint Office, torturé et brûlé vif le 17 février 1600 à Rome, convié malgré lui, terrible ironie du sort, au ‘’Banquet des Cendres ‘’ – livre admirable qu’il écrivit dès 1584.

La condamnation de Galilée par le Pape Urbain VIII accroît l’idée d’une guerre entre science et religion, alors que ce sont des facteurs plus politiques que religieux qui furent déterminants, comme dans la prétendue hostilité de l’église à la rotondité de la Terre.

En réalité, les traductions en latin de nombre de textes grecs et arabes avaient répandu depuis le XIIème siècle chez les lettrés la reconnaissance des sciences de la nature – particulièrement de l’astronomie – et les avaient convaincus que la Terre était ronde.

Le Franciscain Roger Bacon, le Docteur Admirable, et Thomas d’Aquin proclamaient cette sphéricité en se fondant sur Aristote et ses commentateurs arabes, tout comme les plus grands savants du Moyen Age, tel Nicole Oresme écrivain érudit. Or, tous ces hommes occupaient d’importantes charges ecclésiastiques.

De même, l’église catholique succombera à une mentalité de citadelle assiégée par la raison, la science et le modernisme, et en témoignera notamment par la funeste encyclique Quanta Cura du Pape Pie IX en décembre 1864, suivie de son trop fameux Syllabus toute entière dirigée contre le modernisme ; et Pie X dans le décret Lamentabili du 04 juillet 1907 et l’encyclique Pascendi du 8 septembre 1907 condamne lui aussi le modernisme

présenté comme " le suc vénéneux de toutes les hérésies".

Mais si ces épisodes furent sinistres, ils ne peuvent occulter l’époque où science et religion n’étaient point en conflit ; la réflexion vaut aussi bien pour le christianisme que pour le judaïsme et l’islam.

Au XVII ème siècle de nombreuses expériences scientifiques décisives furent menées dans les cathédrales concernant la Révolution annuelle de la Terre, sans compter les figures ecclésiastiques de haut niveau scientifique qui parcoururent l’Histoire, tels :

- Guillaume de Champaux, au XII ème et l’Ordre Canonial de l’Abbaye de St Victor en Ile de France, qui suscite des inventions remarquables comme la charrue, les lunettes ou l’horlogerie mécanique.

- Guillaume d’Ockham, Moine Franciscain, grand défenseur de l’autonomie des sciences et du principe de non ingérence de la religion en ces matières.

- Les Papes Clément VII et Paul III au XVI ème siècle plaideront pour le développement scientifique.

- Albert le Grand, Maitre de Thomas d’Aquin – Nicolas Sténo, Evêque spécialiste de géologie – Lazzaro Spallanzani, physiologiste réfutant la génération spontanée

– l’Abbé Breuil au XXème siècle, spécialiste de l’Art pariétal du paléolithique

– l’Abbé Lemaitre, l’un des fondateurs de la cosmologie moderne.

Autant de figures ecclésiastiques doublées de scientifiques émérites.

Ce qui fut vrai pour le christianisme, le fut autant pour le judaïsme et l’islam.

Du grand Philon d’Alexandrie à Maimonide, de Spinoza à Moses Mendelssohn, il serait difficile de considérer les grandes figures de la tradition juive comme autant d’ennemis de la science et de la raison.

Il est tout aussi ridicule d’imputer une quelconque inclination anti-scientifique à l’islam, qui dans l’Europe du Haut Moyen Age fut le vecteur et l’accompagnateur de la science arabe.

Présenter systématiquement le religieux en ennemi héréditaire des scientifiques relève de la

fantasmagorie, et l’inverse également.

Allons jusqu’au bout du ridicule et fustigeons la banderole apposée à Leningrad avec les mots de Gagarine, passager du premier vol du vaisseau spatial Vostok I, le 12 avril 1961 :

« J’ai été dans le ciel et je n’ai pas vu Dieu » – Pardi !

Science et religion sont des appréhensions différentes et autonomes du réel.

Notre pulsion à comprendre le caractère factuel de la nature, c’est le magistère de la science et notre besoin de trouver du sens à notre existence et une base morale pour notre action, c’est le magistère de la religion.

Nous avons été dotés d’une raison et d’une intelligence, il est normal que nous en fassions usage et rien ne s’oppose à l’exercice de la raison affectée aux données de la Foi.

Saint Augustin – Jansenius – Saint Thomas d’Aquin – Calvin – Karl Barth, leurs écrits sont des cathédrales de la pensée. Ils ont réalisé une œuvre colossale à laquelle on se réfère encore souvent, mais on peut malgré tout considérer que leur message n’était peut-être pas l’expression définitive de la Foi chrétienne.

Face aux découvertes de la science, la Foi n’a rien à craindre tant que fondée sur la seule chose nécessaire, elle sait échapper aux fragiles appuis du secondaire et de l’accessoire.

La science de son côté, recherche de la vérité tout autant que la Foi, mais dans un domaine différent, n’a rien à craindre d’une religion respectueuse du labeur de la découverte du cosmos, renonçant à incliner vers ses propres solutions une quête dont les méthodes lui échappent, mais venant éclairer, réchauffer, enrichir d’une connotation morale et spirituelle nouvelle une connaissance du monde sans elle incomplète, inanimée, glaciale, voire périlleuse :

« Science sans conscience est la ruine de l’âme »

Science et Foi doivent dialoguer sans pour autant se confondre.

Il faut éviter tout concordisme qui, dans sa volonté de démontrer Dieu ou de diviniser

la science, ouvrirait la voie à une sorte d’ésotérisme fumeux ou de gnose impérative, ne ménageant plus la moindre place ni à la liberté ni à la Foi.

On songe à une réflexion du grand théologien Karl Barth qui dénonçait déjà, dans son maître livre Dogmatique, tout rabattement scientifique de la transcendance :

« Ce Dieu que l’on pourrait démontrer, quel genre de Dieu serait-ce donc »

Si l’expérience spirituelle en général – et celle du monothéisme en particulier – est aussi porteuse d’une leçon qu’il faut entendre et peut-être réapprendre, c’est qu’il existe un ailleurs que la science est impuissante à saisir.

En nous, demeure magnifiquement un principe de liberté et d’humanité échappant à toute rationalité instrumentale.

Lucidement interprété, le monothéisme est un rappel permanent à l’ouverture et partant à la liberté. Dans la tradition juive, l’école kabbalistique du XVI ème siècle formulait une idée, celle du ‘’ tsmitsoum ‘’, c'est-à-dire de la contraction volontaire de Dieu, de son retrait partiel qui ménage à l’homme la possibilité d’une liberté responsable, celle-là même qui fait de lui à la fois la créature à l’image de Dieu et le coresponsable de l’achèvement du monde. Nous pouvons tenter de la rapprocher du concept chrétien de ‘’ kenose ‘’ divine, c’est-à-dire d’un abaissement volontaire par le biais de l’Incarnation qui ménage, lui aussi, un espace à la libre et entreprenante humanité de l’homme.

Ainsi donc, que ce soit dans le judaïsme ou dans le christianisme, la créature humaine participe à la Nature Divine et par là même au processus créatif.

Marie Balmary exprimait dans un très beau livre :

« La quête de l’origine et de l’au-delà n’est pas, dans mon esprit, la quête d’un autre monde au sens habituel du terme, mais d’une autre dimension de nos vies dans laquelle nous puissions reconnaitre homme tout homme, une dimension dans laquelle, par laquelle, nous serions frères ».

Ne sommes-nous pas là, mes Bien Aimés Frères, dans la quête maçonnique d’un idéal fraternel ? La Foi maçonnique c’est dans le creuset de la Foi chrétienne le cheminement spirituel vers le principe d’humanité.

La franc-maçonnerie est essentiellement une ascèse, un mode de perfectionnement humain, c’est là le sens de l’image, rendre cubique la pierre brute.

Une pierre isolée si belle fut-elle serait cependant un non-sens architectural. Sa finalité est d’être ajustée à d’autres pierres en vue d’ériger, selon certaines normes, dans l’ordre l’équilibre et la beauté, la cathédrale symbolique. Le perfectionnement individuel conduit ainsi à l’idéal d’un ordre social.

Or mes Bien Aimés Frères, comment ne pas vouloir s’opposer par notre Foi maçonnique dans les limites de ses règles et le respect de ses engagements, à cet ordre profane que nous côtoyons, cet ordre humain – ‘’ trop humain ‘’ dirait Nietzche qui, parce qu’il accepte en fait sur le long cours, la coexistence en lui, de surcroît de biens et de la misère, est une immense défaite de la raison.

Rien de raisonnable, en effet, ne saurait justifier les malheurs que d’aucuns vivent et endurent dans notre monde.

On pourra toujours m’opposer des raisons géopolitiques des conflits inévitables, des intérêts vitaux, il n’en demeure pas moins que c’est la force et ses armes, l’argent et son pouvoir, qui sortent toujours vainqueurs de ces combats où seul est oublié l’essentiel. L’essentiel, mes Bien Aimé Frères ‘l’Homme ‘’

L’homme et sa Vie, avec tout ce que cela a d’excellence dans sa nature propre, face aux exactions indicibles que nous ne cessons pas de constater.

L’homme qui, pourtant, devrait être au centre de tout, de toute démarche et de toute pensée.

L’homme en lui-même et l’homme en ce qu’il peut, quand les horribles exigences extérieures du non-sens commun veulent bien lui en laisser le temps.

Et, par la Prière de Théodore Monod, je reviens au remède et je vous dis :

Avoir Foi en Dieu,

Ce n’est pas une simple croyance intellectuelle, c’est un acte héroïque,

C’est un enrôlement personnel au service de la vérité, de la justice, de la beauté, de l’amour ;

C’est une libre subordination du présent à l’avenir ;

C’est une consécration de notre corps, de notre âme et de notre esprit à l’idéal que Dieu poursuit en l’humanité, par le Fils de l’homme.

Ma conclusion voudrait vous faire entendre que le doute, essentiellement et justement scientifique, ne résiste pas à la Foi quand elle nous pénètre et nous transporte.

L’Abbé Huvellin, confesseur de Charles de Foucault, en l’église St Augustin à Paris, disait :

« Si dans ta profonde Foi, tu rencontres le malheur, c’est Dieu lui-même qui te prend la main et te la serre un peu plus fort ; mais si tu restes fidèle, au fond de tes propres cris, tu trouveras la perle du silence de Dieu ».

Que ce cri, mes Bien Aimés Frères, résonne dans nos cœurs de maçons, qu’il nous fasse nous aimer et ne rendons pas responsable le grand Architecte de l’Univers, qui n’en peut mais, de constater le délabrement progressif du chef d’œuvre.

Mais il n’est pas loin, et préside à nos tenues ; qu’il fortifie en nous la constance et ouvre en nos cœurs la saine curiosité salvatrice de l’AUTRE, celui qui compte :

" Notre Frère Bien Aimé "

 

V:. M:. Paul C:.

25 janvier 2013

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